Reims espère être terre d’accueil des JO en 2024

Divers — par Julien Lampin, le 22 juillet 2019 (16:44)

Si Reims espère bien être représenté lors des Jeux de Tokyo l’an prochain à travers ses athlètes ou ceux qu’il héberge au Creps, la ville travaille déjà à l’Olympiade suivante, celle de 2024, qui se déroulera à Paris. Si les sites de compétitions sont connus, ceux pour l’accueil de délégation pour les entraînements pré-olympique et paralympique restent ouverts. La Cité des Sacres compte bien y tirer son épingle du jeu.

Rêver plus grand… Ce slogan cher au Paris Saint-Germain pourrait s’appliquer aussi à la Ville de Reims. Car après avoir accueilli la Coupe du Monde féminine de foot puis le Tour de France, la cité rémoise rêve de profiter de la venue des Jeux Olympiques dans la capitale française dans 5 ans. L’initiative vient en fait de l’Etat. Il y a peu, le Ministère des Sports a réitéré son intention de faire des Jeux olympiques et paralympiques une opportunité pour tout le pays. L’appel a donc bien été reçu par la Ville de Reims.

Et elle y met les moyens. A à peine une heure de Paris, Reims a décidé de se porter candidat aux labels « Terre de Jeux 2024 » et « Génération 2024 » pour capitaliser au mieux sur ces Jeux Olympiques, et ainsi devenir centre d’entraînement préolympique et paralympique. Pour appuyer sa candidature, la municipalité a décidé de lancer une campagne de communication, appuyée par la publication d’une vidéo promotionnelle :

 

Les labels, qu’est-ce que c’est ?

Tous les centres de préparation devront être auparavant labellisés « Terre de Jeux ». Ce dernier, qui doit faire des JO et JP un événement national, permet aux municipalités de devenir actrices autour des Jeux, mais nécessite des engagements (promouvoir davantage le sport dans l’éducation ; reconnaître le rôle fondateur du sport dans les problématiques de santé et d’inclusion ; rendre le sport accessible à tous ; promouvoir les Jeux et leur héritage). L’autre label, « Génération 2024 », mis en place par le ministère de l’Education Nationale a pour but de généraliser la pratique sportive chez les jeunes et développer les passerelles entre le monde scolaire et le mouvement sportif. A Reims, le label a déjà été obtenu par deux établissements (lycée Arago et collège François Legros), et la Ville s’est engagée à accompagner les établissements scolaires en ce sens.

Le lobbying des atouts rémois

Les arguments sont connus, mais ils risquent de se retrouver dans nombre de discours. Reims est proche de Paris, quelques soient les moyens de locomotion et sa place est centrale dans le rayonnement autour de la capitale française. La Ville a aussi su géré (et profité) du passage du Tour de France et de la Coupe du Monde féminine de la FIFA, notamment dans le flux touristique et la gestion des hôtels. Une offre d’hébergements importantes pour les délégations, couplée à des équipements reconnus pour leur qualité. Ainsi le complexe René Tys et le stade George Hébert répondent déjà aux exigences du CIO. Ce devrait être rapidement le cas du complexe aqualudique, qui devrait être sur pied d’ici un an. Autant d’atouts qui poussent la Ville de Reims a rêver des Jeux 2024 à sa façon. D’autant qu’elle envisage également la mise à niveau d’autres équipements, dont les Rémois bénéficieront par la suite.