Le Stade de Reims, champion de France de L2

Football — par Simon Thiebaut, le 20 avril 2018 (22:59)

Crédit photo : Julien LAMPIN

Reims avait rendez-vous avec son histoire ce vendredi soir, il ne s’est pas loupé. En dominant Ajaccio, à l’issue d’un match âpre, les Rémois se sont assurés à la fois la montée et le titre de Ligue 2. Soirée parfaite..

Il aura fallu une ultime victoire contre Ajaccio ce vendredi pour valider une saison exceptionnelle et faire revivre un stade Delaune enfin rempli (16000 spectateurs environ). Un public qui aura apprécié retrouver les souvenirs de 2012. Mais cette fois, les habitués de la Jonquet n’ont pas fait la fête aux Fauré, Ghilas, Deaux, Agassa ou Tacalfred. Cette fois, les héros s’appellent Diego, Siebatcheu, Da Cruz, Mendy, Chavarria ou Oudin… Certains d’entre eux étaient peut-être déjà sur la pelouse en 2012. Sûrement pas avec le même maillot mais avec la même fierté. De nouveaux héros qui sont d’ailleurs en passe de faire mieux que leurs jeunes aînés. Car en battant Ajaccio, c’est toute la Ligue 2 que le Stade de Reims a dominé cette saison. L’aboutissement rêvé d’un exercice 2017/18 historique pour le club, et peut-être pour la Ligue 2.

Et à l’image de cette saison incroyable, le scénario offert par les Rémois est idéal. Les 16000 spectateurs ont d’abord cru que leurs idoles allaient facilement dominer Ajaccio, vainqueur de ses 5 derniers matchs. Mais Jean-Louis Leca en décidait autrement, et Jordan Siebatcheu devait s’incliner une première fois devant les buts corses. La suite sera d’ailleurs plus délicate. Accrocheurs, les Ajacciens proposaient des duels intenses aux locaux qui répondaient parfaitement dans ce registre. La rencontre était serrée, accrochée, tendue. Un stress palpable à mesure que les minutes passaient tandis que les occasions sont rares.

tension intense, puis folle délivrance

C’est alors que David Guion allait jeter ses dernières forces dans la bataille. Conscient de l’opportunité qu’offrait Nîmes, tenu en échec à Bourg-en-Bresse, le coach rémois envoie un nouvel attaquant sur le front de l’attaque, au risque de se découvrir au milieu. A la 74e minute, Grejohn Kyeï, en difficulté sur le terrain et en manque de réussite depuis le début de saison, se positionne donc dans la surface de réparation corse. 40 secondes plus tard, il dévie une frappe de Danilson Da Cruz et envoie le ballon dans les filets. Delaune et en ébullition. Le banc rémois se lève comme un seul homme pour couvrir de félicitations celui qui va offrir le but du titre au Stade de Reims.

Car si Delaune a du retenir son souffle dans les dernières minutes, les Rémois, solides et solidaires n’ont pas craqué. 25e victoire, 20e clean-sheet, et un titre désormais officiel ! Le moment pour le public de s’enivrer de bonheur en investissant la pelouse. Les chants s’enchaînent, le Champagne coule à flot, la communion est parfaite. Un public qui pourrait bien s’enorgueillir d’avoir encore plus de bonheur au soir du 11 mai lors de la dernière journée de championnat. Car si la joie est déjà immense, si le Stade de Reims peut pleinement profiter de la fête, il lui reste encore 5 matchs à disputer. Cinq occasions d’aller encore plus loin. Cinq occasions de battre tous les records. Delaune peut retrouver son calme, mais la tempête n’est pas encore terminée…

REIMS 1-0 AJACCIO
MI-TEMPS : 0-0
SPECTATEURS : 15945
ARBITRE : M. Castro
BUTS Kyeï (75e) pour le Stade de Reims
REIMS : Mendy – Bouhours, Abdelhamid, Jeanvier, Métanire – Chavalerin, Da Cruz (cap.), N’Dom (Diego, 46e), Oudin (Kyeï, 74e), Siebatcheu, Chavarria (Mbemba, 82e). Entr. : David Guion
AJACCIO : Leca – Sainati, Hergault, Avinel, Coutadeur, Keita (Laci, 81e), Boe Kane, Lejeune, Nouri (Vialla, 80e), Maazou (Selemani, 67e), Gimbert. Entr. : Olivier Pantaloni