L’ancien Rémois Alexi Peuget en demi-finale de la Coupe de France avec Rumilly

Football — par Charles Hoffsess, le 22 avril 2021 (19:05)

Crédit photo : GFA 74

Sensationnel ! Après son succès 2-0 en quart de finale contre Toulouse (Ligue 2), Alexi Peuget et ses coéquipiers du GFA Rumilly-Vallières (N2) poursuivent leur folle épopée en Coupe de France. L’ancien milieu de terrain du Stade de Reims (2011-2017), joueur du club haut-savoyard depuis cette saison, va vivre la première demi-finale de sa carrière dans la compétition. 

Qui l’aurait cru ? Emmené par son capitaine Alexi Peuget (30 ans), le GFA Rumilly-Vallières, promu cette saison en N2, s’est qualifié pour la première fois de sa jeune histoire en demi-finale de la Coupe de France suite à son succès contre le TFC. Deux jours après leur victoire, les Rumilliens commencent à réaliser l’ampleur de leur l’exploit. « On est quand même dans le dernier carré, il ne reste plus que trois équipes de Ligue 1 et nous. Là on se dit que c’est un sacré truc qu’on est en train de faire », savoure l’ancien joueur du Stade de Reims qui a connu la montée en L1 avec les Stadistes en 2012. En se qualifiant pour le dernier carré, le GFA 74 devient la première formation de quatrième division, depuis 2010, à atteindre ce stade de la compétition. « Il n’y a pas si longtemps le club était en R1/R2. En 4 années, le club s’est retrouvé propulsé en N2, c’est déjà fantastique. Cette saison avec le Covid on n’a pas la chance de jouer le championnat, cette coupe prend le relais. C’est exceptionnel pour tout le club et toute la région ».

Pour rejoindre les demi-finales, le GFA Rumilly-Vallières 74, fondé en 2018 suite à la fusion de plusieurs clubs de l’Albanais a franchi neuf tours. Un parcours impressionnant pour l’équipe de Fatsah Amghar, privée de championnat depuis le mois d’octobre dernier. « Notre motivation c’est de se dire que si on perd en coupe, pour nous il n’y a plus de compétition. Chaque match de coupe, c’est un match couperet pour nous. Si on perd, la saison s’arrête et on retourne s’entraîner sans objectif de compétition. Ce risque de fin de saison qui nous pend au nez nous donne la motivation de poursuivre au maximum l’aventure. Au fur et à mesure des tours, on s’est pris au jeu. C’était de plus en plus dur mais on a réussi à passer avec brio chaque étape. Aujourd’hui, on en est presque à la fin de la saison au final, et on aura fait une saison complète malgré certains trous entre chaque tour », explique le natif de Mulhouse passé depuis son départ de Reims par Grenoble, Jura Sud et Saint-Malo avant de rejoindre la Haute-Savoie cette saison.

À 90 minutes du Stade de France

Trois ans seulement après la création du club, la formation de National 2 n’est plus qu’à un match du Stade de France. « On est en train de faire un truc de fou », lance le milieu de terrain. Pour se hisser en finale, Alexi Peuget et sa troupe auront fort à faire. Le petit poucet devra réitérer ses précédents exploits en demi-finale. Cette fois-ci, face à l’une des trois équipes de Ligue 1 encore en lice. Monaco, Montpellier ou le PSG. « Il y a plusieurs sentiments. Il y a ceux qui n’ont jamais goûté au monde professionnel, et pour qui jouer le PSG serait le Graal. Après, ceux qui ont un peu plus d’expérience espèrent tomber contre une équipe qui nous laisse plus de chance de passer. Quand on voit la performance du PSG hier soir, on se dit que si on les prend, nos chances seront un peu amoindries que si on prenait Montpellier par exemple », précise l’Alsacien qui sera fixé ce dimanche 25 avril à l’issue du tirage au sort. Quevilly en 2012, et plus récemment Les Herbiers en 2018 avaient atteint la finale de la plus vielle des compétitions du football français. Alors pourquoi pas les Rumilliens en 2021 ?

À propos de ses 6 saisons au Stade de Reims :

« J’ai gardé des bons souvenirs parce que j’ai connu le monde pro. La Ligue 2 et en un an la Ligue 1. C’étaient des émotions exceptionnelles, c’était démesuré. J’avais 20 ans, je me suis retrouvé propulsé en Ligue 1 grâce au Stade de Reims. J’ai vécu des bons moments. J’ai aussi eu la chance de jouer à Bernabéu contre le Real Madrid. Ça m’a permis de grandir, de côtoyer et connaître l’exigence du monde pro. Ça ne s’est pas très bien terminé, c’est un peu dommage. J’ai toujours été investi dans le club, je n’ai jamais triché. C’est mon petit point noir sur mon aventure à Reims mais sinon ça reste quand même en majorité des bons moments ».

Crédit photo : Julien LAMPIN