Toulouse Ă©tait depuis la remontĂ©e du Stade de Reims en Ligue 1, une Ă©quipe qui ne lui rĂ©ussissait pas beaucoup. Et pourtant, Reims a gagnĂ©, certes difficilement, la rencontre de ce dimanche (voir rĂ©sumĂ© ICI). Comme Ă Lens, le Stade de Reims aura fait preuve d’une grande efficacitĂ© avec 1 but sur 2 tirs cadrĂ©s. Grâce Ă cette victoire, Reims gagne trois places et est dĂ©sormais 13e avec une marge de 5 points sur Le Havre et Saint-Etienne. Voici ce qu’on a aimĂ© et moins aimĂ©.
ON A AIMÉ
- Le but de Siebatcheu. Alors que le Stade de Reims Ă©tait Ă 11 contre 10 toulousains depuis environ 10 minutes, il avait du mĂŞme Ă faire plier la dĂ©fense adverse. Le but de la tĂŞte de Jordan Siebatcheu intervient seulement 6 minutes avant la pause. Un bon moment pour marquer face Ă une Ă©quipe en infĂ©rioritĂ© numĂ©rique. A la rĂ©ception d’un bon centre de Sergio Akieme, celui qui a fait toutes ses classes au sein du club rĂ©mois est parvenu Ă tromper d’une tĂŞte difficile Ă rĂ©ussir Guillaume Restes. Un but inscrit, une fois n’est pas coutume, en jeu placĂ©.
- La performance de Yehvann Diouf. Les semaines se suivent et se ressemblent pour le portier rémois. Tout de même moins sollicité que face à Lens, Yehvann Diouf a été déterminant, notamment en première mi-temps. Une première parade donne le ton dès la 12e minute sur une frappe de Vincent Sierro. Vingt minutes plus tard, il aura repoussé de son poing une situation dangereuse sur corner puis dans la continuité, effectué une double parade pour remettre le ballon en corner. En deuxième mi-temps il aura été un peu moins mis à contribution du fait des difficultés toulousaines. Il aura au final été très important pour maintenir son équipe à flot en première mi-temps, notamment après le carton rouge adverse.
- La complicitĂ© retrouvĂ©e dans un Delaune bien rempli. C’est peut-ĂŞtre un effet Coupe de France. Mais le stade Delaune a retrouvĂ© depuis Marseille un peu de ferveur et de consistance. Près de 15.000 personnes ce dimanche. Nul doute qu’au-delĂ d’un jeu peu flamboyant, la combativitĂ© et l’Ă©tat d’esprit des troupes de Samba Diawara plaisent au public.
- Des ailes plus virevoltantes. Sergio AkiĂ©mĂ©, sur son cĂ´tĂ© gauche, a Ă©tĂ© un des meilleurs joueurs de la rencontre dimanche après-midi contre Toulouse. Dans un système Ă 5 dĂ©fenseurs, il a occupĂ© l’axe gauche, laissant Nhoa Sangui prendre le couloir. Si l’espagnol n’est pas toujours Ă l’aise dĂ©fensivement, il n’hĂ©site pas Ă se porter de l’avant dès la rĂ©cupĂ©ration du ballon. C’est d’ailleurs qui a offert le centre qui a permis Ă Jordan Siebatcheu de marquer. A droite, Junya Ito semble avoir retrouvĂ© de l’allant. Et toute l’Ă©quipe s’en ressent. Dans un système qui lui correspond mieux, avec plus d’espaces pour se projeter Ă la rĂ©cupĂ©ration de la balle, le Japonais a retrouvĂ© ses jambes et sa percussion. En atteste sa chevauchĂ©e magnifique en 2e mi-temps qui s’est conclue par un tir sur la barre. A confirmer.
ON A MOINS AIMÉ
- Les mauvais choix offensifs. Si Reims n’a cadrĂ© que 2 tirs, c’est en partie Ă cause de certains mauvais choix dans la construction. Particulièrement après l’heure de jeu oĂą Toulouse a eu un peu plus de mal. Les entrants ont Ă©tĂ© un peu moins en rythme que les sortants, ce qui explique sans doute les mauvais choix. Les jeunes joueurs comme Diakhon ont sans doute voulu faire la diffĂ©rence seuls, pour mettre le Stade de Reims Ă l’abri d’un retour. Ce qui s’est avĂ©rĂ© ĂŞtre la mauvaise stratĂ©gie.
- La fĂ©brilitĂ© dĂ©fensive. De nouveau positionnĂ© en 5-4-1 comme la semaine passĂ©e, mais avec d’autres hommes, le Stade de Reims a manquĂ© de maĂ®trise malgrĂ© le clean-sheet. CĂ©dric KiprĂ© Ă©tait le seul dĂ©fenseur central de mĂ©tier Ă dĂ©buter le match. L’Ivorien Ă©tait accompagnĂ© de Sergio Akieme et de Hiroki Sekine pour composer l’axe, tandis que AurĂ©lio Buta et Nhoa Sangui devaient animer les cĂ´tĂ©s. Si face Ă Lens la dĂ©fense avait Ă©tĂ© solide, hier c’Ă©tait un peu plus difficile. Paradoxalement Toulouse a mis le Stade de Reims en difficultĂ© surtout en fin de première mi-temps, alors qu’ils Ă©taient rĂ©duits Ă 10. Cette fĂ©brilitĂ© est rĂ©currente et symptomatique. Un choix assumĂ© par Samba Diawara de laisser le ballon Ă l’adversaire pour permettre Ă son Ă©quipe de vite se dĂ©ployer en contre. ForcĂ©ment, Ă subir, le Stade de Reims concède beaucoup de situations et de tirs. Heureusement que le gardien est dĂ©cisif. FĂ©brile donc, mais Ă©tonnamment efficace depuis quelques matchs. Pour combien de temps encore ?
ON S’INTERROGE
- Le Stade de Reims ne va-t-il pas subir de dĂ©compression ? En pleine sĂ©rie positive depuis le match nul Ă Brest (0-0) et malgrĂ© la dĂ©faite cruelle face Ă Strasbourg, le Stade de Reims s’est redonnĂ© de l’ir au classement. Il compte 5pts d’avance sur le barragiste et le premier relĂ©gable Ă 4 matchs de la fin. Le prochain match Ă Montpellier pourrait ĂŞtre celui qui lui assurerait un bail d’un an de plus en Ligue 1. Or, le risque après une bonne sĂ©rie qui a permis au club de remonter la pente en championnat, ne serait-il pas de subir une dĂ©compression, face Ă Montpellier, bon dernier du championnat ? C’est un risque qui existe. Mais avec un maintien aussi proche et la carotte que reprĂ©sente la Coupe de France pour beaucoup de joueurs, il est peu probable de voir les joueurs lever le pied immĂ©diatement, sauf coup de pompe ou faits de jeu contraire. RĂ©ponse dimanche prochain.