La kayakiste rémoise Amélie Geoffrin retrouve ses sensations au meilleur moment

sports d'eau — par Charles Hoffsess, le 4 mai 2021 (13:11)

Crédit photo : Bernadette Pouillaude

Ce week-end, en compagnie des tous meilleurs sprinteurs français, la kayakiste rémoise était engagée sur le futur bassin olympique de Vaires-sur-Marne pour y disputer les finales de l’Open de France. Pour sa troisième compétition depuis la fin de la trêve hivernale, la pensionnaire du Reims Champagne Canoë Kayak a amélioré ses chronos des mois de mars et d’avril derniers. De bon augure avant un retour sur l’eau, en juin prochain, pour les sélections U23.

De retour sur le site vairois pour la troisième fois de l’année, Amélie Geoffrin (20 ans) n’a pas fait dans le détail. La licenciée du Reims Champagne Canoë Kayak a considérablement amélioré ses chronos par rapport aux précédents Open de France, mi-mars et mi-avril. Mieux encore, la Rémoise a réalisé le meilleur temps de sa carrière lors de sa série sur le 200m (46″495). « C’est l’Open où je me suis sentie le mieux. Les conditions météorologiques ont été vraiment superbes. On a eu un bassin plat avec presque pas de vent, ce qui a vraiment facilité les choses. Et par rapport au mois d’avril, j’ai bossé à l’entraînement des choses que j’ai réussies à mettre en place ce week-end. Du coup je suis assez contente de moi », savoure la kayakiste en ligne. 

Contente, la Marnaise peut l’être. En plus d’avoir remporté la finale C du K1 dames sur 200m, elle a également fait mieux sur le 400m. Toujours dans sa logique de progression, la représentante de la Cité des Sacres a remporté la finale B du 500m (sa distance fétiche) en 2’04″889, soit 8 secondes de mieux que le 11 avril dernier. « Ce sont des chronos encourageants. Au 200 qui n’est pas ma spécialité, j’ai fait mon meilleur temps. C’est vraiment la preuve que l’entraînement est bon. Et au 500, je me rapproche. Je gagne la finale B donc je me rapproche un peu plus du gratin de la course en ligne », sourit la jeune tricolore.

Ultime répétition avant un mois de juin décisif

À quelques semaines des Jeux Olympiques de Tokyo, ces courses servaient à affiner les contours des équipes de France. « C’était vraiment une échéance importante pour tous les prétendants à Tokyo. Moi je suis encore jeune, je savais très bien que les JO ce n’était pas pour moi cette année. Ça m’a permis de voir leur meilleur niveau. Une olympiade ça se prépare, ça fait plusieurs années qu’ils y sont. Et la, eux ils sont sur leur meilleur pic de forme. J’ai vu de très belles courses ce week-end », explique l’étudiante en Staps. La Rémoise a pu se rendre compte du niveau qu’elle devra avoir dans 3 ans si elle veut pagayer lors des Jeux Olympiques de Paris. 

Amélie Geoffrin ne se trompe pas d’objectif. La jeune femme vise une place en équipe de France U23 lors des sélections, toujours dans le même bassin, des 12 et 13 juin prochain. « Je suis dans le groupe donc j’ai toutes mes chances. J’aurai ma carte à jouer. Ce week-end, c’était vraiment une grosse répétition pour le mois de juin et pour valider tout le travail sur lequel j’ai bossé. J’ai vu que c’était utile ce que j’ai fait ces dernières semaines. Je suis optimiste pour la suite », souligne l’athlète. « Si je suis prise en équipe U23, il y aura les championnats d’Europe en Pologne fin juin. Après, il y aura les championnats du monde. Ils devaient avoir lieu en juillet mais ils ont été décalés en septembre au Portugal. Et puis normalement il y aura les championnats de France de vitesse en juillet. Ça dépendra des conditions sanitaires. Ça rentrera aussi dans mes objectifs », conclut la sociétaire du Reims Champagne Canoë Kayak.