Emmanuelle Girard : « le niveau est relevé »

tennis — par Clémence Kolb, le 18 mai 2022 (14:02)

Crédit photo : Elodie SAINTE

Entre les interclubs disputés avec son club en Allemagne et un détour par Roland-Garros, Emmanuelle Girard, notre tenniswoman ambassadrice « Team Sport Club » et pensionnaire du Creps de Reims, est passée par les studios de RJR pour donner quelques nouvelles et parler tennis, évidemment.

On sait que tu es en phase de reprise, comment tu te sens sur le plan individuel ?

Sur la reprise c’était dur, notamment en Tunisie, après j’ai rejoué à Calvi. Les matchs par équipe me font énormément de bien car je suis entourée et je commence à reprendre le rythme des matchs et à être compétitive.

Tu reviens d’Allemagne d’ailleurs ? Comment ça se passe les interclubs là-bas ?

Oui, ça s’est bien passé avec deux victoires en deux jours pour le club, Ingelheim. Le format est différent, il y a plus de matchs en Allemagne, avec des rencontres le samedi et le dimanche. On était à Karlsruhe et à Stuttgart pour deux victoires. Ca fait beaucoup de déplacements et c’est vrai que ca prend en influx nerveux, mais on a été bien reçues en Allemagne.

Quels sont tes prochains objectifs à court termes ?

J’aimerai aller en demi ou en finale ou faire gagner un 15 000 à court termes donc dans 2/3 mois, mais je n’ai pas vraiment d’objectifs de classement, tout dépend du niveau que je mettrais en place durant mes matchs.

« L’objectif, c’est d’enchaîner les matchs pour retrouver un fil conducteur et du mental »

As-tu été surprise en arrivant dans le circuit professionnel par cette difficulté à atteindre un top 500, 400 ou 300 ?

J’avais commencé les 10 000 il y a 5/6 ans lorsque j’étais encore junior et franchement je faisais de bons résultats et il n’y avait pas autant de filles et de niveaux. Et plus il y a de joueuses, plus le niveau est relevé, c’est très dur de percer.

Qu’est-ce qu’il te manque aujourd’hui pour percer justement ?

Dernièrement c’était surtout physiquement car je me blessais énormément donc il n’y avait pas de fil conducteur dans ce que je pouvais faire donc c’est compliqué de grimper au classement. Il s’agira donc d’enchainer les matchs, tournois, prendre confiance et s’entrainer. Le mental est aussi à prendre en compte, la plupart du temps de voyage seule aussi donc ça change la donne par rapport à lorsque l’on voyage avec un coach qui brief ou quoi que ce soit.

Tu en penses quoi des nouvelles évolutions du règlement du tennis ?

En junior, ça fait plusieurs années qu’ils ont abandonné la règle du « let » et je ne comprends pas. Maintenant on a des super tie-break au troisième set, je ne comprends pas non plus. Mais je suis quand même une puriste du tennis donc je préfère qu’on reste malgré tout avec des traditions archaïques qui font la beauté du sport. Les dirigeants pensent que le tennis deviendra plus attrayant en changeant des règles mais je pense que l’on en oublie complètement la dimension de la performance sportive.

La prochaine échéance pour toi ? 

Il y a encore ce week-end, celui d’après, un tournoi à Fontainebleau et après ça va s’enchainer tout l’été, c’est la période.