Après une année passée en NF1 et achevé par un titre de champion, le Champagne Basket Féminin retrouve un championnat qui lui sied mieux, en Ligue 2. Après un peu plus d’une semaine de travail, l’équipe rémoise avance avec une ambition discrète mais déterminée.
Il y avait un peu plus qu’une ambiance de rentrée ce jeudi matin sur le parquet de René Tys. Et pour cause, les Pétillantes ont déjà passé une semaine de travail. Et contrairement aux standards habituels de début de préparation, les Rémoises ont déjà beaucoup couru avec ou sans opposition. “Je suis satisfait de cette reprise, sourit l’entraîneur Matthieu Trouvay. C’est agréable de travailler avec ce groupe. L’état de forme général est très positif, donc on est en avance sur le programme. C’est une bonne chose avant un championnat qui sera relevé“. C’est presqu’oublier que le CBF est promu cette saison en LF2. Certes le club connaît bien cet échelon et c’est presqu’une anomalie effacée de retrouver les Pétillantes en Ligue 2. “On est content de quitter la NF1 parce que c’était un monde qui n’était pas assez professionnel et qui ne nous allait pas du tout”, souffle le président Philippe Sauret.
Or, un an après l’avoir quitté, ce championnat a bien évolué. Et le président rémois est déjà heureux de satisfaire aux exigences du contrôle de gestion. “On sait ce qu’il faut faire pour être accepté en Ligue 2. Et quand on voit ce qu’il se passe ailleurs avec beaucoup de clubs qui disparaissent ou sont en difficulté, c’est déjà bien” commente modestement Philippe Sauret. Les clubs d’Alençon et Tarbes en ont fait les frais et n’ont pas été autorisés à s’engager en LF2, tandis que Rouen Bihorel est en sursis. Conséquence, le championnat qui devait passer de 12 à 14 clubs, pourrait se jouer à 13 si Bihorel est lui aussi exclu.
Promu mais pas timide
Pour autant, la densité des adversaires ne sera pas à négliger. Parce qu’ils seront d’abord solides économiquement. Là où le budget moyen était à 750.000€ il y a deux ans, il est désormais à 950.000 cette année. “Le modèle économique du sport féminin doit changer, prévient Philippe Sauret. Face aux difficultés des collectivités, le partenariat doit augmenter, et il doit y avoir plus de monde payant dans la salle. On peut surfer sur notre saison sportive, mais si on n’adapte pas rapidement notre budget, on peut vite connaître à nouveau des difficultés”. En ce sens, trouver un maintien serein en fin de saison est logiquement l’objectif prioritaire.
Ca, c’est la mission du coach et de ses joueuses. Malgré un budget contraint, le Champagne Basket Féminin s’est d’abord attaché à garder un noyau de cinq joueuses, avec ses extérieures Lauryn Vieira et Stella Kessler qui voudront confirmer au niveau supérieur, autant que Margot Ounounou (de retour sur le parquet ce jeudi après sa participation à l’Euro U20) et les intérieurs Khadi Diouf et Sarah Saint-Martin. Pour compléter l’effectif, Matthieu Trouvay a d’abord convaincu la jeune meneuse Manon Simplot, et l’arrière Eva Faillot, qui fait son retour à Reims. A l’aile, Kerryne Aman, auteure d’une grosse saison en NF1 (15,5 pts de moyenne mais bonne défenseure), devrait apporter un plus athlétique. Doté d’un effectif très jeune, le coach rémois s’appuiera sur l’explosivité de Clarance Kongo et le travail d’Anya Poole, dont ce sera la première expérience en Europe, dans la peinture.

Un effectif complet qui devrait rester sur la même identité de jeu avec une grosse défense, de la projection, le tout basé sur un collectif et du jeu partagé plus que sur des joueuses qui vampirisent le jeu. “J’attends des joueuses qu’elles aient une bonne lecture de jeu et des bons fondamentaux”, tance Matthieu Trouvay. Un groupe qui se veut compétiteur, malgré la jeunesse et la découverte pour plusieurs de ce niveau de compétition. “On ne se dit pas qu’on va jouer petit bras face aux gros, prévient Matthieu Trouvay. On va regarder tout le monde les yeux dans les yeux”. Et d’insister : “hors de question de parler de maintien. Je ne veux pas qu’on soit mentalement conditionné pour ça. On veut aller le plus loin possible, en restant respectueux pour les autres”. Le message est clair, il n’y a plus qu’à. Dès le 27 septembre, date de la première journée de Ligue 2, à Monaco, autre promu qui n’en a que le nom.
CALENDRIER DE PREPARATION
- Samedi 23/08 (17h – René Tys) : REIMS – Sceaux
- Mercredi 27/08 (19h – à Sceaux) : Sceaux – REIMS
- Vendredi 29/08 (18h30 – à Montivilliers) : Le Havre – REIMS
- 6 et 7/09 (à Illkirch) : Tournoi avec la SIG
- Mercredi 10/09 (19h30 – René Tys) : REIMS – St-Amand
- Samedi 13/09 (19h – à St-Amand) : St-Amand – Reims
- Samedi 20/09 : (heure à définir) : 1er tour de Coupe de France