Yacinn Bouakaz « On a tout ce qu’il faut pour monter »

Handball — par Clémence Kolb, le 10 juin 2022 (11:30)

Fort d’une seconde place de N2 cette saison, l’AS St-Brice Courcelles peut se satisfaire d’une saison réussie. Comme Yacinn Bouakaz, son entraîneur est ambitieux, il est venu cette semaine sur RJR nous annoncer ses ambitions pour la suite. Extraits…

Yacinn, quel est ton ressenti après cette saison globalement réussie ?

On ne va pas dire que je suis apaisé mais la saison est plutôt bonne. En tout cas par rapport aux précédentes, il y a le sourire c’est le principal. On termine 2e de la poule derrière une grosse équipe donc c’est assez satisfaisant. Le match que l’on retient c’est le match retour contre Vernon. Ils ont fait marcher leur expérience et c’est comme cela qu’il nous ont dominé et que l’on a pas réussi à prendre l’ascendant sur notre adversaire. On avait, je pense, le meilleur collectif mais nous n’avions pas autant d’expérience avec nos jeunes.

Et si on t’avais dit que tu finirais 2e en début de saison ? 

Tout au début de la saison j’ai dit à tout le monde que nous allions finir deuxième, que l’on avait le collectif pour monter. J’avais d’ailleurs constitué un collectif pour monter dans la poule 4 et la fédération en a décidé autrement en nous mettant dans la poule 3. Donc de suite j’ai dis qu’il nous manquait un joueur avec plus d’expérience car cette poule a un niveau assez relevé avec notamment l’équipe de Vernon qui a connu le très haut niveau donc elle était très solide et armée pour gagner le championnat.

Est-ce que l’on définit son recrutement par rapport aux adversaires et la poule dans laquelle on est reversé ?

Non n’avons pas les informations pour l’année prochaine. Mais en tout cas on pourrait poser un recours selon la poule dans laquelle nous nous retrouvons. Après la poule 3 est très relevée en terme de niveau, mais elle nous prépare à la N1.

« Le bon timing pour monter, c’est la saison qui vient »

Quels enseignements tu tires de cette saison ?

Je ne crache pas dans la soupe. On est allé chercher cette deuxième place et on a su la garder jusqu’au bout. Pour l’année prochaine, c’est sur que le collectif va être construit en conséquence, car il faut qu’on monte et il ne faut pas attendre car on a tout ce qu’il faut (infrastructures, bénévoles, équipe) pour y aller sans se poser de questions. On peut construire en N1 de la même manière qu’en N2. Dans un an, il doit y avoir une réforme de la N1 donc ça ne sera pas la bonne année pour monter. Les places seront chères et au niveau financier il va falloir qu’on grandisse aussi pour recruter et accompagner aux mieux notre équipe. Donc le bon timing pour monter, c’est l’année qui vient.

En tant que jeune coach, est-ce que tu sens que tu as évolué ?

C’est vrai qu’en tant qu’ancien joueur professionnel et international, qu’on arrive avec nos idées, on se dit que c’est facile de tout mettre en place sauf que non, tout change, c’est un casse tête permanent. La saison est terminée mais je suis tous les soirs en train d’écrire des choses, des idées, car je sais que l’an prochain je devrais répondre aux problématiques que je vais rencontrer. Je suis entre guillemets le premier joueur et il faut que je le montre à mes joueurs.

Tu avais des prédispositions de coach lorsque tu étais encore sur le terrain ?

Non non, j’ai toujours voulu jouer et je suis tombé sur un coach qui m’a donné envie d’entraîner, mais pas parce que c’était un bon coach. Je me suis dis que si il était là, moi aussi je pouvais y arriver. C’est comme ça que je suis parti là dedans, parce que ça n’était pas possible ce qu’il pouvait nous présenter. J’ai donné ma vie au handball donc pourquoi pas continuer en tant qu’entraîneur.

« L’année prochaine va me permettre d’avoir une meilleure gestion humaine et sportive »

A regarder le profil des recrues, l’équipe semble se professionnaliser… 

Oui totalement. Sur les contrats, nous n’y sommes pas encore, mais dans la préparation c’est totalement le cas : le matin et le soir. Cette année ça a bien fonctionné mais l’an prochain je m’adapterai tout de même plus car la plupart travaillent. L’année prochaine va me permettre d’avoir une meilleure gestion humaine et sportive.

Qu’est ce qu’il reste à construire pour la prochaine saison ? 

Intégrer les nouveaux, que tous les joueurs acceptent le projet de jeu, c’est important. Sinon on n’arrivera pas à faire tourner ce collectif. Et surtout, que chacun comprenne que l’on a un intérêt commun : celui du club. Et puis la reprise, elle est un peu tardive cette année, le 8 août, mais je dois composer car ça va être très intense.