FC Nantes – Stade de Reims • Le J+1

Ce dimanche, le Stade de Reims a retrouvé le chemin de la victoire à Nantes en disposant des Canaris sur le score de 3-0. Une victoire importante survenant juste après la fin de la série d’invincibilité achevée contre Marseille. Retour sur les éléments de la rencontre d’hier. 

ON A AIMÉ

  • L’efficacité devant les buts. Tandis que les Rémois étaient chahutés pendant les 30 premières minutes du match, ces derniers sont parvenus à débloquer le match en deux minutes. Profitant d’une mauvaise relance de la défense sur une splendide chevauchée du capitaine Yunis Abdelhamid et d’un contre expéditif sur l’engagement qui s’en est suivi, Alexis Flips a mis les siens à l’abri juste avant la pause. Pas de chance, en revanche, pour Folarin Balogun, qui a trouvé par deux fois la transversale.
  • L’intention de toujours jouer de l’avant. S’il y a bien des valeurs et principes qui ne changent pas dans cette équipe, c’est bien cette force collective de toujours rebondir pour aller en direction des cages adverses. A 2-0 puis 3-0, les Rémois ne se sont pas arrêté de jouer et n’ont jamais cessé de progresser vers l’avant pour mettre à mal cette équipe nantaise, déjà bien fragilisée par le doublé concédé en première période.
  • Yevhann Diouf. Encore lui, le si décisif portier rémois. Concédant deux buts lors de la réception de Marseille il y a deux semaines, Yehvann Diouf restait sur six cleans-sheets consécutifs en championnat. Du côté de la Beaujoire, l’ancien troyen est tout de suite rentré dans son match. Offrant une double parade sur sa ligne à 15e minute puis s’imposant face à Florent Mollet quelques instants plus tard, le gardien rémois a été un artisan clé de la stabilité défensive de son équipe en Loire-Atlantique.
  • Marshall Munetsi. Repositionné un peu plus haut sur le terrain, le Zimbabwéen sait tout faire. Et quand il le fait bien, il est sans doute un des meilleurs milieux de Ligue 1. Sans jamais rechigner à la tâche, il n’échappe évidemment pas aux efforts défensifs de l’équipe. Mais il n’hésite pas à se projeter dès que l’occasion se présente. Intelligent dans son positionnement entre les lignes, il se porte souvent dans la surface adverse pour faire le surnombre. Tactique gagnante dimanche, lorsqu’à la réception du ballon que Folarin Balogun venait d’envoyer sur la transversale, il poussait la balle dans les filets. Déjà son 6e but cette saison, le 12e but en Ligue 1. Et preuve de sa polyvalence, il a inscrit 6 buts du droit, 4 du gauche, un de la tête et un du genou.
  • Un collectif mature et solidaire. L’autre grande force de ce Stade de Reims “re-Still-isé”, c’est sa capacité à toujours rester focus. Assurés de la victoire, les Rémois n’ont rien cédé en fin de match, attachés à réaliser un nouveau clean-sheet. Alors quand Yunis Abdelhamid assurait mal une passe en retrait, trois autres joueurs se précipitaient pour empêcher l’adversaire d’oeuver. Aussi, opposés à des Nantais plus rugueux dans le second acte, les Rémois ne sont jamais sortis de leur match. Quand bien même il y aurait eu des accrochages, sagesse et humilité ont été les mots d’ordre instaurés par Will Still.

ON A MOINS AIMÉ

  • La première demi-heure. Comme réglé encore à l’heure d’hiver, les Rémois ont mis un moment avant de voir la lumière à Nantes ce dimanche. Au bord de la rupture dès le premier quart d’heure avec trois occasions consécutives détournées miraculeusement, les Rouge et Blanc ont plusieurs pêché techniquement,  notamment la dernière passe. Sans maîtrise pendant trente minutes, les Rémois faisaient des efforts évitables de replacement. Pas de quoi opérer le traditionnel pressing très haut qu’on a pu voir par le passé. On peut aussi noter, sans en tenir rigueur, quelques mauvais choix.
  • La timidité des entrants. Bien revenus dans la partie après 25 minutes de jeu, les Rémois se sont aussi offert une dernière demi-heure sereine. L’occasion pour joueurs entrants de s’illustrer sans pression. Si Arber Zeneli a bien percuté sur un de ses premiers ballons côtés gauche, la frappe qui a suivi a été à l’image de ses dernières prestations, bien timides. Kamory Doumbia et Myziane Maolida n’ont pas fait mieux.
  • La VAR. Alors que les Rémois continuaient de développer leur jeu offensif dans le second acte, Andrei Girotto adresse un vilain tacle sur Alexis Flips à hauteur de la cheville. Le Rémois semble souffrir. Mr. Bollengier décide alors de s’appuyer des images vidéo pour se prononcer sur la couleur du carton. Un jaune sera finalement délivré au Nantais, qui cèdera sa place quelques instants plus tard. Heureux d’avoir sans doute rejoint le banc de touche et non celui des vestiaires. Aurait-il fallu que la cheville soit cassé pour obtenir une couleur de carton plus foncée ?
  • Relâchement sur la fin. Le score largement acquis a laissé place à une multitude de situations ouvertes pour les deux équipes. Si Azor Matusiwa commet une importante faute sur Fabien Centonze en levant ses crampons à hauteur du visage, Yunis Abdelhamid effectue un dépassement de ses fonctions qui vaut à Nantes, l’opportunité de sauver l’honneur dans les derniers instants. Sans conséquences. Mostafa Mohamed écrasant trop sa frappe. Don’t acte…

ON S’INTERROGE

  • Avec un avertissement pris ce dimanche à Nantes, Azor Matusiwa et Jens Cajuste seront suspendus à Rennes. Deux absences de taille dans l’entrejeu rémois, surtout face à un tel adversaire. Arbër Zeneli rentré pendant un peu moins de 30 minutes dimanche, pourrait être un prétendant à cette place, tout comme Kamory Doumbia ou le jeune Valentin Atangana. Samuel Koeberle attend lui aussi sagement les choix qui seront opérés par Will Still.
  • Jusqu’où peut aller cette équipe ? Victorieux de ce premier match du “sprint final” de cette saison 2022/2023, le Stade de Reims n’a pas eu l’occasion de tergiverser, balayant tous les doutes pour ceux qui se questionnaient sur l’impact de la défaite contre Marseille ou des effets de la trêve internationale. Avec 46pts après 29 journées (autant qu’en 2019 à même période), le Stade de Reims a déjà égalé le total de points acquis sur l’ensemble de la saison dernière. De quoi conforter le rêve de supporters de plus en plus nombreux à imaginer plus haut encore. Tandis que Nice a été accroché par Angers et que Rennes a chuté contre Lens ou Lorient à Lille, l’équipe marnaise s’est rapprochée à 6 points de la cinquième place, synonyme d’Europe. Affaire à suivre.