đź“„ Samba Diawara : « On doit avoir de l’amour-propre et ne pas abandonner »

Football — par Julien Lampin, le 8 mai 2024 (15:52)

Crédit : SDR

Pour la première fois depuis le dĂ©part de Will Still, Samba Diawara s’est prĂ©sentĂ© devant la presse ce mercredi midi. A deux jours du dernier dĂ©placement de la saison Ă  Brest, l’assistant de Will Still est apparu serein et motivĂ© Ă  l’idĂ©e de mobiliser le groupe rĂ©mois jusqu’Ă  la fin de saison. VoilĂ  ce qu’il faut en retenir

Sur le départ de Will Still

A la fois affectĂ© mais professionnel face Ă  la situation particulière que connaĂ®t le groupe depuis le dĂ©part de Will Still la semaine dernière, Samba Diawara s’est montrĂ© loyal face Ă  son ancien collègue. Il a aussi fait preuve de luciditĂ©, bien conscient de la situation et des enjeux de fin de saison. « Ce sont des Ă©vĂ©nements qu’on n’aime pas vivre, a-t-il dit. De perdre 2 membres avec qui on a passĂ© de chouettes moments, ça ne fait jamais plaisir. Mais dans le foot, on sait que ce sont des choses qui arrivent. Mais on doit se remobiliser et faire sans eux. Ca fait partie de mes fonctions quand on est assistant, de prendre la suite quand l’entraĂ®neur n’est plus en place. Je poursuis simplement mes missions. Après trois dĂ©faites, les joueurs sont touchĂ©s, tout le monde l’est. A nous de faire en sorte qu’ils retrouvent la motivation, la hargne et aussi du plaisir (…). A titre personnel, je ne me considère pas comme un entraĂ®neur en intĂ©rim. Je reste un entraineur assistant avec d’autres, et on doit en faire plus pendant 3 matchs. je n’irai pas au-delĂ  des trois matchs de fin de saison. Pour autant, je suis sous contrat, et je reste au service du futur staff qui sera composĂ©. Mais on verra tout ça au clair après la saison. »

Les causes des difficultés

Plus que le dĂ©part de Will Still et de son frère, c’est la situation sportive qui a provoquĂ© la crise du Stade de Reims. LĂ  encore, Samba Diawara ne s’est pas cachĂ© et Ă  Ă©voquĂ© les raisons des difficultĂ©s sportives de l’Ă©quipe : « C’est un ensemble de choses. Bizarrement, on progresse sur les courses Ă  haute intensitĂ©, donc c’est encourageant. Je ne pense pas que le facteur physique est Ă  remettre en cause. C’est surtout au niveau de la tĂŞte. Il y a surtout un manque de confiance, avec des Ă©vĂ©nements qu’on a mal maĂ®trisĂ©. A Clermont, on n’a pas eu le petit supplĂ©ment d’âme pour revenir Ă  nouveau. C’est Ă  ce niveau qu’on a failli. La volontĂ© d’aller de l’avant est toujours prĂ©sente, mais je pense qu’on a Ă©tĂ© dĂ©faillant mentalement quand ça devenait plus difficile. Les joueurs ont aussi leur part de responsabilitĂ©, comme nous. A eux de montrer que ce n’est pas leur valeur, que notre position actuelle ne reflète pas la saison. Ce serait dommage de terminer sur cette note. On doit avoir de l’amour propre. On ne peut pas abandonner Ă  5-6 journĂ©es de la fin. »

Les enseignements de l’amical contre Boulogne/Mer

Au lendemain du dĂ©part des frères Still, le Stade de Reims a disputĂ© une rencontre amicale remportĂ©e difficilement 3-2. Difficile pour Samba Diawara dont c’Ă©tait le premier match en « n°1 » : « Au dĂ©part, on voulait combler le trou après le report du match contre Marseille, et donner du temps de jeu aux joueurs en retour de blessure. On a permis Ă  un grande partie des joueurs de disputer 60 minutes. Dans le contenu, on ne peut pas s’en contenter et ĂŞtre plus exigeant. »

Le groupe pour Brest

Pas de très bonnes nouvelles de ce cĂ´tĂ©-lĂ . Mohamed Daramy a encore des douleurs et ne reviendra pas d’ici la fin de saison. Peu de chance Ă©galement de retrouver Joseph Okumu. Seul Maxime Busi a retrouvĂ© sa place dans le groupe. Valentin Atangana, lui, espère retrouver un peu de rythme pour ĂŞtre prĂŞt pour l’Euro U19.

Sur l’adversaire, Brest

« Je suis admiratif, dit Samba Diawara. Brest Ă©tait venu ici il y a un an, on avait fait 1-1, et Eric Roy m’avait dit qu’il s’inspirait de ce qu’on faisait. Depuis, il y a eu une sacrĂ©e Ă©volution dans cette Ă©quipe. Quand on les voit, on sent beaucoup de maturitĂ©, on sent qu’il y a des hommes. C’est un collectif, tout est bien huilĂ©. Ils mĂ©ritent ce qu’il leur arrive. Qu’importe que Pierre Lees-Melou ou Romain Del Castillo soient lĂ  ou pas, on s’attend Ă  la meilleure Ă©quipe de Brest. Mais on peut leur poser des problèmes.