A quelques jours de son entrée en lice pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 à Lille, les Bleues de l’Equipe de France terminent leur préparation à Reims. Après plusieurs jours d’entraînement entre le Creps de Reims et la Reims Arena, les protégées de Jean-Aimé Toupane affrontaient le Japon ce vendredi soir dans une salle finalement plus remplie qu’imaginé. Reste aux Bleues d’affronter la Chine dimanche avant d’entrer dans le vif du sujet.
LA FEUILLE DE MATCH
FRANCE 🇨🇵 75-62 🇯🇵 JAPON
(19-14, 19-18, 22-13, 15-17)
ARBITRES : Y. Yilmaz, M. Karabilecen, I. Kounelles
🇨🇵 FRANCE (32/67 soit 47,8% de réussite, dont 9/26 à 3pts, 43 rebonds, 20 passes, 19 balles perdues, 16 fautes) : Williams 14, Johannes 14, Ayayi 12, Badiane 9, Rupert 6, Salaun 6, Chery 5, Michel 5, Lacan 2, Malonga 2, Bernies, Fauthoux. Entr. : Jean-Aimé Toupane
🇯🇵 JAPON (19/51 aux shoots, soit 37,3% dont 11/40 à 3pts, 29 rebonds, 20 passes, 17 balles perdues, 13 fautes) : Hayashi 13, E. Mawuli 11, Akaho 10, S. Mawuli 10, Miyazaki 5, Takada 4, Miyazaki 3, Yamamoto 3, Todo 2, Machida 1. Entr. : T. Onzuka
LE MATCH
A l’image d’un public monté peu à peu en intensité, l’Equipe de France féminine de basket n’a pas manqué sa première à Reims. Devant un peu plus de 2000 personnes ce vendredi soir, les basketteuses françaises disputent ce week-end un ultime tournoi de préparation olympique face à d’autres prétendantes au podium (Belgique, Chine et Japon). Face au Japon ce vendredi, c’était l’occasion pour le public rémois de retrouver deux têtes connues, Marième Badiane, passée par le Reims Basket Féminin en Ligue 2 et Janelle Salaun qui a vécu une partie de sa préparation à Reims. C’est d’ailleurs la jeune joueuse passée par la formation marnaise qui lançait les hostilités. Agile sous la peinture, Salaun inscrivait les premiers points de la partie.
Face à des Français plus solides au duel et plus athlétiques, les Nippones usaient du tir longue distance. Le temps de régler la mire, les Bleues creusaient l’écart via Gaby Williams, de loin et Iliana Rupert (9-3 puis 11-7). Finalement, Saki Hayashi finissait par trouver le cercle par deux fois et ramenaient les siennes (16-14). Il faut l’adresse de Marine Johannes pour maintenir la pression (19-14). L’intensité physique proposée par les Françaises gênaient considérablement des Japonaises à l’adresse extérieure très aléatoire (3/14 à trois points après 12 minutes). De l’autre côté, Badiane puis Cherry ne manquaient pas leur duel (23-14). Et quand Yamamoto trouvait enfin la mire, Badiane répondait (30-22). Si les Japonaises retrouvaient plus de mouvements et d’adresse, les Bleues restaient en tête à la pause (38-32).
Les Bleues montent en puissance, le public rémois conquis
Comme en première période, c’est Janelle Salaun qui montre l’exemple au retour des vestiaires. Pour autant, la physionomie ne changeait pas. Les Bleues restaient dominatrices dans la peinture mais restaient parfois en difficulté dans le jeu en transition des Japonaises (44-37). Le travail sous le cercle de Gaby Williams puis Valériane Ayayi, en deux temps, permettait d’augmenter encore l’écart (50-37). Et les Tricolores perdaient encore quelques balles, elles se montraient supérieures à chaque accélération ou quand elles montaient en intensité (55-39). Et si deux primés coup sur coup relançaient les vice-championnes olympiques, Marine Johannes répondaient de loin, avant qu’Iliana Rupert ne poursuive sa domination à l’intérieur (60-45).
Le dernier quart-temps offrait aux Japonaises la possibilité de revenir à moins de dix points, tandis que les Bleues perdaient plusieurs ballons regrettables ou enchaînaient les mauvais choix. Le moment choisi par le sélectionneur Jean-Aimé Toupane de remettre sur le parquet quelques valeurs sûres. Marine Johannes, comme une grande, redonnait le sourire à un public conquis. La fin de match était cette fois plus maîtrisée (68-54 puis). A confirmer dès dimanche (19h), face à la Chine qui avait perdu un peu plus tôt face à la Belgique. Le dernier match avant la compétition olympique.
REACTIONS
Marine Johannes : “une bonne victoire pour nous. Le jeu du Japon, c’est assez spécial, qu’on n’a pas l’habitude de voir en Europe. On a fait des erreurs, mais on est restées sérieuses. Ca va nous faire avancer pour la suite. J’espère qu’on est prête même s’il nous reste un match contre la Chine. On essaye de monter en puissance, même si on a encore du travail. La Chine ca reste costaud malgré leurs résultats. On se concentre sur nous.”
Valériane Ayayi : “L’équipe avance, elle travaille. On avait ciblé plusieurs points sur lesquels on a bien réagi. Le Japon c’est une opposition différente, on a appuyé là où on voulait, là où on savait qu’on avait l’avantage. Il faudra trouver de l’équilibre. On accumule de la confiance, mais il reste du travail. On se rapproche de ce qu’on veut dans l’intensité notamment. Le Japon ca reste une belle nation, même s’ils ne sont pas encore prêts. Leur mobilité peut poser problème même si elles sont plus petites, mais on a bien répondu dans l’intensité. C’est le principe des matchs de préparation.”
Jean-Aimé Toupane : “Je pense qu’on a fait un très bon match. On oublie de se faire des compliments. Elles ont répondu présent par rapport à ce qui était demandé. On travaille beaucoup depuis le 6 juin, ça doit nous amener de la sérénité. On n’a pas tout résolu, mais on va dans le bon sens. Le Japon nous a posé des problèmes avec des bonnes shooteuses extérieures. Le plan c’était de bloquer leurs extérieures et d’amener le plus possible le ballon à l’intérieur. C’est plus dur pour nous qui connaissons moins ce style de jeu. Ce sera important pour les Jeux.”