St-Brice Courcelles, construction an II

Handball — par Julien Lampin, le 24 août 2018 (15:40)

Crédit photo : Elodie SAINTE

Ils ont repris il y a une quinzaine de jours, en comité réduit. Ils sont désormais suffisamment depuis 6 jours pour rentrer dans le vif du sujet. L’occasion de réaliser un premier double test, contre Compiègne ce vendredi soir à St-Brice et à Savigny-sur-Orge ce samedi pour préparer une saison de N2 que le club souhaite au moins aussi bien que l’an passé.

Dans une ambiance calme et conviviale, Stéphane Pellan, qui entame sa deuxième saison à la tête du groupe brico, pose les plots un à un sur le terrain, sifflet à la bouche, l’oeil mi-rieur mi-attentif. A l’autre bout de la salle, les joueurs présents enchaînent les exercices de gainage, entre deux séquences avec ballon. Une sérénité estivale due à une intersaison plutôt calme pour l’ASSBCH. Le départ d’Alexis Mathieu a été compensé par l’arrivée du seul vrai nouveau venu, David Bogus, désormais ex-joueur de Saint-Ouen l’Aumône (N2). Romain Baumann tentera de faire oublier Alexis Jacquin sur la base arrière, dont l’avenir se dessine à Cherbourg. Mais le retour du Brico, droitier, n’offre pas le même profil au coach marnais. Dans une poule indécise, Stéphane Pellan espère bien avoir quelques indications sur les nouvelles forces de son collectif dès les matchs amicaux. Peu importe le score.

Stéphane, compte tenu de la saison déjà vécue ici à St-Brice, est-ce qu’on repart d’une feuille blanche ou on tire des enseignements de la saison passée ?

On tire toujours des enseignements, mais la copie reste un peu vierge quand même au début, notamment par rapport aux adversaires qu’on va croiser cette saison. Il y a énormément de changements dans la poule, plus de la moitié, c’est la première fois que je vois un tel chamboulement. Du coup, on repart un peu dans l’inconnu, même si l’an passé c’était la N2 qui m’était étrangère, là je sais tout de même à peu près à quoi m’en tenir. Maintenant, récupérer des équipes comme Livry-Gargan, je ne suis pas sûr qu’on gagne au change. Au niveau de notre équipe, il n’y a pas de profonds changements. l’ossature reste globalement la même. Le retour de Romain Baumann fait que la relation avec les joueurs devrait aller assez vite, même s’il ne sera pas toujours présent.  Et puis il y a les jeunes ou ceux qui ont fait quelques apparitions en N2 l’an passé. A eux dont la porte est entrouverte d’ouvrir complètement la porte.

Crédit photo : Elodie SAINTE

 

Cette stabilité était recherchée ou il y avait une volonté de se renforcer en nombre ou en qualité ?

On repart sur un groupe de 18, c’est un de moins que l’année dernière, donc ce n’est pas excessif. Maintenant la problématique c’est de palier les départs de titulaires. Alexis Mathieu dans les buts, Jérémy Raffegeau arrière-gauche qui était quand même solide en défense, Rémi Lecompte et Alexis Jacquin… On perd notre poste d’arrière droit. Après il y a des joueurs comme Mathieu Barthélémy qui ont fait une demie saison, qui profitera peut-être de l’aubaine. Il a montré de bonnes choses sur la 2e partie de saison. On a aussi des profils de joueurs polyvalents comme Adrien Goffin qui peut jouer sur toute la base arrière, Romain Baumann peut dépanner à droite aussi. Ils devront être au service du collectif. S’ils tirent c’est qu’ils sont dans une bonne situation ou en fin de possession, mais je ne veux pas du à l’arrache.

Quels sont les objectifs dans une poule à découvrir ?

Le début de saison sera compliqué à cause du calendrier. La première journée est assez indigeste avec Livry-Gargan chez eux d’entrée. Dire qu’on veut faire mieux que l’année dernière, c’est l’idée, mais c’est difficile de se projeter. Certaines équipes se sont bien renforcées, d’autres seront peut-être plus faibles, il faut voir. Il faudra aussi voir comment la mayonnaise va prendre chez nous malgré le peu de changements mais est-ce qu’on sera aussi efficaces en attaque notamment puisque c’est l’attaque qui nous a sauvés. Avec Romain, on pourra en ajouter peut-être encore davantage, mais il faudra moins en encaisser donc pour ça il y a d’autres choix tactiques à faire.

Le fait que beaucoup se connaissent, qu’est-ce qu’on travaille en pré-saison ?

On a l’avantage de faire une préparation de cinq semaines et demi, l’idée c’était quand même de mettre de l’intensité physique, avec des séquences séparées sur le temps entre la muscu, la piste et le gymnase. Quand on est en gymnase on touche du ballon, on l’a fait quasiment dès les premiers jours, même si on a aussi bien chargé en salle

« Construire vers le semi-professionnalisme, ça ne se fait pas en un an »

Vous jouez Compiègne puis Savigny ce week-end, comment a été construit le programme amical ?

Là aussi, l’équipe n’ayant pas beaucoup changé, ca ne servait à rien non plus de charger en nombre de matchs amicaux. On ne joue pas trop tôt par rapport à l’année dernière, là on a attendu presque 20 jours pour jouer, ca permettra de bien jauger le travail sur deux semaines et demi. Ensuite on disputera un tournoi à Compiègne sur trois jours contre des équipes qui seront solides dans la poule 3 qui est révélatrice du bon niveau de la N2. En tout ca fera cinq matchs compliqués à gérer. En dehors du résultat, ca permettra de mettre en exergue ceux qui ont le niveau, ceux qui ont encore des choses à travailler. Finalement, une préparation assez classique.

L’idée c’est d’être prêt tout de suite ?

Oui, on ne va pas galvauder Livry. On va essayer de faire quelque chose. Quelque part, il vaut mieux les jouer au début de saison, parce qu’ils ont cinq nouveaux joueurs, plus le fait qu’ils ne soient pas parvenus à monter l’année dernière, ça peut les titiller, donc on doit êtes prêts rapidement.

A l’aube de votre 2e saison, avec quel état d’esprit vous abordez ce nouvel exercice ?

Toujours le même, je suis arrivé ici pour construire et pas seulement sur la N2, donc je continue mon travail en profondeur. On a sûrement plus d’avancées structurellement et sportivement sur le reste du club que sur l’équipe première mais c’est normal. Construire vers du semi-professionnalisme, ca ne se fait pas en un an. Il y a encore beaucoup de choses à faire évoluer, ça se fait en coordination avec les dirigeants