📄 J+1 | Stade de Reims – Montpellier (J7) · Reims de nouveau en réaction

Un match nul au scénario renversant puis stressant pour les supporters sur la fin de match. Le Stade de Reims a offert une copie semblable à celles du début de saison, face à Montpellier (voir résumé ICI). Après avoir subi l’ouverture du score très tôt, les joueurs de Nicolas Usaï sont revenus dans la partie grâce à l’inévitable Yaya Fofana. De quoi rester la seule équipe encore invaincue alors que la trêve internationale se profile. Voici ce qu’on a aimé et moins aimé.

          ON A AIMÉ

  • La capacité de réaction. Comme d’habitude, en ce début de saison le célèbre refrain de Claude François va à merveille à la capacité qu’a le Stade de Reims à réagir après avoir été mené. Une nouvelle fois hier cela a été le cas. Malgré un but encaissé très rapidement, les Rouge et Blanc n’ont pas lâché et ont finalement trouvé la faille à la suite d’une erreur de la défense de Montpellier qui aura profité au serial buteur Yaya Fofana, à la 32e minute, déjà 5 buts pour lui (même 6 si on lui attribue le but dont il est à l’origine face à Dunkerque). Dans la lignée de la fin de la première période, le début de la seconde aura été de nouveau très animé. Si cette fois aucun but n’a été inscrit durant le premier quart d’heure du retour des vestiaires, les Rémois ont poussé, comme à leur habitude. Un peu plus de réalisme notamment de Yaya Fofana, Mohamed Daramy et les autres aurait pu faire pencher la balance du bon côté. Déjà 9 points pris après avoir été menée au score après seulement 7 matchs, un record en Ligue 2 cette saison.
  • Le duo Daramy/Fofana. Quel magnifique symbole de voir les deux joueurs ayant été blessés gravement au cours des 2 dernières saisons être les deux joueurs les plus importants du point de vue offensif. Si Yaya Fofana brille par ses buts, Mohamed Daramy semble grandement retrouver son explosivité et sa vitesse d’avant blessure. Le Danois sur ce début de saison et particulièrement sur ce match aura survolé la rencontre grâce à sa technique, sa vitesse et sa générosité. Le seul petit point négatif pour lui est sans doute son absence de statistiques, ni but ni passe décisive, mais le football est bien plus qu’un sport de statistiques, la preuve avec Mohamed Daramy qui prouve l’étendue de son talent semaine après semaine, et montre que même sans statistiques probantes, un joueur peut être top 5 des meilleurs éléments du championnat, tant il éclabousse la Ligue 2 de son talent pour le moment inarrêtable pour les adversaires.
  • Un gardien qui confirme. Lui aussi confirme. Ritzy Hülsmann prend du galon dans les buts du Stade de Reims. Si sur le but encaissé il fut encore une fois assez abandonné par sa défense, le géant allemand a su réaliser des parades déterminantes. Une sérénité qui fait du bien à une équipe bien trop en difficulté défensivement. Des performances bien sûr qui méritent d’attendre confirmation, mais le début de saison du gardien de 2m07 est très correct.

          ON A MOINS AIMÉ

  • Le bloc défensif. La gestion défensive du Stade de Reims est autant calamiteuse que sa gestion offensive est brillante. L’impression de voir, surtout en première période, une équipe pouvant se mettre en danger sur chacune des attaques adverses. Des lignes laissant trop d’espaces aux Montpellierains pour évoluer et une défense centrale qui ne rassure pas. Avoir une bonne attaque ne suffira pas pour prétendre à quelque chose, il faudra aussi finir par avoir une défense correcte, ce qui pêche largement pour le moment. Si Guindo fait le boulot sur son côté gauche et apparait encore comme le joueur le plus fiable du quatuor défensif, pour les trois autres c’est une autre histoire. Armel Zohouri disputait son premier match à Delaune depuis son carton rouge reçu face à Dunkerque. Et malheureusement il a récidivé, se rendant coupable de deux fautes largement évitables, mais qui donne lieu à deux cartons jaune mérités, sans contestation possible. Quant à la charnière centrale Kotto – N’Tamon, le constat est peut-être un peu dur, mais ne ressemblerait elle pas à la pire charnière centrale de l’ère moderne du club, en tout cas dans les attitudes démontrées par ces deux joueurs ? Kotto de par son statut de ”leader” déclaré en début de saison, N’Tamon par la petite expérience accumulée l’an passé, ne semblent pas apprendre de leurs erreurs.
  • L’entame de match. Si les Rémois ont l’a dit, sont très efficaces en général sur les entames de deuxième période, les débuts de matchs, eux, sont beaucoup plus compliqués. Déjà 3 buts encaissés dans le premier quart d’heure des rencontres, comme Nantes (seul Rodez fait pire avec 5), c’est beaucoup trop pour une équipe qui a pour l’instant la chance de réussir à revenir et renverser les situations, mais cela ne durera pas toute la saison. Peut-être que le staff profitera de cette longue trêve internationale de 3 semaines pour régler ce problème d’entame qui coûte trop cher au Stade de Reims. C’est une nécessité de mieux rentrer dans ses matchs pour mieux gérer les rencontres et ainsi éviter de courir trop souvent après le score.

          ON S’INTERROGE 

  • La capacité de réaction. La même question chaque semaine revient, et reviendra tant que ce scénario se répêtera. Est-ce que le Stade de Reims sera en capacité toute la saison de réagir comme il arrive à le faire actuellement ? Pas certain, et c’est normal pour une jeune équipe. Cependant, voir une équipe aussi jeune être en capacité de réagir à chaque fois qu’elle est menée est positif dans le sens mental. Cette jeune équipe arrive à ne pas se démobiliser et reste concentrée malgré les éléments contraires des rencontres. Et ce dernier point est positif.
  • La trêve vient-elle au mauvais moment ? Ce match nul obtenu face à Montpellier amène les Rouge et Blanc à la toute première trêve internationale de la saison. Et la particularité de celle-ci est qu’elle va durer 3 semaines rien que ça. Si pour casser une dynamique négative, une trêve arrive souvent au bon moment, elle arrive souvent mal lorsqu’il s’agit de poursuivre une bonne série. Dernière équipe invaincue de Ligue 2, le Stade de Reims devra attendre le samedi 10 octobre et la Beaujoire à Nantes pour retrouver les pelouses. Une longue attente pour les joueurs non internationaux, et il y en a beaucoup qui ne partiront pas en sélection durant cette trêve. Alors certes, Nicolas Usaï aura le temps de peaufiner sa tactique et de travailler ses schémas avec une grosse partie de son groupe, mais Nantes également avec leur nouvel entraineur Grégory Poirier qui lui aussi aura enfin le temps après un début compliqué d’inculquer avec peut-être plus de réussite une nouvelle philosophie à son FC Nantes.