Le week-end du 10 mai a été une étape importante pour de nombreux athlètes français et rémois, à l’occasion de la coupe d’Europe junior de triathlon, à Caorle, en Italie. Parmi eux, Ben Fressier, triathlète du Stade de Reims. Une première pour celui est arrivé 6e en demi-finale puis 17e en finale. Un résultat satisfaisant pour une première, et porteur d’espoirs pour la suite.
« Quand je suis sorti de l’eau, je savais que je n’étais pas dans le milieu de pack. Je savais que j’étais plus ou moins dernier, 26/27e. Je suis juste en train de réfléchir à être le plus efficace possible et mettre de l’intensité. Dans ces moments-là, j’ai tendance à me reposer sur des automatismes car c’est plus difficile de rester lucide. Il vaut mieux ne pas réfléchir parce que si on commence à réfléchir, le doute s’installe et c’est là où les erreurs arrivent. Il faut que je reste le plus fluide possible ». Ces mots, ce sont ceux du triathlète Ben Fressier après sa première Coupe d’Europe à Caorle (Italie) durant le week-end du 10 mai. Au programme, 300m de nage, 9 km de vélo et 1,9 km de course à pied.
Le témoignage de sensations difficiles alors que le Rémois arrivait à sa première transition, de la nage au vélo (T1). Une partie natation qui lui aura coûté lors de cette finale. La faute notamment à un terrain pour entrer dans l’eau désavantageux pour un petit gabarit explosif comme celui du Rémois. Et une fois pris dans cette « machine à laver » comme il aime l’appeler, difficile de revenir. Du moins à cet instant… Une fois sur le vélo, Ben Fressier a tenté de rattraper son retard. Et ça a fonctionné, en deuxième position au moment d’entamer la dernière partie, et pas des moindres, celle de la course à pied.
« Je l’ai toujours su mais c’est à la course à pied que je pêche le plus ».
Après tous ces efforts pour combler son retard et retrouver les meilleurs, Ben Fressier a vite été rattrapé par la réalité. Un passage en course à pied difficile où le Rémois a payé ses efforts précédents. Pour autant, il achève sa course à la 17e place sur 115 participants. « Je ne savais pas l’impact que j’allais avoir sur la course. Mon premier objectif était de me qualifier en finale et si j’arrivais à atteindre la finale, le deuxième objectif c’était de viser le top 15. Je suis un peu déçu, après c’est comme ça, on veut toujours plus. Un peu déçu de cette natation c’est sûr, après on peut refaire le monde avec des si. C’est quand même 17 sur 115 Européens. Mais très content des performances à l’intérieur de la course notamment les transitions et les chronos. Du positif dans le négatif, c’est une philosophie que je garde souvent. »
Un week-end test que le jeune Rémois analyse avec satisfaction. Une qualification en finale et un top 20 européen qui lui servira d’apprentissage pour la suite. Il faut dire que les prochaines échéances arrivent vite. Dès ce week-end, avec les demi-finales du championnat de France de triathlon. Il s’agira ensuite de changer de catégorie. Un passage de junior à senior qu’il redoute autant qu’il convoite. « J’appréhende un peu, même si j’ai eu l’occasion de voir comment se déroulent les compétitions, l’intensité. Il y a quand même un gap, avec les chronos, qui est considérable. Mais j’ai hâte aussi d’y être pour voir ce que ça donne ». Une belle ascension pour celui pour qui le triathlon n’a pas été tout de suite une évidence. Issu d’une famille de nageurs, « ça fait 5-6 ans que je touche au triathlon et 3 ans que je m’y consacre vraiment », raconte-t-il. Après lui avoir proposé le pentathlon moderne à Bordeaux, c’est pour le triathlon que son cœur a finalement balancé, convaincu par les arguments de Loïc Janson, entraîneur au Stade de Reims Triathlon. Une histoire à conforter dès ce week-end.