Khalid Sahli « Je suis agréablement surpris »

Sports de combat — par Clémence Kolb, le 14 avril 2022 (21:41)

Crédit photo : CLR

Le Club des Lutteurs Rémois travaille bien et est récompensé. Revenu de Mulhouse avec le plein de médailles, le club peut voir l’avenir avec confiance et ambition. Les tout récents championnats de France jeune en gréco-romaine en sont la preuve. Témoignage avec Khalid Sahli, spécialiste de la discipline et désormais responsable de ces futurs champions.

Que peux-tu nous dire sur ces Championnat de France ?

Nous avons eu de l’or pour les -38, -41 kg, -57kg, et l’argent en -62 kg. On savait que nos jeunes étaient prêts mais on ne s’y attendait pas. On ne visait que 2 ou 3 médailles d’or. On a été très surpris, notamment par les « petits » pour lesquels c’était le premier championnat de France et dont certains avaient déjà perdus contre leurs adversaires quelques temps auparavant.

Le club rémois se classe 2e des clubs chez les U15…

Oui, après on termine 2e car nous comptions moins d’engagés (4) que Clermont Ferrand, qui avait une dizaine d’athlètes. Je suis agréablement surpris, même pour les plus petits (13 ans) qui n’étaient pas forcement attendus mais qui ont été repéré par l’équipe de France. Il y a peut être une sélection en fin d’année en championnat d’Europe U15 donc cela reste à voir, en tout cas ils ont été repérés !

Est-ce que tu penses que la visualisation des matchs des plus grands pousse les jeunes à se surpasser ?

Je pense qu’il y a une émulation collective, oui. Le premier à avoir un titre n’était pas attendu mais était largement au dessus de sa catégorie, ensuite le petit 38 avait perdu tous ses précédents matchs et le jour-J, il s’est sublimé.. Pendant les matchs il y en a même un qui m’a dit « Bon, ils ont mis la barre haute, je n’ai pas le choix » !

C’est quoi votre secret ? 

Il n’y a pas de secret, on a la chance d’avoir des encadrants de qualité. Nos jeunes s’entrainent 2 à 3 fois par semaine, ce n’est pas évident avec les cours, les devoirs et la vie personnelle mais ils sont là, on essaie de tout articuler au mieux. Il y a du travail et de la confiance. Ce sont des jeunes qui en veulent et qui prennent du plaisir.

Parmi les différents types de luttes, la gréco-romaine semble être la plus impressionnante, comment faites-vous pour attirer les jeunes ?

Il faut déjà apprendre les bases de lutte libre pour se stabiliser lors des chutes, ensuite le choix se fait selon les qualités de chacun, mais ce n’est pas plus dangereux qu’une autre forme de lutte.