📄 Miquel sur le départ, la section féminine du Stade de Reims à un tournant

Football — par Pierre Thockler, le 8 juillet 2024 (20:55)

Depuis plusieurs jours, une avalanche de dĂ©parts survient au sein de l’équipe fĂ©minine du Stade de Reims. Une routine Ă  regarder les intersaisons prĂ©cĂ©dentes. Mais l’officialisation ce lundi du dĂ©part d’Amandine Miquel engage d’autres questionnements pour plusieurs observateurs de la section fĂ©minine. On fait le point…

C’est presque la routine… Chaque annĂ©e, le Stade de Reims fĂ©minin fait face Ă  une vague de dĂ©parts d’Ă©lĂ©ments importants du club. Et chaque annĂ©e, la section parvient Ă  anticiper, digĂ©rer et finalement insuffler un nouvel Ă©lan dans l’effectif. C’est ce que le Stade de Reims est parvenu Ă  rĂ©aliser une fois de plus la saison dernière alors que nombreux Ă©taient les suiveurs plutĂ´t nĂ©gatifs quant Ă  la possibilitĂ© de rĂ©ellement accrocher une quelconque place intĂ©ressante Ă  l’issue de la saison 2023-2024. ChamboulĂ© par les dĂ©parts de cadres comme Kessya Bussy, Melchie Dumornay, Sonia Ouchène ou Kethna Louis, l’Ă©quipe est parvenue Ă  rĂ©aliser une saison record avec une 4e place historique, toute proche d’une qualification europĂ©enne.

Point commun de ses progrès constants, le travail reconnu d’Amandine Miquel, pierre angulaire du projet fĂ©minin depuis son arrivĂ©e Ă  Reims en 2017. Or, tandis qu’elle Ă©tait en fin de contrat, la coach rĂ©moise Ă©tait proche d’annoncer sa prolongation d’un an en parallèle de son passage du BEPF (Brevet d’Entraineur Professionnel de football) pour la promotion 2024-2025. Une information finalement contredite il y a plusieurs semaines et confirmĂ©e ce lundi par le Stade de Reims dans un laconique communiquĂ©. En cause, plusieurs dĂ©saccords mĂŞme si Amandine Miquel publiquement et « en off », salue le soutien de sa direction.

ConsĂ©quence directe ou pas, les annonces de dĂ©parts de joueuses s’Ă©taient enchaĂ®nĂ©es ces dernières semaines. En plus de Julie Pasquereau qui a vite annoncĂ© son dĂ©part pour des raisons personnelles,  Jade Rastocle, Kinga Szemik, Adèle Connesson (Ă  Saint-Etienne) et Lou-Ann Joly (Leipzig, en Allemagne).

Qui pour l’après Miquel ? Le nouveau coach est trouvĂ©

Pour se renouveler, le club devra d’abord trouver un remplaçant Ă  Amandine Miquel, dont nos informations l’envoient Outre-Manche. En interne, toujours selon nos information, son successeur est trouvĂ©. Et la dĂ©sormais ancienne technicienne du club a contribuĂ© Ă  son recrutement, elle ne part pas sans assurer l’intĂ©rim. Ainsi Ă  l’aube de la reprise de l’Ă©quipe fĂ©minine, le nouveau coach, au profil structurel semblable, est trouvĂ©, et la prĂ©paration est bouclĂ©e. Profil semblable, ça veut dire, capable de gĂ©rer les futurs recrutements, l’organisation du quotidien jusqu’Ă  la planification des dĂ©placements, par exemple. A noter par ailleurs, toujours selon nos informations, que l’adjoint Amaury Messuwe, est Ă©galement sur le dĂ©part. Voici lĂ , une rupture plus engagĂ©e que les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.

Pour autant, le Stade de Reims ne repart pas d’une totale page blanche. D’abord parce que certaines joueuses sont encore sous contrat, telles que les nigĂ©rianes Imuran ou Demehin, la latĂ©rale Mathilde Kack. Au milieu de terrain, il faut aussi que le club tente de conserver ses valeurs sĂ»res comme AnaĂ«le Le MoguĂ©dec, Rachel Corboz, Charlène Meyong ou Monique Ngock. En attaque, le club a Ă©galement de quoi remplacer les dĂ©parts, Ă  condition bien Ă©videmment de rĂ©ussir Ă  garder ses Ă©lĂ©ments. En tĂŞte, Shana Chossenotte et NoĂ©mie Mouchon seront très importantes dans la rĂ©ussite du club. Dans le cas oĂą le club n’arriverait pas Ă  convaincre toutes ces joueuses citĂ©es de rester, la solution idĂ©ale semble bien sĂ»r ĂŞtre la formation. Le vivier rĂ©mois possède de bonnes joueuses comme Lou-Ann Joly a pu l’être ou il y a plus longtemps des joueuses comme Tess David qui ont pu faire leurs classes avec la rĂ©serve du club. Il sera peut-ĂŞtre nĂ©cessaire de regarder chez les jeunes Ă©quipes du Stade de Reims pour reconstruire et rester en quelques sortes dans la stratĂ©gie initiĂ©e il y a quelques annĂ©es par Amandine Miquel qui vise Ă  lancer des jeunes joueuses possĂ©dant un certain talent pour s’imposer au plus haut niveau.

Bien que la situation actuelle puisse inquiéter certains supporters, le club possède encore des ressources pouvant permettre à la section féminine de continuer à prospérer au plus haut échelon du foot féminin français. La professionnalisation promise du championnat féminin désormais appelle « Première Ligue féminine » pourrait être un coup de pouce si les engagements fédéraux sont tenus. De quoi ouvrir un avenir palpitant à suivre.