📄 J+1 | Lens – Stade de Reims (J29) · Reims provoque un coup de grisou à Lens

Ce n’est pas forcément dans les habitudes du Stade de Reims de venir gagner à Bollaert, et pourtant (voir résumé ICI). Un match comme on en voit rarement, une équipe rémoise qui joue sur les contres et qui trompe par deux fois la vigilance d’une défense lensoise trop tendre. De l’autre côté, Yehvann Diouf aura assurer sa part du travail avec 14 arrêts, un record dans l’histoire moderne du championnat. Grâce à cette victoire, Reims gagne une place et sort de la position de barragiste. Voici ce qu’on a aimé et moins aimé.

ON A AIMÉ

  • Les contre-attaques rémoises. Alors oui, c’est vrai certaines auraient pu être mieux négociées mais que les contre-attaques rémoises ont mis toute le bloc adverse en difficulté. Le Stade de Reims était venu à Bollaert d’abord pour bien défendre et ainsi espérer quelques contres à négocier. C’est ce que la formation marnaise a fait. Avec des joueurs aussi dangereux que Junya Ito et Keito Nakamura, les Rémois allaient pour sûr avoir des coups à jouer. Les quelques imprécisions techniques lensoises ont parfois aidé les joueurs de Samba Diawara qui n’en demandaient pas tant. Le deuxième but est d’ailleurs l’illustration parfaite de l’utilisation des contres par les Rémois. Alors que Lens ne parvenait pas à marquer, Nhoa Sangui interceptait le ballon dans son camp et remontait tout le terrain pour fixer la défense adverse et donner le ballon du 2-0 à Keito Nakamura. Un doublé pour lui.
  • Les arrêts de Yehvann Diouf. C’est une habitude de voir le gardien rémois être décisif, mais c’est toujours impressionnant de le voir en action. Très sollicité par les nombreux tirs lensois (37 au total), Yehvann Diouf n’a jamais rompu. Entre ballons aériens captés ”facilement”, et parades spectaculaires, le portier du Stade de Reims a été infranchissable vendredi. Réalisant 14 arrêts (un record depuis la saison 2006-2007), le néo international sénégalais confirme encore une fois son statut, et semble dans le haut de la liste des meilleurs gardiens de Ligue 1. Si le Stade de Reims parvenait à se maintenir, ça serait en grande partie grâce à ses performances exceptionnelles.
  • La combativité et la solidarité. Si la victoire est satisfaisante, il ne faut pas oublier combien Reims a souffert. La possession de balle était lensoise, la domination aussi. Mais même si la qualité de jeu n’était pas des plus agréable pour un fan de foot, il faut reconnaître que le Stade de Reims s’est trouvé une façon de jouer. Sans ses deux titulaires au poste, en défense centrale, Samba Diawara a du composer. Et si ce n’était pas toujours académique, la défense rémoise est restée solide via sa combativité et sa solidarité. Face aux nombreuses situations, il y avait toujours une jambe ou une tête pour repousser les tentatives lensoises et ne pas augmenter encore les sollicitations de Yevhann Diouf.

ON A MOINS AIMÉ

  • Les quelques erreurs techniques. Si au cours du match, le réalisme offensif rémois a été mis en avant (2 buts avec 2 tirs cadrés), il y a eu tout de même pas mal d’erreurs techniques dans la construction rémoise, ce qui a empêché de faire le break plus tôt. Sans pour autant se mettre en difficulté ou en danger avec des pertes de balles à de mauvais endroits, les joueurs de Samba Diawara affichent encore une moyenne de passes réussies extrêmement faible pour une équipe de Ligue 1 (72%). Ces pertes de balles viennent sans doute du pressing exercé par les Lensois qui voulaient imposés leur jeu à domicile, sans grande réussite.
  • Le style de jeu. Comme écrit plus haut, ce n’est pas forcément très beau, mais ça débarrasse et c’est efficace. Comme contre Marseille, le Stade de Reims n’a pas offert une production de jeu développée. Mais il a trouvé de quoi se rassurer en trouvant solidité défensive et efficacité clinique en contre. Il sera temps d’être beau plus tard.
  • La fébrilité de Malcolm Jeng. Déjà en grande difficulté face à Monaco, le jeune défenseur suédois n’a pas été vraiment à la fête ce vendredi à Bollaert. Arrivé lors du mercato hivernal, Malcolm Jeng a débuté son deuxième match en Ligue 1, et on ne peut pas dire que le Suédois se soit trouvé à son aise. Dans un système à 5 défenseurs dans lequel il était le seul défenseur central de formation, il n’a pas semblé hésitant dans ses interventions. Gbane et Sekine, pourtant respectivement milieu défensif et latéral droit étaient mieux dans leur match, et étaient plus rassurants. Des premiers pas difficiles pour le jeune défenseur qui avec la blessure (moins grave que prévu de Joseph Okumu) aura peut-être encore un rôle à jouer dans les prochaines semaines.

    ON S’INTERROGE

  • Le Stade de Reims sera-t-il autant réaliste lors des prochains matchs ? Comme développé précédemment, le Stade de Reims s’est montré extrêmement réaliste devant le but Lensois avec 2 buts en autant de tirs cadrés. Souvent pointé du doigt cette saison, le jeu offensif des Rémois semble être plus fluide ces dernières semaines. Dans ce sprint final pour maintenir le club, il faudra voir un Stade de Reims tout aussi efficace dans les deux surfaces. Les joueurs de Samba Diawara sont, on le sait plus à l’aise face à des équipes qui aiment avoir le ballon pour les contrer rapidement, comme à Lens ce week-end. Face à Toulouse, une équipe qui aime faire le jeu, le Stade de Reims pourra sans doute déployer son jeu de la même manière que ses dernières sorties, en contrant l’adversaire. Mais même si le bloc Rémois arrive à contrer les Toulousains, est-ce que les joueurs de Samba Diawara auront la même réussite devant le but.