Le Stade de Reims féminin s’attend à une intersaison mouvementée après une relégation sur le plan sportif. La saison terminée depuis un peu moins d’un mois laisse déjà place aux mouvements comme lors de chaque intersaison. Et on peut dire que c’est agité avec déjà trois départs à signaler. Ce sont Monique Ngock, Anaële Le Moguédec et Léa Notel qui ouvrent le bal des départs qui s’annoncent très nombreux.
Si le renouvellement annuel de l’effectif n’est pas une surprise, il sera cet été encore plus important que d’habitude dans la mesure où l’équipe descend en deuxième division. Déjà trois départs ont été annoncé ces derniers jours par les joueuses elles-mêmes mais pas encore par le Stade de Reims. Trois joueuses très souvent titulaires quittent le club pour évoluer à coup sûr pour deux d’entre elles en Arkéma Première Ligue. Anaële Le Moguédec part au Paris FC club très ambitieux après quasiment deux années à Reims, tandis que Monique Ngock s’engage à Fleury à la suite de ses trois ans à Reims. Léa Notel une historique du club qui a tout connu avec le Stade de Reims des U19 nationaux à son arrivée en 2020-2021 jusqu’à la 4e place lors de la saison 2023-2024, n’a pas encore annoncé le club dans lequel elle évoluera pour les prochaines saisons.
Les mouvements à chaque intersaison se faisaient jusque là dans l’optique d’un renouvellement d’effectif. Ce renouvellement permettait par la même occasion à certaines joueuses de partir pour évoluer dans de plus grands clubs à l’échelle nationale comme Melchie Dumornay à Lyon et Kessya Bussy au Paris FC. Mais la situation un peu particulière du club avec la relégation à l’issue de cette saison 2024-2025 marque un tournant dans sa stratégie globale et remet tout en cause. Les départs déjà annoncés de Le Moguédec, Ngock et Notel sont finalement assez logiques. La descente va aussi entraîner un changement de stratégie de recrutement. Sous l’impulsion de Amandine Miquel, le club avait eu l’habitude de réaliser des recrues internationales venant d’Afrique ou même d’Amérique. Avec le retour en deuxième division, le Stade de Reims va devoir changer son fusil d’épaule. Au lieu de recruter à bas prix au niveau international, le club recrutera beaucoup plus de jeunes joueuses locales pour limiter davantage les dépenses.
Il faudra attendre l’ensemble des mouvements durant cette période de mercato pour se faire un avis définitif sur cette équipe. Mais il est clair que l’objectif de la section féminine en Seconde Ligue ne sera pas de remonter tout de suite en Arkéma Première Ligue, mais sera plutôt de bien figurer dans un championnat difficile au regard de la densité. La moyenne d’âge qui n’était pas très grande lors de la saison qui vient de se terminer, ne sera pas plus élevée lors de la saison à venir.