Le Stade de Reims finit bien sa prépa

Football — par Julien Lampin, le 4 août 2018 (22:56)

En concluant son dernier match de préparation par une victoire contre Dijon (2-1), le Stade de Reims s’est mis en ordre de bataille avant de se lancer dans le grand bain de la Ligue 1 la semaine prochaine à Nice. La grande répétition est globalement réussie.

La saison est nouvelle, les enjeux aussi, et quelques nouvelles têtes ont remplacé quelques unes disparues. C’est ainsi le quotidien dans le sport de haut-niveau. Mais dans la continuité de l’historique saison réalisée en Ligue, peu de choses ont changé dans la vie du groupe. Il suffisait de vivre la présentation de l’effectif devant les environs 2000 abonnés présents à Delaune pour le constater. Sourires, chambrages, accolades… La cohésion chère à David Guion semble avoir survécu à l’intersaison. Une entente constatée aussi sur le terrain ce samedi contre Dijon à l’occasion de l’ultime match de préparation avant l’entame de la nouvelle saison de Ligue 1. Car si la coutume qu’on ne retienne pas grand chose des matchs amicaux, nombreux enseignements pourront être tirés de la victoire contre le 11e du dernier championnat.

Il était d’abord écrit que les difficultés défensives aperçues depuis le début de la préparation se sont une fois de plus confirmées. Dès la 4e minute en effet, un cafouillage dans la surface profitait à Wesley Saïd dont la frappe croisée venue du côté gauche trompait déjà Nicolas Lemaître. Une entame de match « dommageable » pour David Guion qui confirmait par ailleurs chercher un remplaçant à Julian Jeanvier récemment parti à Brentford. La suite sera bien meilleure, même si les coups de pied arrêtés demeuraient dangereux. Mieux l’arrière-garde, malgré quelques alertes et une légère domination dijonnaise en seconde période, a fait bloc pour ne pas encaisser de nouveau but. « Une réaction tout en calme et lucidité » pour une retrouver une solidité au meilleur moment, à une semaine de la reprise.

Chavarria déjà au top, l’aile gauche séduisante

Si la défense resserrait les boulons, l’attaque rémoise, elle, tentait de faire sauter ceux adverses. Avec réussite, là aussi. Avec un Marvin Martin en jambes derrière le duo Chavarria – Oudin, la défense dijonnaise a plusieurs fois été déséquilibrée, bien aidée aussi par un côté gauche marnais remuant. Les efforts d’un Moussa Doumbia déboussolant et pas avare d’efforts furent vite complémentaires avec l’activité de Ghislain Konan dont les montées ont été plusieurs fois précieuses. Si les nouveaux se faisaient remarquer, c’est pourtant l’axe Oudin – Chavarria qui faisait d’abord la différence. Idéalement lancé par le premier, l’Argentin se présentait face au portier dijonnais. Taclé par Coulibaly, l’attaquant rouge et blanc s’écroulait et obtenait le droit de tirer un penalty, vite transformé.

A 1-1, l’ascendant rémois en première période se confirmait. Capable de conserver le ballon au milieu de terrain, les protégés de David Guion continuaient de produire du jeu avec générosité, à l’image, une fois de plus du flan gauche, hyper actif. Sur un nouveau déboulé, Ghislain Konan adresse un centre parfait pour Pablo Chavarria dont la tête décroisée faisait mouche, 2-1 à la pause.

La physionomie évolue légèrement en seconde mi-temps. Face à DFCO plus incisif, les Marnais retrouvaient l’organisation et la discipline, deux autres valeurs chères au staff local. Les entrées de Nolan Mbemba et Mathieu Cafaro puis Aly Ndom renforçaient cette impression de maîtrise malgré quelques sueurs froides dont se serait bien passé le banc malgré un contexte météorologique très chaud. Sereins, les Rémois s’offraient des possibilités d’attaques rapides, finalement non conclues, notamment par Rémi Oudin, soit sur son mauvais pied, soit opposé à un gardien vigilant. La première apparition de Yoan Gourcuff dans le camp adverse n’y changera rien, le Stade de Reims conclut sa campagne estivale par une « victoire importante pour la confiance » avant de rentrer dans le vif du sujet. Les troupes ont montré qu’elles semblaient prêtes. Reste à trouver le capitaine du bateau. Quid de Marvin Martin, Pablo Chavarria, Alayxis Romao ou Yunis Abdelhamid portera le brassard samedi prochain à Nice ? David Guion botte pour l’instant en touche. « Ils sont tous responsables, consciencieux, investis ».