Monaco – Stade de Reims • Le J+1 | Une victoire de prestige

Football — par Fabien Moretto, le 15 janvier 2024 (11:03)

Au surlendemain de la belle victoire du Stade de Reims sur le Rocher pour le compte de la 18e journée du championnat. Un match abouti, une belle opération comptable et un bon signal envoyé en ce début 2024, après une fin de première phase compliquée. C’est notre analyse à froid, c’est le J+1.

Le bulletin

  • Yevhann Diouf ⭐⭐⭐⭐
  • Thomas Foket ⭐⭐⭐
  • Emmanuel Agbadou ⭐⭐⭐
  • Joseph Okumu ⭐⭐⭐⭐
  • Thibault De Smet ⭐⭐⭐
  • Teddy Teuma ⭐⭐⭐⭐
  • Reda Khadra⭐⭐⭐⭐
  • Azor Matusiwa ⭐⭐⭐⭐
  • Valentin Atangana-Edoa ⭐⭐⭐
  • Mamadou Diakhon⭐⭐⭐
  • Mohamed Daramy ⭐⭐⭐⭐

L’analyse

Reims s’offre une victoire de prestige chez le troisième du championnat et une revanche sur le match aller, perdu sur le même score à Delaune, pour l’anecdote. Un score acquis à la rémoise, en contre, avec beaucoup de percussion et d’intensité dans la récupération et les transitions mais également avec de la rigueur (et de la réussite) dans le secteur défensif.

Les clés du match

L’arrêt de Diouf à la 21e minute. Une récupération haute de Fofana, Ouatarra lancé sur la gauche, un bon centre pour Ben Yedder totalement seul au point de penalty. Un caviar et l’international français ne rate pas son geste mais Diouf effectue une sortie parfaite, pleine d’autorité et détourne la reprise du Monégasque au dessus. C’eut été l’ouverture du score et un autre match.

Le premier but à la 34e. Récupération de Matusiwa devant la surface rémoise, Foket, Matusiwa, Teuma, Daramy, Teuma, Boum ! Lucarne ! Une magnifique sortie de ballon, une action limpide, une frappe superbe. Quel but ! Il permet en outre au Rémois de prendre l’ascendant sur Monaco.

Le deuxième but rémois à la 54e. Peu après l’égalisation monégasque, Khadra fait parler son talent. Une magnifique prise de balle sur son aile droite pour se mettre dans le sens du jeu, de la virtuosité et de la réussite pour se jouer des deux centraux du Rocher et de la finesse pour pousser le ballon au fond. Il remet très vite les hommes de Still dans le sens du jeu après l’égalisation. Monaco ne s’en relèvera pas.

Nos impressions

ON A AIMÉ

  • La victoire. Troisième victoire officielle de rang dont deux en championnat. Reims fait une très bonne opération comptable, passe devant l’OM au classement et se replace dans la course aux accessits européens. Elle envoie en plus un joli signal à ses opposants en l’emportant, avec la manière, chez un postulant au podium. Il y aura des hauts et des bas mais il faudra compter avec Reims.
  • Le succès acquis sur ses forces et ses valeurs. Un assise défensive solide, un gros impact dans le jeu, des transitions éclaires. C’est une vraie victoire estampillée Will Still. Une identité forte et efficace qui peut être exigeante pour les organismes mais qui fait du mal aux adversaires du Stade quand tout fonctionne.
  • Les trois buts. Trois buts qui auraient mérité le top but du Téléfoot de notre enfance (référence de vieux). Trois buts dans le jeu sur trois récupérations. Une tendresse particulière pour le raid solitaire de Khadra mais Teuma et Matusiwa n’ont rien à lui envier. Le résultat et la manière, que demander de plus.

ON A MOINS AIME

  • Le début de rencontre a été compliqué pour le bloc rémois. Les Rouge et Blanc ont mis un peu de temps à prendre le tempo du match face au troisième du championnat. On l’a écrit plus haut, sans un grand Diouf, la dynamique du match aurait pu être tout autre. Heureusement, tout a souri ou presque par la suite. De même, et ce n’est pas la première fois cette saison, le retour des vestiaires a été mal négocié avec l’égalisation monégasque dès la 48e minute dans une défense rémoise un peu passive et loin des attaquants. Un problème récurent.

ON S’INTERROGE

  • Thomas Foket encore une fois. Défensivement il a encore soulevé des doutes samedi. En retard, loin de ses opposants, il est notamment impliqué sur le but de Monaco, la rare fois où Okumu ne l’a pas couvert. C’est récurrent et une interrogation qui revient régulièrement. Pour autant, il reste un joueur intéressant dans les transitions rapide du Stade. Et samedi, il a apporté sur le plan défensif, impliqué sur tous les buts et notamment le premier but, auteur de la passe pour Matusiwa qui créé le décalage et accélère la contre-attaque. Une jolie inspiration décisive.