📄 Cruelle désillusion pour les filles du Stade de Reims, privés d’Europe face au Paris FC

Largement battues en demi-finale à Lyon, les joueuses du Stade de Reims se sont vite remises pour défier le Paris FC sans complexe ce vendredi soir. En finale pour la 3e place de D1, qui offre le dernier ticket européen, les Rémoises ont montré le cœur et l’audace nécessaires pour pousser les Parisiennes à la séance de tirs aux buts. Mais la séance a été fatale aux Rémoises. La déception est légitime, mais les protégées d’Amandine Miquel peuvent avoir la tête haute, terminant à une belle 4e place.

LA FEUILLE DE MATCH

PARIS FC 1-1 (4 tab 2) STADE DE REIMS
MI-TEMPS : 0-0
ARBITRE : Mme Victoria Beyer
BUTS – Mateo (83e) pour le Paris FC, Corboz (87e, sp) pour Reims
AVE
RTISSEMENTS – aux Rémoise Lou-Ann Joly (24e), Rofiat Imuran (72e)
PARIS : Nnadozie – Bogaert, Greboval, Sissoko, Soyer – Le Mouel (Ould Hocine, 89e), D. Corboz (Korosec, 52e), Thiney – Dufour (Fleury, 89e), Bussy (Ribadeira, 61e), Mateo (Ndongala, 89e). Entr : Sandrine Soubeyrand
REIMS : Szemik – Ndzana, Kack, Pasquereau, Gyau – Joly (Ngock, 80e), R. Corboz, Le Moguédec (Meyong, 73e) – Imuran (Nassi, 88e), Chosenotte, Mouchon (Gomes, 73e). Entr : Amandine Miquel

LE MATCH

La dramaturgie à son comble. Et la déception à la hauteur de l’enjeu. A 90 minutes d’un potentiel ticket européen, le Stade de Reims d’Amandine Miquel n’avait pas grand chose à perdre ce vendredi soir sur la pelouse du Paris FC. Si ce n’est une grosse frustration qu’on pardonnera évidemment aux Rémoises. Pas favorites de la partie, les Rouge et Blanche sont passées proches d’un authentique exploit. Elles n’ont finalement que leurs larmes pour pleurer. Seulement battues aux tirs au but, les Rémoises s’étaient jusque là donné le droit de rêver, entamant la rencontre sans complexe face aux Franciliennes. La toute première tentative de Julie Pasquereau, de loin, donnait d’ailleurs le ton. Percutantes, les Rémoises gênaient considérablement les Parisiennes. Si bien qu’elles se procuraient les premières situations, à l’image de Shana Chossenotte qui profitait de la fébrilité défensive adverse pour adresser une frappe, finalement repoussée par Chiamaka Nnadozie, tout récemment élue meilleure gardienne de D1.

Il faut un coup de pied arrêté pour permettre au Paris FC d’exister offensivement. Sur un corner bien tiré, Clara Matéo déviait le ballon de la tête sur le poteau du but gardé par Kinga Szemik. Une chaude alerte qui ne refroidissait pas les ardeurs marnaises. Et si la tentative lointaine de Rachel Corboz ne troublait pas la gardienne parisienne, Noémie Mouchon, elle, était plus prompt à reprendre un ballon de la tête sur coup-franc, pour l’envoyer dans les filets. La joie rémoise était finalement stoppée par l’annulation du but pour hors-jeu. Les tentatives rémoises étaient encore nombreuses en fin de première période. Mais ni l’opportunisme de Mathilde Kack, ni l’audace du lob de Noémie Mouchon, pas plus que la tentative de Lou-Ann Joly ne faisaient mouche. De quoi renvoyer les actrices dos à dos à la pause.

A chacun sa mi-temps, tirs au but cruels

Les Rémoises avaient peut-être passé leur chance. Au retour des vestiaires, les Parisiennes se voulaient plus tranchantes. Et si la tentative de Daphné Corboz était manquée, Kessya Bussy poussait son ancienne coéquipière, Kinga Szemik à un bel arrêt. Ainsi la pression se faisait de plus en plus forte dans la surface rémoise. Louna Ribadeira, entrée à l’heure de jeu, manquait certes de justesse dans ses derniers gestes. Mais Julie Dufour et Clara Mateo mettaient de plus en plus en souffrance un bloc qui fatiguait. Il a fallu toute la vigilance de la gardienne rémoise pour conserver le score de parité.

Et lorsque la portière polonaise était battue, c’est à nouveau le poteau qui repoussait la tentative sur coup-franc de Théa Greboval (73e). Malgré les changements bienvenus, les Rémoises finissaient par céder. Sur un ballon cafouillé dans la surface, Clara Matéo en profitait pour ajuster Kinga Szemik. Mais ce Stade de Reims ne lâche rien et la réaction rémoise était rapide. Très vite portées dans le camp adverse, les Rémoises provoquaient un penalty pour une main dans la surface. Rachel Corboz le transformait admirablement. De quoi pousser la décision aux tirs au but. A ce jeu, la milieu rémoise ne rééditait pas la performance, pas plus que Monique Ngock, tandis que les tireuses parisiennes trouvaient toutes les filets. Le Paris FC jouera la Ligue des Champions, pas le Stade de Reims. Si la déception est grande, nul doute que la fierté du parcours prendra peu à peu la place. Le temps de digérer, tant les Rémoises peuvent avoir la tête haute.