Après des premières minutes difficiles à cause d’un but encaissé dès la 4ème minute sur corner face à un adversaire qui réalise une saison magnifique et qui lutte pour une qualification européenne, le Stade de Reims n’a jamais su revenir au score. (voir résumé ICI). Un arbitrage douteux sur certaines situations aura eu raison du Stade de Reims qui se retrouve barragiste pour la première fois de la saison à un point du premier non relégable Le Havre, à l’issue de cette 28ème journée. Voici ce qu’on a aimé et moins aimé.
ON A AIMÉ
- L’envie en deuxième mi-temps. Après une première mi-temps vraiment difficile pour le Stade de Reims, la seconde a été bien meilleure. Revenu avec de meilleures intentions, le bloc marnais a été plus haut dès l’entame du second acte dans le but de gêner une équipe strasbourgeoise bien huilée. La mi-temps a fait du bien pour les joueurs de Samba Diawara qui ont pu corriger les problèmes tactiques de la première période. Être plus haut face à Strasbourg est un jeu risqué pour Reims qui a laissé des espaces dans le dos de la défense et ainsi les Alsaciens avoir des occasions de doubler la mise. Malgré ce retard d’un but concédé sur corner dès la 4e minute, le Stade de Reims n’a pas abdiqué notamment en deuxième mi-temps.
- La capacité à se montrer dangereux. C’est une forme de logique, mais voir le Stade de Reims essayer de produire du jeu pour tenter d’égaliser est plutôt appréciable et peut sembler être une réaction positive. Malgré des manques évidents comme quasiment à chaque match dans la construction, le Stade de Reims n’a pas hésité à provoquer à plusieurs reprises la défense Alsacienne notamment après l’entrée de Mamadou Diakhon qui n’a cependant pas tout réussi. Sans un grand Petrovic, il y a fort à parier que le Stade de Reims aurait pu égaliser. Keito Nakamura a été également intéressant dans sa capacité à tromper la vigilance de la défense strasbourgeoise très bien regroupée sur ses deux occasions en deuxième mi-temps.
ON A MOINS AIMÉ
- Le marquage sur le but de Strasbourg. La plupart des suiveurs et supporters du club savent bien que le principal point faible du Stade de Reims se situe sur les coups de pied arrêtés défensifs. Quelques jours après le but concédé sur corner à Cannes, c’est à nouveau sur cette phase de jeu que le club a été puni ce dimanche. A la suite d’un corner frappé dès la 4e minute par Sebastian Nanasi, Ismaël Doukouré a été oublié dans la surface, par Hiroki Sekine qui était entouré en plus du buteur par le capitaine Andrey Santos, qui aurait pu lui aussi reprendre le ballon. Ce but illustre de nouveau la grande fragilité défensive rémoise sur chaque coup de pied arrêté, et un certain manque d’agressivité. Sans doute beaucoup de frustration côté rémois de céder encore sur corner.
- L’apathie de la première mi-temps. Le scénario du match de ce dimanche a été différent de celui face à Marseille. Le Stade de Reims a concédé un but très tôt et n’a pas été en mesure de revenir au score. Il est déjà apparu cette saison que le Stade de Reims est une équipe à réaction. Certes cela a été le cas en deuxième mi-temps mais pas lors de la première mi-temps. Malgré ce but encaisse très tôt dans le match, le plan rémois n’a pas changé, un bloc bas qui attendait de récupérer des ballons afin de contrer, comme face à Marseille. Les milieux et attaquants rémois n’ont pas eu l’occasion de se trouver dans une position de contre tant la domination technique strasbourgeoise était énorme. Strasbourg a donc pu développer son jeu sans pour autant se créer énormément d’occasions durant ce premier acte. Comme souvent, le Stade de Reims aura affiché deux visages complètement différents au cours d’un match, n’étant pas en capacité de commencer un match comme il l’a terminé ce dimanche.
- L’arbitrage de Clément Turpin. Adulé et mis en avant par les instances du football français comme étant le meilleur arbitre de l’hexagone, les semaines se suivent et les erreurs restent. Ce match entre Reims et Strasbourg a déjà fait polémique hier soir tant le Stade de Reims a été lésé dans les décisions arbitrales. D’abord il y a le sujet du but refusé à Junya Ito en première mi-temps. Une situation litigieuse où le ballon touche effectivement l’épaule de l’international Japonais, mais touche juste avant la main du défenseur de Strasbourg, Mamadou Sarr. Lorsque l’on regarde les ralentis, il est pourtant simple de conclure que le ballon touche l’épaule de Junya Ito car il est touché juste avant par la main de Sarr. Puis la deuxième polémique intervient juste dans le temps additionnel lorsque Valentin Barco bouscule très clairement Junya Ito sans regarder une seule seconde le ballon. Là encore, Clément Turpin ne siffle rien et ne fait même pas appel à la VAR, sans doute pour ne pas avoir à se contredire. Pourtant, la faute semble indiscutable, mais pas pour tout le monde visiblement.
ON S’INTERROGE
- Le Stade de Reims aura-t-il les ressources pour repasser hors de la zone de relégation ? Après cette défaite face à Strasbourg, le Stade de Reims se retrouve barragiste pour la toute première fois de la saison. Le principal concurrent du Stade de Reims, Le Havre qui a gagné 2-0 à Montpellier ce dimanche possède désormais 1 point d’avance sur le club Marnais. Mais les 3 prochains matchs pour les Havrais ne sont pas simples, Rennes puis le PSG et Monaco. Tandis que Reims jouera lui Lens, Toulouse et Montpellier. Outre les rencontres face à Montpellier et Saint-Etienne, le Stade de Reims possède sans doute un calendrier un peu moins difficile que Le Havre qui affrontera en plus Auxerre, Marseille et Strasbourg. Si le club rémois veut se maintenir, il faudra profiter du calendrier corsé du Havre pour prendre des points, alors que la différence de buts est encore largement à l’avantage du Stade de Reims. Enfin, le calendrier du deuxième adversaire direct de Reims n’est pas facile également. Saint-Etienne qui se trouve actuellement à 3 points des Marnais jouera en plus de la rencontre à Delaune, face à Brest, Lyon, Strasbourg, Monaco et Toulouse.
- Quelle charnière centrale à Lens ? Incertain avant le match mais tout de même titulaire, Joseph Okumu s’est blessé au cours de la deuxième mi-temps (remplacé par Diakhon) à l’épaule. Il doit passer des examens ce lundi, mais une fracture est redoutée par le staff, ce qui mettrait fin à sa saison. Mais les ennuis ne s’arrêtent pas là pour le Stade de Reims qui a perdu dans la confusion son deuxième défenseur central titulaire, Cédric Kipré qui écope de son deuxième carton rouge après celui reçu à Rennes lors de la défaite 1-0. Une question se pose donc pour Samba Diawara sur la composition de sa charnière centrale. Si Malcolm Jeng, le seul défenseur central sur le banc face à Strasbourg, devrait selon toute vraisemblance être titulaire à Lens, il y a une interrogation sur celui qui devrait l’accompagner. Mory Gbane pourrait être la solution la plus simple étant donné que depuis son arrivée il joue plutôt au coeur de la défense à 5 instaurée à plusieurs reprises, bien que son poste naturel soit milieu de terrain. Une autre solution pourrait être Valentin Atangana qui a joué à ce poste au Parc des Princes, mais cette hypothèse semble un moins réaliste, tant ce dernier est essentiel au milieu.