Si la Fédération Française de Tennis avait offert un délai de réflexion compte tenu de la situation délicate (voir ICI), l’équipe dirigeante du CTC a pris la décision d’engager son équipe de Pro A féminine pour 2026. Le club doit encore lever quelques incertitudes financières. La direction travaille aussi à la sauvegarde d’une partie des activités du club au Creps de Reims.
Certes, le conflit ouvert entre la Ville de Cormontreuil et le Cormontreuil Tennis Club va faire des dégâts. Mais la direction du club œuvre chaque jour de cet été qui passe à en limiter les effets. Un conflit (comme évoqué dans un précédent article) à la fois de vision de projet (notamment autour de l’activité padel au VO2 de Cormontreuil) et d’hommes qui a valu la rupture de la convention d’occupation des installations tennistiques de Cormontreuil par la municipalité. Et ni la pétition engagée (qui approche les 1700 signatures, ndlr), ni la conférence de presse organisée par le club n’ont fait infléchir la situation.
Dès lors, le président du CTC, David Collot, et son équipe, travaillent à sauver ce qui peut l’être. En l’état, un accord a été trouvé avec le Creps de Reims sur des tarifs acceptables pour occuper les courts intérieurs et extérieurs du Creps durant la saison 2026-27. Une convention devrait être signée en ce sens en août. Elle permettra de sauvegarder près de 45% des activités du club. Des échanges sont en cours avec les professeurs de tennis pour répartir les groupes le plus équitablement possible, sachant que le Creps ne sera pas accessible le samedi. Restera à solutionner les problématiques logistiques (accessibilité au Creps, stockage du matériel…)
De la Pro A au centre de Ligue
L’autre gros dossier de l’été, c’est le maintien d’une équipe féminine en Pro A. Après plusieurs jours de négociations et d’échanges, le club s’est assuré le maintien du dispositif d’accompagnement financier du Conseil Régional ainsi qu’une aide de la Fédération Française de Tennis. Un soutien espéré de la Ville de Reims n’est toutefois pas acté, l’affaire n’étant pas budgétée en amont et les délais étant serrés. Pour autant, le CTC a maintenu l’engagement de son équipe fanion en Pro A, tandis que les délais d’inscription étaient initialement fixés au 22 juillet. “On adaptera l’équipe au budget qu’on aura”, tempère David Collot. Autrement dit, pas sûr que le niveau global de l’équipe soit en mesure de se maintenir sportivement dans l’élite.
Quelques filles ont toutefois déjà assuré de leur engagement. Parmi les joueuses de Lenka Nemenckova qui devrait rester la capitaine d’équipe, Marie Benoît, attachée au club, devrait encore porter les couleurs du CTC fin novembre. D’autres suivront dans une équipe qui peut compter désormais jusque 14 joueuses (contre 12 les années précédentes). En attendant les compositions de poules, le CTC s’est accordé avec les instances locales pour disputer les rencontres au Centre de Ligue, dans le quartier Europe à Reims. Il s’agira ensuite de composer les équipes en Pro A en priorité, puis en N1 féminine et en N4 masculine, ces deux équipes restant également engagées. Affaires à suivre…