Asia Logan : « On veut toutes gagner »

Basket — par Alexandre Delfau, le 17 janvier 2019 (18:56)

Elle fait partie intégrante de la réussite actuelle du Reims Basket Féminin, quatrième de Ligue Féminine 2 avec 15 points (6 victoires – 3 défaites) et à une seule unité des trois premiers ex-aequo que sont Chartres, Angers et Charnay. 11,6 points, 4 rebonds et 1,1 passe de moyenne par match, Asia Logan apporte beaucoup à l’équipe qu’elle a rejoint l’été dernier, et connaît bien le basket pour y avoir joué dans cinq pays différents, et notamment dans le pays où le sport de la balle orange est roi : les États-Unis, dont elle est originaire. Au-delà de sa puissance et de son énergie sur le terrain, Logan fournit également une expérience non négligeable à une équipe qui vise les phases finales. L’ailière d’1m84 a remporté la LF2 l’an passé, avec Landerneau, équipe entraînée à ce moment-là par une certaine Marie-Julie Levant, la coach actuelle des Pétillantes. Diplômée en 2014 d’un bachelor en justice criminelle à l’université de Pittsburgh, l’Américaine respire le basket et a répondu aux questions de Sport Club.

C’est votre première année ici à Reims, comment vous sentez-vous avec l’équipe et dans la ville ?

Je trouve que Reims est une belle ville. J’aime les restaurants, l’atmosphère et mes coéquipières qui sont géniales. On travaille bien à l’entraînement et on veut toutes gagner. Il y a une nouvelle coach que j’ai eu la saison passée, je suis venu ici avec elle et j’en suis contente.

« UNE ÉQUIPE JEUNE AVEC BEAUCOUP DE POTENTIEL »

Quel bilan faites-vous du début de saison ?

Nous sommes une jeune équipe avec beaucoup de potentiel pour atteindre le top 3-4 du championnat. J’y crois car on travaille dur.

Vos objectifs personnels et collectifs ?

Personnellement, je veux être une bonne coéquipière et aider mon équipe à gagner. Collectivement, j’ai juste envie qu’on gagne les matchs et qu’on profite du temps qu’on passe ensemble.

Vous avez joué au basket dans cinq pays différents (États-Unis, Grèce, Roumanie, Suisse et France), quel regard portez-vous sur le basket français ?

Le basket français est vraiment compétitif. Comparé aux autres pays où j’ai joué, c’est vraiment un bon basket. En Roumanie et aux États-Unis, il y a plus d’aillières dans les équipes alors qu’en France il n’y en a que deux. Les joueuses françaises ont un très bon niveau.

Vous venez de Baltimore aux États-Unis, racontez-nous votre parcours dans le basket ?

J’ai grandi à Baltimore et commencé le basket à l’âge de 5 ans. J’ai pratiqué dans ma cour pendant des années. Ensuite, j’ai joué dans les championnats lycéens et universitaires et maintenant je suis professionnelle. C’était beaucoup d’années à travailler dur.

Avez-vous déjà pensé à l’après basket ?

Travailler dans le droit peut-être, mais j’aimerais être coach. Dieu choisira ce que je ferai après le basket.

Enfant, aviez-vous déjà comme objectif de devenir professionnelle ?

Quand j’étais petite j’ai fait beaucoup de sport. J’ai fait du karaté, du volley, du football américain. Mais à chaque fois je ne suis pas resté longtemps, il n’y a que le basket où je suis resté. Et j’ai su que je voulais faire du basket.

J’ai lu qu’on vous avez comparé à plusieurs reprises à LeBron James…

Oui beaucoup de gens me comparent à lui. La comparaison est flatteuse puisque c’est mon joueur préféré, dans le basket masculin. Ils me comparent à lui car comme lui je suis costaude, je peux attaquer le panier, je peux tirer, je prends des rebonds et je fais beaucoup de choses pour ma taille.

Tout le monde est fan de James mais de votre côté, que pensez-vous de lui ?

Je trouve qu’au-delà d’être un grand joueur c’est une belle personne, un homme bien, un bon père de famille. Il construit des écoles, il est vraiment inspirant et c’est pour ça que je l’aime beaucoup.

LeBron James comme joueur préféré chez les hommes, et chez les femmes ?

Maya Moore. Quand j’étais à l’université, j’ai joué contre elle et j’ai même une photo. Je ne la connais pas personnellement mais je l’ai vu joué et c’était incroyable. Elle sait tout faire, c’est la Michael Jordan version féminine.

Asia Logan, en attaque face à Maya Moore, désormais légende du basket féminin.

 

Vous avez 26 bientôt 27 ans, qu’est-ce qui change avec l’expérience ?

Ma maturité, mentalement et physiquement. En tant que personne, on est différent. Je ne peux pas expliquer mais on fait de meilleurs choix et on prend plus soin de soi.

Vous parlez français ?

Asia répond cette fois-ci en français.

Je parle un peu français mais mon français n’est pas bon. J’essaye. Les filles m’aident.

« ÊTRE SOI-MÊME ET NE PAS SE PRENDRE LA TÊTE »

On vous voit souvent ensemble avec Elisabeth Pavel…

C’est ma pote ! On se ressemble comme deux gouttes d’eau. On est tout le temps ensemble c’est vrai, peut-être parce qu’on parle anglais toutes les deux. Je ne la connaissais pas personnellement mais quand même un peu en Roumanie via les réseaux sociaux. Dès qu’on s’est rencontrés, on s’est directement bien entendus.

Comment occupez-vous votre temps en dehors du basket ?

J’aime faire les boutiques, aller au restaurant car j’adore manger, j’aime aussi beaucoup dormir. J’aime être relax, prendre du bon temps. J’écris des chansons aussi et je lis des livres.

Vous avez toujours le sourire, une recette pour l’avoir en 2019 ?

Ma recette c’est d’être soi-même et de pas se prendre la tête. Il faut s’aimer soi-même et ne pas trop stresser. Évidemment, le basket me rend heureuse.