Crédit photo : Julien LAMPIN

Le Stade de Reims n’a pas perdu le nord à Lens

Voilà qui fait du bien. Auteur d’une sacrée performance à Lens ce vendredi soir en ouverture de la 29e journée de Ligue 1, le Stade de Reims a retrouvé le sourire à désormais cinq journées de la fin de saison. Dominés par des Lensois stériles, les protégés de Samba Diawara, résilients dans l’effort, se sont appuyés sur un Yevhann Diouf héroïque dans ses cages et un Keito Nakamura ultra efficace offensivement. Un succès qui porte provisoirement le club à la 14e place.

LA FEUILLE DE MATCH

LENS Lens 0-2 Reims STADE DE REIMS

MI-TEMPS : 0-1
SPECTATEURS : 38.157
ARBITRE : M. Le Texier
BUT – Nakamura (33e, 88e) pour Reims
AVERTISSEMENTS – Aux Lensois Medina (81e)
Lens LENS : Ryan – Machado (Fulgini, 21e), Medina, Bah (Sarr, 41e), Gradit, Antonio (Pouilly, 46e) – Diouf (Ojediran, 77e), Thomasson – Koyalipou (Said, 62e), Sotoca (Nzola, 77e), Zaroury. Entr : Will Still
Reims REIMS : Diouf – Akieme, Gbane, Jeng (Sangui, 55e), Sekine, Buta – Atangana, Koné (Patrick, 64e) – Nakamura (Moscardo, 90e), Siebatcheu (Ibrahim, 46e), Ito (78e). Entr : Samba Diawara

LE MATCH

Peu importe que la victoire rémoise soit qualifiée de performance ou de hold-up. Les trois points acquis par le Stade de Reims ce vendredi soir à Bollart en match d’ouverture de la 29e journée de Ligue 1 sont quoiqu’on en dise d’une importance capitale en vue du maintien. Dans ce contexte, Samba Diawara avait prévenu. Outre la finale de la Coupe de France, le 24 mai prochain, il faudra disputer six autres finales, en championnat. La première, sur la pelouse lensoise, n’était pas évidente. Sans Joseph Okumu, blessé, ni Cédric Kipré, suspendu, l’entraîneur rémois devait composer avec une défense expérimentale. Il décidait de redescendre Mory Gbane dans l’axe d’une défense à trois, accompagné du jeune Malcom Jeng et de l’habituel latéral Hiroki Sekine.

Dans ces conditions, Reims souffrait logiquement, laissant la balle à des Lensois déterminés à vite faire plier son visiteur du soir. Et il faut un sauvetage de Mory Gbane, d’un tacle in extremis, pour empêcher Andy Diouf d’envoyer un tir puissant à l’entrée de la surface, après un mauvais renvoi marnais plein axe (7e). Face à la pression artésienne, les Rémois défendaient comme ils pouvaient, parfois de façon peu académique, mais toujours avec solidarité et combativité. Peu à peu, les Lensois, au-delà de l’activité du remuant Goduine Koyalipou, offraient un spectacle trop stéréotypé pour gêner véritablement une défense marnaise bien en place autour d’un Yevhann Diouf vigilant.

Diouf, ce héros, Nakamura, le finisseur

Dans une rencontre hachée, les Lensois laissaient quelques plumes. Deiver Machado puis Juma Bah, tous les deux blessés, devaient rejoindre le banc nordiste plutôt que prévu. De quoi permettre aux Champenois d’exister un peu plus. Mieux, si Aurélio Buto ne trouvait pas le cadre d’un tir croisé, Keito Nakamura, lui, refroidissait Bollaert d’une frappe imparable à la réception d’un centre en deux temps de Sergio Akiémé. Sonné, Lens attendait la fin de mi-temps pour reprendre sa domination. Toujours aussi combatifs, les Rémois s’en sortaient grâce à Malcolm Jeng sur sa ligne puis Yevhann Diouf dans les arrêts de jeu. La pression artésienne était encore plus forte au retour des vestiaires. Et il fallait encore un énorme arrêt réflexe du gardien rémois pour repousser une tête à bout portant de Koyalipou. Le portier marnais, encore plusieurs fois héroïque devant Wesley Saïd (72e) puis d’une parade devant Zaroury puis Thomasson (75e), était aussi bien relayé par sa transversale sur une nouvelle tentative d’Adrien Thomasson.

Finalement, à résister et piquer en contre, le Stade de Reims allait s’offrir le scénario parfait. En dégagement d’une nouvelle pression lensoise, Nhoa Sangui, parti de son camp, profitait d’un contre favorable pour se projet, franchir la ligne médiane, fixer la défense nordiste dans l’axe et décaler Keito Nakamura sur sa gauche. A l’entrée de la surface, le Japonais reprenait d’un enroulé de l’intérieur du pied droit à ras de terre. Hors de portée de Mat Ryan, le ballon trouvait le petit filet opposé (88e). Le temps d’un 14e arrêt (un record !) sur les 37 tirs lensois et Reims pouvait exulter, combien même Gabriel Moscardo ne convertissait pas l’ultime action de la partie. Voilà un succès salvateur dans une course au maintien pleine de rebondissements. Le Stade de Reims remonte provisoirement à la 14e place, avec deux points d’avance sur Angers et Le Havre qui joueront dimanche. Il reste cinq finales d’une même intensité nécessaire pour accomplir l’objectif final d’une saison bien galère.

LES RÉSULTATS ET LE CLASSEMENT

PROCHAIN MATCH

🆚 Toulouse
🏆 30e journée de Ligue 1
📅 dimanche 20 avril 2025
⌚ 17h15
🏟  Stade Delaune, à Reims (51)