Dans un complexe René Tys digne d’un four, Reims a accueilli ce samedi soir la finale du championnat de D1. A l’issue d’un match intense et spectaculaire, Laval, rapidement mené de deux buts a finalement montré sa supériorité pour valider un 4e titre consécutif (5-4). En lever de rideau, les filles de Toulouse ont remporté leur première finale de coupe nationale face au Sporting Club Paris (3-1).
Ils étaient favoris et invaincus jusque-là. A Reims, ils ont été tancés, mais n’ont jamais paniqué. Et pourtant, dans une finale pleine d’intensité, Laval a longtemps couru après le score. La faute à des Parisiens bien décidés à reconquérir un titre qu’ils ont déjà si souvent remporté par le passé. Il faudra encore attendre. Pour la 4e fois de suite, l’Etoile lavalloise inscrit son nom au palmarès d’un championnat qu’il a dominé toute la saison. Ce samedi soir, il a tout de même fallu s’employer face à un adversaire valeureux, parfois truqueur, mais pour sûr talentueux. Dès les premiers instants de la partie, les deux rivaux mettaient une grosse intensité. Laval se procurait la première situation. Mais très vite le gardien international français Francis Lokoka montrait qu’il faudrait compter sur lui.
Pourtant, c’est le Sporting qui ne tardait pas à faire la course en tête. Sur un ballon venu de la droite, Anas Dahani (2e) seul au 2e poteau transperçait les filets à bout portant. Laval poussait alors pour recoller rapidement, mais demeurait maladroit, y compris sur coup de pied arrêté. Pire, sur une mauvaise sortie du gardien, Sir Ahmed Belhadj taclait un ballon qui finissait sa course dans le but vide (2-0, 4e). Laval restait calme et conservait le ballon, tandis que Paris tentait d’évoluer en contre. Surtout, les Parisiens étaient rapidement sanctionnés par les fautes (5 en 8 minutes). Sur la première tentative de tir à 10m, après la 6e faute, Abdessamad Mohammed se heurtait à Francis Lokoka (12e).

Le gardien du SCP réalisait encore quelques miracles après 15 minutes de jeu, notamment sur deux manchettes consécutives. Et lorsqu’il semblait battu sur un second tir à 10m, Souheil Mouhoudine envoyait sa tentative sur le poteau (16e). Il fallait une troisième tentative et un troisième tireur, Bilal Bakkali, pour permettre à Laval de tromper le gardien la minute suivante (2-1, 17e). Si les Mayennais continuaient de pousser, le score restait favorable au Sporting à la pause, dans une ambiance qui se tendait. Elle devenait suffocante au retour des vestiaires tandis qu’Anas Dahani voyait son second but personnel refusé après à peine plus d’une minute de jeu en 2e période.
Et finalement, Laval puissance 4
La physionomie, elle, ne changeait pas. Laval tentait de construire, balle au pied. Les Parisiens, eux, continuaient de se projeter rapidement dès la récupération du ballon. Comme en première période, Francis Lokola retardait encore l’échéance. Finalement, c’est sur un pétard à 15m de Ouassini Guirio que Laval parvenait enfin à revenir (2-2, 25e). Dès lors, les Mayennais prenaient l’ascendant. Pourtant, même en infériorité numérique après une exclusion, Lokola sortait encore deux parades décisives (29e). A force de pousser, Laval finissait par enfin prendre l’ascendant. Et cette fois, Lokola ne pouvait rien sur la frappe puissante d’Abdessamad Mohammed (3-2, 30e).
Le scénario était cruel, mais logique. Tandis qu’il devait désormais pousser pour revenir, le Sporting Club Paris jouait plus haut, mais se faisait surprendre d’une magnifique volée du droit de Nelson Lutin sur l’action suivante (4-2, 30e). Moins tranchant lorsqu’il s’agissait de faire le jeu, Paris peinait à créer un réel danger. En contre, Souheil Mouhoudine trouvait un peu de réussite pour inscrire le 5e but (5-2, 36e). Cette fois la messe était dite. Les réductions du score de Dahani avec un joli geste technique au passage (5-3, 38e), puis de Rony Zakehi sur penalty (5-4, 40e) n’y changeait rien. C’est bien Laval qui s’offre un nouveau sacre, à Reims. Le 4e consécutif.
Toulouse prend sa première coupe chez les filles
Chez les filles, Toulouse dominait les premières minutes de la partie. Face à des Franciliennes plus athlétiques, les Toulousaines offraient plusieurs fois des combinaisons dangereuses. Mais entre mauvais choix dans la dernière passe ou manque de réalisme devant le but, le score restait vierge. Il faut attendre près de cinq minutes pour que les filles du SCP s’offrent leur première occasion en contre. Mais Julie Gonzalez, la gardienne haut-garonnaise s’interposait brillamment. Finalement, c’est sur un coup-franc indirect que Toulouse ouvrait logiquement la marque, grâce à une réalisation à bout portant de Fayrouz Benyoub (12e). Dès lors la rencontre montait en intensité et sur coup-franc également bien combiné, Fouremoussou Simaga égalisait avant la pause (18e).

La deuxième période était plus équilibrée même si les schémas ressemblaient à ceux de la première. Toulouse conservait la possession tandis que Paris évoluait en contre, fort de sa puissance physique. Mieux organisées les Parisiennes empêchaient tout de même Toulouse de se rapprocher du but. C’est donc sur une frappe lointaine que la capitaine Adeline Boyer trouvait l’ouverture (31e). Sur l’action suivante, la gardienne francilienne Sabria Sahnoune manquait son dégagement sur le centre de Laure Boissinot. Fayeouz Benyoub en profitait, à bout portant pour s’offrir un doublé (31e). L’exclusion de Boissinot à 8 minutes de la fin offrait encore un peu de suspens. Mais les Toulousaines ne concédaient rien en infériorité numérique. Même les situations de cage vide ne permettaient pas d’éviter la maladresse du Sporting.
