Le Stade de Reims fait tomber Nice d’entrée

Football — par Julien Lampin, le 11 août 2018 (21:55)

Crédit photo : Nice-Matin

D’abord réalistes offensivement puis solide derrière, le Stade de Reims a fait des débuts remarqués lors de ses retrouvailles avec la Ligue 1. Une entame aussi réussie face à une équipe niçoise stérile. Dans la dynamique de la saison dernière, les Rouge et Blanc ont déjà validé leur première victoire. 

On savait le Stade de Reims serein et déterminé à marquer d’entrée les esprits en Ligue 1, dans la dynamique de leur saison historique en Ligue 2. Le mot d’ordre était clair : ne pas jouer avec la peur au ventre et réussir l’entame de match pour se désinhiber. Les Rémois n’auront pas traîné, créant par la même occasion l’une des premières sensations de ce début de championnat.
Dès les premières secondes donc, les Rémois surprenaient autant par leur fougue, que par la couleur vert bouteille de leur maillot extérieur. Si les premières initiatives sont prometteuses, elles sont vite validées par une ouverture du score précoce. Sur un changement d’aile de Pablo Chavarria vers le côté gauche, Moussa Doumbia ne met que quelques secondes pour s’acclimater en L1. En première intention, il crochète vers l’intérieur et adresse une frappe à ras de terre à 18 mètres qui surprend Yoan Cardinale. Après 3 minutes, le Stade de Reims faisait déjà preuve de réalisme.

D’abord sonnés, les Niçois tentaient ensuite de réagir. L’occasion pour les Rémois d’entrer dans un standard de jeu qu’ils ont fréquemment connu à l’échelon inférieur la saison dernière. Solides et solidaires, les Marnais laissaient la possession du ballon à des Azuréens qui peinent à trouver des solutions. Une seule fois, Edouard Mendy doit s’interposer dans les pieds du remuant Youssouf Attal. Subissant de plus en plus, les Rémois sont contraints aux fautes et le premier buteur du soir est aussi le premier averti d’un carton. Pas de quoi le déstabiliser. Héritant d’un ballon à l’entrée de la surface à la suite d’une splendide combinaison entre Marvin Martin et Xavier Chavalerin, le Malien adresse une frappe puissante que Cardinale sort in extremis (27e). Un éclair qui ne stoppe pas la domination niçoise. Les coups de pied arrêtés s’enchaînent, sans que le cadre gardé par Edouard Mendy ne soit trouvé. A la pause, un Stade de Reims solide derrière et agréable balle au pied mène la vie dure à un OGC Nice volontaire mais stérile.

Simplicité, solidité, efficacité

Le schéma demeure le même après la pause avec les 22 mêmes acteurs à la sortie du vestiaire. Nice débute la seconde période comme il avait fini la première. Une mainmise azuréenne symbolisée par une double occasion à la 50e minute. Allan Saint-Maximin, très en vue, décide de frapper de loin. Un tir puissant qu’Edouard Mendy repousse mais relâche. Seuls, Srarfi et Danilo n’ont qu’à pousser le ballon dans le but vide, mais le portier marnais se relève rapidement pour effectuer une seconde parade successive qui sauve les siens. Le second avertissement interviendra peu après l’heure de jeu. Sur un nouveau numéro de Saint-Maximin, Pierre Lees-Melou est trouvé seul dans la surface et ajuste Edouard Mendy. Une solitude telle qu’il était en fait hors-jeu. Un but refusé qui soulage des Rémois asphyxiés et qui reculent de plus en plus face à des Aiglons pressants mais encore imprécis, à l’image des tentatives de William Cyprien (65e et 68e).

La fin de match est tendue. Nice campe devant la surface champenoise, mais des Rémois solidaires repoussent une à une les initiatives locales. Un pied, une tête, ou un gardien vigilant, les protégés de David Guion plient mais ne rompent pas. Pas même lorsque Youssouf Attal prenait Ghislain Konan à défaut pour adresser une frappe enroulée, elle aussi non cadrée. Les dernières minutes semblent une éternité pour le Stade de Reims. Mais il tiendra jusqu’au coup de sifflet final.
En s’imposant à Nice d’entrée, les Rouge et Blanc créent une première sensation cette saison. La recette est pourtant connue pour les observateurs du club rémois. Du réalisme devant, de solidarité à toute épreuve, de la discipline collective, une capacité de résistance ultime et au milieu un jeu simple et juste qui fait déjouer l’adversaire. Dans la dynamique de sa remontée de Ligue 2, le Stade de Reims est lancé.

NICE 0-1 STADE DE REIMS
MI-TEMPS : 0-1
ARBITRE : Mr. Johan Hamel
SPECTATEURS :
BUTS – Doumbia (3e) pour Reims
AVERTISSEMENTS – au Niçois Wylan Cyprien (89e) aux Rémois Moussa Doumbia (25e) et Mathieu Cafaro (81e)
NICE : Cardinale – Boscagli (Makengo, 82e), Dante (c), Hérelle, Attal, Tameze, Danilo (Sacko, 91e), Cyprien, Saint-Maximin, Srarfi (Diaby Fadiga, 61e), Lees-Melou. Entr. : Patrick Vieira.
REIMS : Mendy – Konan, Abdelhmid, Fontaine, Métanire, Romao, Chavalerin, Doumbia, Martin (c) (Cafaro, 69e), Oudin (N’Dom, 76e), Chavarria (Kyeï, 89e). Entr. : David Guion