Comme l’an dernier, la désormais traditionnelle corrida de Bétheny était bien humide ce mercredi soir pour clore l’année 2022. Après des mois difficiles, François Barrer a idéalement conclu l’année, s’imposant facilement, en solitaire, 23’29, devant les 720 engagés qui ont conclu la course de 8400m. Le protégé de Farouk Madaci a devancé d’1’30, son premier successeur Paul Michaud. Déjà vainqueure l’an passé, Eugénie Lorain n’a pas connu de difficulté pour s’imposer en 28’42, soit 25 secondes de moins qu’en 2021.
Cette fois, pas d’annulation, et pas de contrainte sanitaire. Pourtant, les engagés étaient un peu moins nombreux ce mercredi soir que l’an passé. Un an après les 750 coureurs en 2021, 720 runners, en 2022, ont franchi la ligne d’arrivé au terme des trois boucles intra-muros à Bétheny. Une corrida, 20e du nom, qui trouve toutefois toujours un beau succès populaire à l’occasion de la dernière course de l’année civile dans la Marne, entre Noël et Nouvel An. Comme chaque année, la bonne humeur restait de mise, malgré l’humidité ambiante et des portions de chaussée rendue, de fait, glissantes. Et entre coureurs élites et anonymes, quelques déguisements, de Noël ou pas, se faisaient aisément remarquer. Autant de dossards qui gardaient le sourire mais qui devaient rester vigilants, tandis que les leaders reprenaient l’arrière de la course dès avant la fin du premier tour.
Le trafic, François Barrer l’a parfaitement négocié, tout seul. Encore malade dix jours auparavant (ce qui l’avait empêché de s’exprimer pleinement à Houilles), le pensionnaire du Dac Reims est parti comme une bombe, sans que personne ne puisse suivre. Encore moins revenir. Le protégé de Farouk Madaci avait avancé la semaine dernière à notre micro qu’il avait soif de courses et de dossards, gage de performance. La forme retrouvée, François Barrer a démontré que les jambes tournaient bien, comptant déjà plusieurs dizaines de secondes d’avance. De quoi préparer idéalement la Prom’Classic, première course de 2023, prévue à Nice dans une dizaine de jours. Il laissait à un quatuor la possibilité de se disputer les places d’honneur. A ce jeu, Paul Michaud s’isolait durant le dernier tour en compagnie de Louison Santerre, le tenant du titre. L’ordre ne bougera pas à l’arrivée (25’07 et 25’08).
Eugénie Lorain comme l’an passé, Liv Janson-Alibelli sur le podium
Vainqueur en 2019, Florian Girard terminait 5e (25’24) derrière Quentin Rousseaux (25’12) pour offrir à l’Efsra un joli tir groupé. Une concentration qui aurait pu être plus importante encore si Romain Severin, en reprise après un mois à Capbreton, n’avait pas couru le premier kilomètre en dilettante, et surtout sans douleur. Plusieurs semaines après sa médaille européenne par équipes en cross, Eugénie Lorain n’a pas chômée sur le bitume marnais. Déjà lauréate l’année passée, la membre, elle aussi, du Team Madaci, a récidivé ce mercredi. Partie rapidement, la Rémoise a elle aussi décidé de lâcher les autres prétendantes pour négocier sereinement le trafic sur les deux derniers tours. Plus rapide de 25 secondes par rapport à 2021, elle conclut en 28’42, devançant largement malgré les jambes lourdes, Lise Bigot-Germain, habituée des belles places dans les courses locales (30’39). Partie sur des bons standards, la jeune triathlète Liv Janson-Alibelli bouscule la hiérarchie habituelle pour s’insérer sur le podium (31’26), dès sa première année cadette.
RESULTATS MASCULIN
- François BARRER (DAC Reims) 23’30
- Paul MICHAUD (Efsra) 25’07
- Louison SANTERRE (Efsra) 25’08
- Quentin ROUSSEAUX (Efsra) 25’12
- Florian GIRARD (Efsra) 25’24
- Antoine Rollet (Villers-Cotterêts) 25’29
- Timéo PELOTTE (Efsra) 25’53
- Oussama MEKHISSI (Efsra) 26’01
RESULTATS FEMININES
- Eugénie LORAIN (Efsra) 28’42
- Lise BIGOT-GERMAIN (Efsra) 30’39
- Liv JANSON-ALIBELLI (Efsra) 31’26
- Elodie Berteloodt (St-Dizier) 32’11
- Elena PRAT (Efsra) 32’18
- Giline PARMANTIER (Efsra) 32’53
- Emmanuelle AUGE (Team Heubi) 33’29

Crédit photo : Julien LAMPIN