Pascal Martinot-Lagarde, vice-champion d’Europe du 110m haies à Munich

Athlétisme — par Julien Lampin, le 18 août 2022 (0:13)

Au terme d’une finale serrée, le hurdler rémois (d’adoption) Pascal Martinot-Lagarde, a pris une frustrante deuxième place ce mercredi soir à Munich lors des championnats d’Europe. Auteur de son meilleur temps de la saison, le pensionnaire du Creps de Reims a vu l’or lui échapper pour un millième de secondes. Cruel, certes, mais de quoi valider une 12e médaille internationale.

Tout aussi compétiteur qu’il est, Pascal Martinot-Lagarde aurait pris, quoiqu’il arrive une médaille d’argent lors de ces championnats d’Europe à Munich, conclusion d’une saison encore perturbée par les pépins physiques. Mais à suivre le scénario de la finale du 110m haies ce mercredi, l’argent acquis a un goût amer tant PML imaginait avoir mangé son pain noir. Après une saison estivale entrecoupée par les alertes physiques et un championnat du monde stoppé précocement (élimination en demi-finale), le hurdler du Creps de Reims a, comme souvent, répondu présent le jour J pour signer son meilleur chrono de sa saison, en 13″14.

Insuffisant toutefois pour conserver un titre qu’il avait acquis en 2018, non loin de là, à Berlin. Mais son désormais célèbre cassé du renard n’a pas suffi. C’est qu’à l’issue d’une course ultra dense, marquée par la chute sur la dernière haie de l’autre espoir de médaille tricolore Sasha Zoya, le Rémois d’adoption arrivait en même temps que l’Espagnol Asier Martinez. A la photo finish, c’est finalement l’Espagnol qui fut sacré champion d’Europe après un incroyable départage au millième (13″138 contre 13″137). Un scénario quasi inverse à celui vécu il y a quatre ans face au Russe Shubenkov.

A 30 ans, Pascal Martinot-Lagarde ajoute malgré tout une nouvelle ligne à son palmarès et renforce encore sa réputation d’homme des grands championnats. De quoi lui faire garder le sourire après l’annonce immédiate du résultat. « J‘ai tout donné et je suis très content. C’est la ligne d’épaule qui compte et aujourd’hui, c’était Martinez devant », a confié PML au micro de nos confrères de France Télévisions. « C‘est à la fois horrible et magnifique, ajoutera-t-il quelques minutes plus tard devant la presse. Mais aucun regret. À ce niveau de distance, ce n’est même pas un clignement d’yeux. C’est de l’ordre du centimètre, ou à peine. Mais c’est la vie. Dans tous les cas, regardez mon parcours, j’ai eu des galères toute la saison. Là, pour moi, je finis sur une excellente note. Je n’ai rien à regretter. » Une 12e médaille internationale qui en appelle encore quelques unes supplémentaires. Avant ça, le hurdler français aura le droit a du repos bien mérité.