Quelques jours après son élimination en quart de finale de play-offs de Ligue 2, le Champagne Basket Féminin a décidé de mettre fin à un cycle de 3 ans porté par Julien Pincemin. Le coach marnais laisse place sur le banc à une femme qui connaît déjà bien la structure. Partie d’un club qui s’appelait encore le Reims Basket Féminin en 2017, Aurélie Lopez a pris le temps de construire une belle famille dans le Béarn avant de signer son retour en Champagne. Un nouveau passage avec l’ambition de pétiller à nouveau.
Les cycles pour le basket féminin rémois durent souvent 3 ans. C’était la durée du passage d’Aurélie Lopez la première fois. Ce sera aussi le nombre d’années passées pour Julien Pincemin à René Tys. Si l’Ardennais n’a pas connu la même réussite cette saison que lors des deux précédentes (1ère place avant le confinement, puis 2e place mais sans play-offs), il a permis de confirmer la progression de Diana Balayera à l’intérieur, vraie révélation de cette saison, et la montée en puissance d’Alexa Middleton ou Mila Marquet en fin de saison. Mais la fin de saison prématurée de Mélanie Devaux et les nombreuses blessures auront eu raison d’un groupe encore jeune pour rivaliser avec les grosses écuries en fin de saison.
Le moment choisi par la direction pour relancer une nouvelle dynamique. Même politique autour de la jeunesse, autre style, le président Philippe Sauret a souhaité le retour d’Aurélie Lopez. Eloignée du monde du basket après son départ de Reims en 2017, la Béarnaise a eu le temps de se ressourcer, de voir autre chose, avec le bonheur entre temps de devenir maman. “Ce n’était pas forcément prévu, admet-elle. Je travaillais comme conseillère à Pôle Emploi, et ça se passait bien”. Mais en véritable passionnée, Aurélie Lopez a aussi eu le temps de voir de nombreux de matchs et les nombreux contacts qu’elle a noué, de son agent au président rémois en passant par bien des acteurs marnais lui ont remis le pied à l’étrier. “C’est un beau challenge. Je n’ai que des bons souvenirs de Reims. Alors quand la possibilité s’est présentée, je me suis dis pourquoi pas. Sauf que cette fois, la décision devait être familiale”. Ni une ni deux, la Béarnaise a enchaîné les visionnages des matchs rémois et elle s’est vite remise au travail.
Un projet sur deux ans
A Reims, plus qu’un club, c’est une seconde famille que la néo-Pétillante va retrouver. Mais elle a conscience du travail qui l’attend. “J’ai toujours suivi le basket, mais j’ai dû lâcher quelques petites choses. Je dois me remettre à jour sur quelques règles d’arbitrage, notamment”, s’amuse-t-elle à préciser. Mais très vite, les bons réflexes sont revenus. L’adrénaline qui va avec aussi. “Je reviens à 200%, avec beaucoup d’excitation et avec un projet ambitieux. La Ligue 2 est un championnat très intéressant et encore plus relevé.” Mais ce n’est pas pour autant qu’Aurélie Lopez reproduira la méthode qu’elle appliquait entre 2014 et 2017.
“J’ai beaucoup évolué durant ces cinq dernières années, prévient-elle. Le vécu que j’ai accumulé, des bonnes et des moins bonnes expériences m’ont forcément fait changé sur certaines choses. Dans la gestion et dans l’humain. Avant j’accordais de l’importance sur des choses que je regarderai moins aujourd’hui. J’ai pris du recul sur beaucoup de choses. Après, je garde toujours ma philosophie de jeu, même si elle changera un tout petit peu. Mais le fait d’être devenue maman et de m’être reconvertie dans le social, tout ça m’a servi par exemple dans le recrutement”.
Un recrutement qui devrait être dévoilé dans les semaines qui viennent. Mais selon nos informations, la technicienne rémoise ne repartira pas de zéro. Un effectif construit sur un projet à deux ans où beaucoup de jeunesse talentueuse croisera l’expérience de joueuses bien identifiées dans la division. Une équipe compétitive et solidaire où le collectif primera sur l’individu et où il faudra “partager les responsabilités et les temps de jeu” prévient Aurélie Lopez.