Crédit photo : Julien LAMPIN

Stade de Reims féminin, le changement dans la continuité

Avec les sourires traditionnels de rentrée, un groupe de 18 joueuses du Stade de Reims ont retrouvé les terrains du centre de vie Raymond Kopa ce lundi matin, encadrées par un staff en partie renouvelé, mais toujours sous les ordres d’Amandine Miquel. Objectif, poursuivre les progrès du club en D1.

Amandine Miquel semblait pour le moins détendue ce lundi matin sur les terrains du centre de vie du Stade de Reims. Avec son bagout sans pareil, la coach rémoise alternait les prises de parole tantôt sérieuses, tantôt beaucoup moins. Proche de ses cadres, elle distillait les consignes et n’hésitait pas à participer à la séance sur certains exercices. C’est que depuis 2017, la technicienne connaît la recette, même si le renouvellement est incessant. Tant dans l’effectif qu’avec son staff. Comme chaque année donc, le Stade de Reims a dit adieu à plusieurs de ses cadres et a accueilli quelques joueuses en devenir. Autant de profils qui ne doivent pas baisser l’ambition d’un club en progression lente et régulière.

Les ambitions, elles, ne changent pas. Faire mieux, toujours, que l’année précédente. “C’est comme ça tous les ans, soit en points, soit en place. Ce serait dommage de ne pas avoir cette ambition cette année”, affirme Amandine Miquel. Or pour faire mieux, il faudra peut-être être prête plus vite. Si le club rémois avait l’habitude de démarrer la saison contre un des gros du championnat, le calendrier a réservé un promu, Saint-Etienne, pour démarrer le prochain exercice. “C’est vrai que notre préférence est de commencer par des gros. Cette année notre requête n’a pas été entendue. On s’adaptera pour être le plus performant possible”. Pas de quoi bouleverser le début d’une préparation de 8 semaines, certes un peu plus longue, histoire de raccourcir de longues vacances pour les joueuses. “Après, c’est sûr que sur les aspects tactiques, là où on se laissait le mois de septembre pour peaufiner, là on essaiera d’être prêtes début septembre”, prévient la coach.

Crédit photo : Julien LAMPIN / Sport Club Global Média

L’objectif est d’autant plus difficile à remplir que le groupe n’est pas au complet. La faute (voir plus bas) à des embûches administratives qui ralentissent le rythme d’annonces des recrues. Surtout, elles empêchent les joueuses de s’intégrer rapidement dans un groupe déjà bien bouleversé. Celles qui sont présentes ont donc du temps pour travailler. Après un stage au Touquet à partir de mardi, où les joueuses alterneront travail physique et cohésion, viendra le temps des traditionnelles oppositions amicales. La première revue d’effectif est fixée aux 12 et 13 août, à l’occasion du désormais habituel tournoi de Phalsbourg (Moselle), avant un autre tournoi le dimanche 27 août à Fontainebleau (Seine-et-Marne). Entre temps, l’équipe disputera un match de préparation face à Dijon le vendredi 18 août dans un lieu qui reste à déterminer. Elles recevront aussi Fleury, 4e de la saison de D1 qui vient de s’achever, à Kopa, le samedi 2 septembre. Les joueuses termineront leur préparation à Lille, nouvelles promues dans l’Elite, le samedi 9 septembre.

5 arrivées programmées

“Les profils ne sont pas connus mais que les supporters se rassurent, les recrues ne sont pas choisies par hasard”, assurait Amandine Miquel ce lundi en marge de l’entraînement matinal. Des nouvelles têtes, il y en avait déjà trois sur le terrain ce lundi matin, si l’on excepte Mélissa Gomes, visage déjà connu à Reims. L’ancienne lilloise Noémie Mouchon commence à prendre ses nouveaux repères en compagnie des deux ex-nantaises Jade Nassi et Anaële Le Moguédec. Ces deux dernières ne seront pas totalement perdues, puisqu’elles retrouvent Kinga Szemik et Thelma Eninger, elles aussi anciennes canaries. Le staff rémois attend cinq autres recrues dont un gardienne, et dont les arrivées sont retardées par des problématiques administratives ou la Coupe du Monde.

Séance écourtée pour deux joueuses

En plus de Léa Notel, absente de l’entraînement à cause d’une blessure, Monique Ngock et Charlène Meyong se sont arrêtées après une vingtaine de minutes de course. Jade Rastocle, qui avait déclaré forfait pour l’Euro U19, était bien présente. Manquaient à l’appel les internationales (Shana Chossenote, Rofiat Imuran, Tosin Demehin).

8 départs actés

Les départs de plusieurs cadres ont fait du bruit. Annoncé très tôt dans la saison, Melchie Dumornay reprendra après la Coupe du Monde avec Lyon, tandis que Kethna Louis rejoindra Montpellier. Elle y retrouvera Sonia Ouchene qui a repris depuis une semaine avec les Héraultaises. Kessya Bussy, elle, prend ses repères sur les installations du Paris FC. En fin de contrat, Magou Doucouré et Célya Barclais n’ont pas prolongé l’aventure rémoise, tout comme Inna Hlushchenko et Romane Lejeune, qui a décidé de quitter le club également.

Amandine Miquel, dernière ?

Après avoir prolongé une fois son contrat, Amandine Miquel pourrait entamer sa dernière saison avec le Stade de Reims, avec qui le contrat court jusque juin 2024. Interrogée sur la question, la technicienne rémoise qui était arrivée en janvier 2017, a tenté de brouiller les pistes. “C’est une possibilité, a-t-elle répondu. Quoiqu’il arrive, il reste une année à faire, je la ferai avec autant d’investissement et de plaisir que les précédentes. La suite, on verra”.

Une deuxième équipe en R2

Annoncé durant la dernière saison, le Stade de Reims lancera une nouvelle équipe, en Régionale 2. Une équipe globalement jeune qui aura vocation à monter jusqu’en D3, et devenir à terme, la réserve de l’équipe première. L’occasion d’offrir une possibilité intermédiaire pour les jeunes joueuses qui ont dépassé l’âge de jouer en championnat U19 mais qui sont encore justes pour trouver un temps de jeu conséquent en D1. Pour autant, il n’y aura pas, cette annéee, d’interaction entre l’effectif de D1 et celui de R2.