Lucas Mineur, comme un poisson dans l’eau

sports d'eau — par Charles Hoffsess, le 13 mars 2021 (15:06)

Crédit photo : pixel.bk

Licencié au Stade de Reims Natation, Lucas Mineur est l’une des étoiles montantes de la natation rémoise. Le jeune Marnais (17 ans) espère suivre les traces de ses idoles Michael Phelps et Florent Manaudou. Rencontre.

Depuis son plus jeune âge, Lucas Mineur a compris que dans l’eau, il est dans son élément. « Vers quatre-cinq ans, mes parents voulaient que j’apprenne à nager. J’étais à l’aise et j’avais un bon niveau. À dix ans j’ai commencé les compétitions, j’ai adoré et j’ai fait mes premiers podiums », explique le jeune nageur. Depuis, le Rémois n’a plus jamais quitté les bassins. Bien lui en a pris. Sans faire de vagues, il progresse vite et bien. À tel point que le jeune homme s’est qualifié, et participera donc pour la première fois de sa jeune carrière aux championnats de France Elite au mois de juin à Chartres.

Pas de quoi lui faire tourner la tête. C’est surtout l’occasion pour lui d’engranger de l’expérience au côté du gratin de la natation française. « Pour l’instant, il n’y a pas de stress. Je vais voir le haut niveau », souffle le licencié du Stade de Reims Natation. Lui a une autre compétition en ligne de mire. Il s’agit des championnats de France juniors à Chalon-sur-Saône en mai. « On travaille beaucoup pour les grosses compétitions du mois de mai ». Focalisé sur cette échéance, Lucas Mineur nourrit de grandes ambitions, justifiées par ses récentes performances. « Je ne me fixe pas de limites. J’aimerais faire un podium, voire remporter un titre », espère le Marnais. 

Les JO de Paris 2024 comme rêve

La tête sur les épaules, le jeune homme n’en oublie pas pour autant ses études. « Je fais ma Terminale en deux ans (au Sacré-Coeur Reims) », souligne le Rémois. Une formule lui permettant de trouver le juste équilibre entre ses cours et la natation. Parce qu’il faut dire que sa passion prend une place importante dans son emploi du temps. Avec Liv Janson-Alibelli, sa camarade de club, elle aussi sur les listes ministérielles leur autorisant l’accès aux bassins en cette période particulière, ce fan de Michael Phelps et Florent Manaudou enchaîne les longueurs. « Je m’entraîne deux fois par jour les lundis, mardis et vendredis. Les mercredis et samedis c’est une fois et le dimanche c’est repos », précise le Marnais, avant de poursuivre plein d’humilité : « J’ai la chance de pouvoir continuer à m’entraîner, tout le monde ne peut pas ». Des longues séances qui lui ont permis d’améliorer bons nombres de ses chronos le week-end dernier lors du meeting de Massy. Loin de s’en satisfaire, le natif de Reims vise plus haut à court et sur le long terme. Son rêve ultime ? Représenter l’équipe de France aux JO de Paris en 2024.