Malgré une saison satisfaisante au vu d’un effectif jeune, le Stade de Reims féminin, actuellement en Seconde Ligue, devrait redescendre la saison prochaine au niveau régional. Néanmoins, le Stade de Reims assure garantir le développement du foot féminin en se concentrant sur les jeunes et la formation.
C’est désormais officiel, le Stade de Reims n’évoluera plus à l’échelon professionnel dans sa section féminine. En tout cas, plus tout de suite. Après deux années d’incertitudes concernant l’avenir de l’équipe rémoise, notamment depuis le départ d’Amandine Miquel, l’équipe première semblait décliner, d’abord via une relégation sportive et avec des moyens de plus en plus limités. Un communiqué du Stade de Reims a confirmé la dynamique ce vendredi : “L’évolution constante des exigences réglementaires, organisationnelles et structurelles, imposées dans un contexte économique global du football français particulièrement contraint, ne permet pas au club de maintenir l’inscription de l’équipe première dans un championnat national”.
Des arguments et des enjeux financiers qui laissent à penser que la section féminine, sans modèle économique viable, reste une variable d’ajustement. Une situation que les joueuses ont du mal à encaisser. “Lorsque nous avons constaté un désengagement progressif de la part du club sur les deux dernières saisons, nous n’avons rien dit“, avaient rétorqué un peu plus tôt dans la journée les joueuses via l’UNFP. Sur le terrain pourtant, les Rémoises s’étaient battues jusqu’à la dernière journée cette saison pour maintenir l’équipe lors d’un ultime succès contre Lille en Seconde Ligue. Des exploits sportifs qui ne payeront donc pas l’année prochaine.
Non, le stade n’abandonne pas les filles, mais non, les infos relayées ne sont pas fausses
Pour autant, si le monde professionnel s’éteint, le Stade de Reims s’est attaché à rappeler qu’il n’abandonnait pas le foot féminin. “Non, le Stade de Reims n’arrête pas sa section féminine (…). Le club poursuit en effet pleinement son engagement en faveur du développement de la pratique et continuera de faire évoluer, au cœur du Centre de vie Raymond Kopa, plus d’une centaine de licenciées”, privilégiant ainsi la formation. Un engagement qui pourrait permettre de conserver tout de même quelques subventions, mais qui conteste, dit le communiqué, “des informations relayées ces dernières heures”. L’éclaircissement souhaité confirme pourtant les révélations lues et entendues par ailleurs.