Crédit photo : Julien LAMPIN

Lola Ghozali “J’y suis allé dans un état d’esprit positif et serein”

Déjà sur le podium des championnats de France Elites, la jeune Lola Ghozali, pensionnaire du Club de Patinage Artistique de Reims a remporté ce week-end le titre juniors sur la patinoire de Charleville. Un titre qu’elle a partagé avec ses camarades de club Lorine Schild et Eve Dubecq. Un triplé rémois historique. Echange…

Lola, tu as remporté brillamment cette compétition devant ta coéquipière Lorine.. 

Oui, disons qu’il n’y avait pas d’objectif précis de podium ou tout ça. J’y suis allé dans un état d’esprit positif et serein.

Quelles sont tes futures compétitions et ambitions ? 

Il reste une compétition internationale en Slovénie, les championnats de France des clubs et peut-être les championnats du monde juniors. Pour ça, on ne sait pas encore qui y va donc il n’y a pas encore d’objectifs précis. On va essayer de tenir sur cette lancée.

Quels sont les quotas pour la France sur les Championnats du monde ? 

Je crois que le quota est de une patineuse. Et il faut faire un nombre de points précis pour que la deuxième puisse y aller l’an prochain. Et ce n’est pas très simple d’être en concurrence avec ses coéquipières. On a toutes envie d’y aller.

Tu as 14 ans, tu es très jeune par rapport à tes concurrentes de l’élite. Comment te sens-tu par rapport à cela ? 

Il y a un peu de “tu es la petite jeune” mais je le ressens normalement car j’essaie de ne pas écouter les gens qui parlent sur moi. Pour moi, c’est comme si je faisais une compétition dans ma catégorie car le niveau est le même que le mien donc cela ne me semble pas très compliqué. Mais c’est vrai qu’en moyenne, mes concurrentes en élite sont plus âgées. La vainqueur avait 22 ans.

Pendant combien de temps tu te vois continuer à alterner les cours et le patinage ? 

Le plus longtemps possible ! Maintenant, je poursuis mes études à distance. Après comme je ne pense pas faire des études très longues, j’espère rester longtemps dans le patinage pour continuer le plus loin possible.

“Les Jeux Olympiques, c’est un rêve de petite fille, de voir qu’on peut y aller, mais il faudra beaucoup de travail derrière. Ce sera la finalité du travail”.

Sur l’alternance entrainement/scolarité, combien d’entraînements fais-tu par semaine et combien d’heures ?

Par semaine j’ai 20 heures d’entraînement et par jour, ça dépend s’il y a de la prépa physique ou autre, mais on est sur à peu près 3 ou 4 heures.

Le fait de grandir sur la glace est-ce que cela change tes repères sur la glace ?

Non il n’y a pas trop de changements mis à part sur l’axe de rotation. Actuellement je suis à 1m64. Mais je travaille avec des coachs sur tout ce qui est physique, repères dans l’espace et tout cela. Et en ce qui concerne le centre de gravité, il évolue selon la prise de taille et de poids mais pour l’instant je ne le ressens pas trop. Après c’est du travail.

Les Jeux Olympiques 2026 est-ce que c’est un rêve pour toi ou un objectif assumé ? 

C’est les deux ! Les JO sont un rêve de petite fille avec bien sûr beaucoup de travail derrière mais également un objectif de résultat du travail que l’on peut avoir. En ce moment, je les regarde à la télé et j’ai hâte de suivre les Français.