Crédit photo : Elodie SAINTE

La relève a assuré à Reims lors de l’ETT fighting 3

Le complexe René Tys était comble samedi soir pour la 3e édition de l’ETT fighting organisé par l’Europe Top Team Reims. A l’issue d’une soirée parfois électrique portée sous le signe de “la relève”, après la fin de carrière d’Anthony Dizy, plusieurs jeunes rémois ont marqué les esprits au milieu d’un spectacle apprécié.

Fort des succès des deux premières éditions, la 3e soirée ETT fighting, proposée par l’Europe Top Team Reims était attendue. A regarder les tribunes du complexe du complexe René Tys, le public ne s’y est pas trompé. Le club rémois avait pourtant fait un pari audacieux, ce samedi soir, en proposant une carte audacieuse, pleine de jeunesse autant que de promesses. De quoi faire la fierté d’un Anthony Dizy désormais retraité des cages et qui naviguent entre conseils dans les coins et petites mains de l’organisation. C’est lui, le président de l’ETT, qui soufflait en clôture de soirée à l’oreille de Roy Djoko Poussin.

En main event de la soirée, le poids lourd du club rémois a emporté la foule autant qu’il a dominé son adversaire, le jeune Erton Rodrigues. A 19 ans, son adversaire du soir n’a que rarement eu l’occasion d’exister. Dans la 1ère reprise, il faisait un temps jeu égal avec le Rémois en anglaise. Mais très vite, Roy Djoko Poussin fixait Rodrigues. Systématiquement au centre, il touchait plusieurs fois son adversaire, en avançant. Mais face à la résistance du protégé de Unlock, le Rémois partait au sol dans la 2e reprise. A l’usure, et tandis que le bruit s’intensifiait dans la salle rémoise, Roy Djoko Poussin trouvait des ouvertures face à un adversaire sans solution, qui subissait. Finissant fort, le Rémois ne laissait pas respirer son adversaire et l’emportait logiquement à l’unanimité sans pouvoir conclure son pilonnage dans les derniers instants d’un 10e succès en carrière.

Gadaev expéditif, Lukoki à la décision

De quoi conclure une belle soirée où la jeunesse rémoise a offert quelques belles séquences. Avant Roy Djoko Poussin, Kura Gadaev n’a pas traîné dans la cage installé à René Tys. Face à Adam Timsit de Rueil Malmaison dans la catégorie des 59kg, adversaire de dernière minute, le Rémois a d’abord travaillé aux poings. Bon striker, c’est finalement au sol que le pensionnaire de l’ETT a poussé son adversaire à la soumission dans la 2e reprise après un début de ground and pound puis une technique d’étranglement.

Dans la foulée, dans un combat qui sentait la poudre en 70kg, Djeni Lukoki affrontait Niaky Bakayoko, du Fighting beat. Un duel qui avait démarré la veille au moment de la pesée. Décidés à faire le show avant même d’entrer dans la cage, les deux combattants avaient déjà fait monter la température en se retrouvant à l’arrivée au gymnase un peu plus tôt dans l’après-midi. Face à un adversaire qui avait marqué les esprits l’an passé avec un KO au 1er round, le protégé d’Anthony Dizy débutait en boxe anglaise, dans première reprise déjà électrique. Provocateur, Nialy Bakayoko cherchait systématiquement le sol, de façon assez surprenante. S’il remportait la première reprise, il devait, Djeni Lukoki devait se défendre au sol dans la seconde. Finalement, solide au sol et supérieur en striking, le Rémois s’imposait à la décision unanime.

Verdicts variés pour les autres Rémois

Plus tôt dans la soirée, les sentiments étaient partagés selon les oppositions pour l’Europe Top Team. Si Théo Bourguignon s’imposait sur soumission, le jeune Lohan Teulé, malgré une belle combativité, devait céder à la décision partagée face à Antoine Stevenin. Le sort n’a pas souri non plus pour le jeune Mathis Charpentier (23 ans), malmené au sol en 72kh face à l’expérience du Nordiste Gaylor Théry (35 ans). Vaillant, le pensionnaire de l’ETT se sortait d’une tentative d’étranglement dans le premier round. Mais à l’issue d’un combat qui s’est essentiellement déroulé au sol, le Rémois, plusieurs fois touché au visage, devait logiquement s’incliner à l’unanimité des juges.

Enfin la vivacité de Rémy Wirth avait parfaitement lancé la dernière partie de soirée face au Lorrain Bilal Bourass en -57kg. Plus petit en taille, il a vite cherché à travailler au sol après un premier round debout où il manquait d’allonge pour perturber son adversaire en pied-poing. Le Rémois obtenait les premiers hourras de la foule grâce à sa lutte spectaculaire. Agressif, Rémy Wirth validait logiquement son 4e succès en carrière en travaillant au sol, ne laissant jamais respirer son adversaire moins puissant et sans solution. Aucun doute, la relève est là…