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Amélie Geoffrin : “Si ce n’est pas Paris ce sera Los Angeles !”

Entre les championnats de France de bateaux longs et la préparation des prochains championnats de France en sprint ou en marathon, Amélie Geoffrin, ambassadrice Team Sport Club est passée par les studios de RJR pour donner quelques nouvelles. Echanges…

Amélie, les Championnats de France d’avril à Libourne, comment ça s’est passé ? 

Ça s’est plutôt bien passé. Le bassin est vraiment agréable, j’ai fait 2 courses : une en K4 avec mes coéquipières où on termine vce-championnes de France et une en monoplace où j’ai finie 6e. On travaillait avec mes coéquipières depuis janvier, mais on n’est pas toutes toujours sur Reims donc on essaie quand même de se retrouver régulièrement même si c’est compliqué. Mais avec tout l’hiver, on a pu travailler.

Tu es dans une catégorie, en U23, où c’est quand même disputé, non ? 

C’est très dense chez les moins de 23 ans car la prochaine catégorie c’est les dames séniors où il y a les très très fortes qui vont aux JO. Et derrière, c’est vrai, il faut batailler.

Tu est désormais meneuse dans le K4, comment se font les dispositions dans les embarcations ?

Ce n’est pas le coach qui nous les imposent mais elles se font naturellement avec les préférences et ressentis de chacune : certaines préfèrent être à l’avant, d’autres à l’arrière.. Vu que je suis à l’avant, je regarde à droite à gauche pour savoir où sont les autres en vitesse. Et vu que là on faisait du 5000m, il faut être très vigilant sur ce qu’il y a autour de soi, gérer les virages et le monde autour de soi, les vagues et même l’environnement.

“d’abord les championnats de France de vitesse avant les France de marathon”

Tu fais partie de celles et ceux qui sont partis en Afrique du Sud également cet hiver..

On est partis à 16 dont 12 pagayeurs. C’est la deuxième fois qu’on y va en 2 ans. Je ne sais pas si on peut dire d’y aller tous les ans mais c’est amené à se reproduire, d’autant que ça motive du monde. J’ai des cadets dans le club qui me disent qu’ils s’entrainent pour venir avec nous.

Dans l’approche de la discipline, qu’est ce que ça change ? 

On s’est pas mal entrainés avec les locaux, et c’était assez impressionnant car on était beaucoup dès 6h du matin, ça change d’ici où je suis souvent toute seule le matin (rires).

L’objectif sur un stage comme ça c’est de retrouver des performances physiques, d’améliorer la cohésion ? 

En terme de cohésion je pense que l’on est au max après un stage comme celui-ci. Et au niveau des entraînements, au retour on essaie de transférer au mieux les sensations que l’on a eu lors du stage, qui sont différentes de celles que l’on a chez nous, notamment au niveau de la vitesse.

Vous avez participé à une course la bas qui semble être assez connue ?

La Sea dog paddle series. Elle a lieu tous les vendredi peu importe les conditions météorologiques. Par exemple il y a 2 ans il y avait 0 vague et cette années énormément de vagues, donc il fallait être hyper stratégique. Ya des moments, tu te fais doubler par quelqu’un parce qu’il a la bonne vague. C’est une bonne expérience.

Tes prochaines compétitions ? 

Ce week-end à Mantes-la-Jolie aux sélectives Nationales de vitesse en 500m pour les Championnats de France. Ensuite on a encore des sélectives mais pour les Championnats de France de marathon à Valenciennes sur 24km. Ensuite, on repart en stage en Slovénie pendant 2 semaines et demie pour préparer les France de vitesse.

Paris 2024, c’est un vrai objectif ? 

Evidemment, depuis que je suis cadette, junior, on m’en parle. Ca va arriver vite, surtout avec le décalage de Tokyo. Même si c’est trop tôt pour dire que j’y serai en tant que participante, je m’entraîne pour. Et si c’est pas Paris ce sera Los Angeles !