Rain in Reims, la pluie n’a pas empêché les performances à Reims

Athlétisme — par Julien Lampin, le 20 octobre 2019 (19:25)

Crédit photo : Run in Reims

Sous une pluie incessante à Reims ce dimanche matin, une bonne dizaine de milliers de personnes se sont élancées sur les trois distances proposées pour cette édition 2019 du Run in Reims (42Km, 21Km et 10Km). Une météo difficile mais qui n’a pas empêché les favoris de l’emporter.

C’était donc la star de la dernière édition du Run in Reims. La pluie, c’était LE sujet de conversation de cette matinée. Une météo humide et fraîche qui n’a pas fait reculer les différentes marées de runners au rythme des sas qui se vidaient au départ des trois distances. Simplement plus vêtus qu’à l’accoutumée, les milliers d’inscrit (14.000 officiellement) ont donc bravé le bitume rémois et du Grand Reims, voire du vignoble champenois pour les marathoniens.

Et tandis que la majorité des coureurs demeuraient concentrés sur leur foulée sur une chaussée parfois glissante, les plus rapides, eux, ne tergiversaient pas. Sur la plus courte des distances, le 10Km, Julien Rebeck et Florian Girard se sont offerts un joli mano à mano. Un duel qui a finalement souri au plus jeune des élèves de Farouk Madaci en 31’23. Florian Girard finit 11 secondes après en 31’34, le podium revenant au sprint à Manuel Sainjon (31’37), empêchant à Antoine Martinet (31’38) la possibilité de réaliser un triplé rémois. Notez que la team Sport Club était bien représentée avec le RP de Jérôme Breton en 34’21. Chez les féminines, l’Arrageoise Justine Pattou s’est imposée en 38’25, elle devance Carine Werr, jeune sapeure pompier de la Marne (39’13) et Marie-Lucie Jousselin (40’34). Tous les résultats ici

Antoine Rougieux sans rival sur le marathon

Sur la distance reine, un peu plus tôt, les marathoniens ont subi des millimètres d’eau tombés du ciel, sans jamais discontinuer. Mais même malgré un départ prudent, Antoine Rougieux, autre pensionnaire de l’Efsra, n’a laissé à personne le soin de mener la course. Passé rapidement en tête, le Rémois a jaugé ses adversaires et attendu avant de détacher son dernier concurrent, Antoine Fauchart, dont c’était le premier marathon. En accélérant en milieu de course, Antoine Rougieux prenait vite de l’avance et pouvait profiter de la foule lors de son retour en ville pour s’imposer finalement en 2h34’40, un chrono amélioré de 10 secondes par rapport à 2018 où il avait franchi la ligne d’arrivée à égalité avec Alexandre Purnelle.

Un peu plus de deux minutes plus tard, donc, Antoine Fauchart prenait la seconde place avec constance en 2h36’59. Benoît Verrier, habitué des podiums, prend la 3e place en 2h42’58 tandis que Farid Medjkoune arrive peu de temps après en 2h44’30. L’histoire est belle également pour Coralie Baudoux, seule femme à terminer sous les 3 heures (2h58’20). Déjà lauréate, elle était revenue à la compétition après être devenue maman. Un retour gagnant que n’a pu empêcher Myra Jones (3h10’44) qui a du lutter jusqu’au bout pour monter sur la 2e marche du podium devant Francine Copy (3h10’49).

Sur le semi-marathon, excellent temps de Teddy Colombe, le Haut-Marnais, vainqueur en 1h11’44. Manon Trapp remporte la course féminine en courant son premier semi (1h15’48) à 19 ans.