đź“„ L’esprit olympique a enflammĂ© Reims ce dimanche

Divers — par Julien Lampin, le 1 juillet 2024 (10:16)

Crédit photo : Julien LAMPIN

Il n’y a guère que le sport qui peut fĂ©dĂ©rer avec une telle force. En pleine journĂ©e Ă©lectorale, des milliers de RĂ©mois et touristes se sont massĂ©s ce dimanche le long du parcours du passage de la flamme olympique Ă  Reims jusqu’Ă  l’allumage du chaudron par Yohann Diniz sur le parvis de la Porte Mars. Un instant d’unitĂ© populaire qui devrait rester dans les mĂ©moires..

Cette fois, les Jeux sont lancĂ©s… A Reims en tout cas, la liesse populaire qui a entourĂ© la traversĂ©e de la ville par la flamme olympique a offert une fĂŞte incontestablement rĂ©ussie. Un moment unique pour tous, avec des stratĂ©gies toutefois diffĂ©rentes. Certains s’Ă©taient massĂ©s très tĂ´t au point culminant de la journĂ©e, au pied de la Porte Mars pour voir l’allumage de la vasque. D’autres se sont retrouvĂ©s en des points stratĂ©giques, du dĂ©part, au Parc de Champagne ou sur le parcours pour admirer ou saluer un ou une relayeuse en particulier. D’autres encore avaient choisi le vĂ©lo pour suivre le parcours le plus longtemps possible. Dans tous les cas, les sourires tantĂ´t de joie, tantĂ´t de fiertĂ©, avaient investi les visages.

Emotion, fiertĂ© et bonheur notamment pour la toute première relayeuse rĂ©moise, la jeune nageuse locale Elsa Millart. AttachĂ©e aux valeurs d’inclusion, la championne du monde de natation artistique en situation de handicap faisait la fiertĂ© de nombre de ses proches, amassĂ©s au dĂ©part, au Parc de Champagne. Il faut dire que la jeune femme n’avait pas mesurĂ© tout de suite l’impact d’un tel moment et d’un tel privilège. Après quelques larmes d’une Ă©motion comprĂ©hensible, les sourires pouvaient revenir au moment de voir sa torche s’allumer, sous les crĂ©pitements nombreux des appareils photos.

Crédit photo : Julien LAMPIN

Fête populaire, fierté pour les porteurs

C’Ă©tait lĂ  le dĂ©but d’un parcours de 8Km intra-muros Ă  Reims, pour une flamme relayĂ©e par une quarantaine de porteurs. Le tout, dans une organisation millimĂ©trĂ©e et une sĂ©curitĂ© aussi stricte que bienveillante. Après 250m, Elsa Millart pouvait donc transmettre cette magie olympique Ă  Nicolas Pietton, autre relayeur en situation de handicap. Dès lors, les relais s’enchaĂ®naient avec la mĂŞme ferveur sur l’ensemble du parcours. Et Ă  chaque fois, les mĂŞmes ressentis de bonheur et de fiertĂ©, mais aussi de rapiditĂ©. « Tout va très vite admettent Endy Miyem et Rose Cherronnet ». « Le cerveau se dĂ©branche pendant quelques instants, on n’a le temps de penser Ă  rien », tĂ©moigne Bernard Llagone, chirurgien sparnacien et marathonien, lui aussi relayeur dans les rues rĂ©moises.

De relais en relais, la flamme rĂ©chauffait plusieurs lieux emblĂ©matiques de la ville. Au milieu d’athlètes de renom et grands champions, tels Tony Yoka, Lucas CrĂ©ange, Isabelle SĂ©vĂ©rino, Jean-Michel Lucenay ou encore Endy Miyem, Manon Durand et Laurence Klein, quelques personnalitĂ©s moins reconnues ne manquaient pas de succès. Parfaitement accompagnĂ©s par l’organisation « Paris 2024 », chaque relayeur Ă©tait dĂ©posĂ© en bus quelques minutes Ă  leur point de dĂ©part respectif, puis Ă©taient rĂ©cupĂ©rĂ©s par un autre bus après leur relais pour que chacun puisse profiter de la grande fĂŞte finale.

Crédit photo : Julien LAMPIN

Le show Diniz, l’attraction Tony Parker

Entre le parvis de la porte Mars et les halles du Boulingrin, la foule ne manquait pas, assidue devant les dĂ©monstrations et autres animations dĂ©marrĂ©es dès le milieu de l’après-midi. Mais la vraie attraction, c’Ă©tait la prĂ©sence de Tony Parker, sur le stand d’un partenaire de l’Ă©vĂ©nement. Sous les yeux Ă©merveillĂ©s de la foule, le « Hall of Fame » NBA et ancienne star de l’Equipe de France de basket a alternĂ© pendant plusieurs heures, selfies, dĂ©fis sportifs ou simples Ă©changes. « C’est une chance incroyable de pouvoir l’approcher, il est cool », se rĂ©jouit une passante. Beaucoup ont fait la queue, la plupart, avec succès pour l’approcher.

Très vite, Ă  son dĂ©part, une heure avant le grand final de la journĂ©e, la foule se positionner autour du chaudron. Conscients de ne vivre ce moment qu’une fois dans leur vie, les nombreux habitants usaient de stratĂ©gie et jouaient des coudes pour se faire une bonne place. Parmi eux, les relayeurs des villes marnaises prĂ©cĂ©dentes. De VĂ©ronique Pierron Ă  Marc Truffaut, en passant par GrĂ©goire Pastres, Manon Etringer ou SĂ©bastien Verrier, tous tĂ©moignant d’un « moment vraiment incroyable ».

Le moment d’accueillir sous les vivas de la foule, Yohann Diniz, ultime relayeur. Torche en main, sourire aux lèvres, le marcheur rĂ©mois, recordman du monde et champion du monde de marche athlĂ©tique entamait alors avec son allure si spĂ©cifique Ă  sa discipline.. Un show de quelques instants dont il a le secret, comme pour faire durer le plaisir. A 19h20, il Ă©tait alors temps d’allumer le chaudron. Instant magique et symbolique dans un dĂ©cor idoine et sous une mĂ©tĂ©o plus que clĂ©mente. Un moment suspendu, certes trop court. Mais qui lance dĂ©finitivement les Jeux de Paris 2024 Ă  Reims. Tous les athlètes olympiques vont dans le mĂŞme sens. L’engouement ne cesse de monter et la foule rĂ©moise n’est qu’un argument de plus de la grande fĂŞte que reprĂ©sentent ces Jeux Olympiques et Paralympiques.

Avant ça, Reims gardera l’esprit olympique avec l’arrivĂ©e dans la CitĂ© des Sacres d’athlètes britanniques, finlandais et norvĂ©giens, mais aussi de l’Equipe de France fĂ©minine de basket. La flamme, elle, n’est dĂ©jĂ  plus qu’un souvenir. Pourvu que l’union suscitĂ©e par l’Ă©vĂ©nement puisse subsister. Car oui, il n’y a guère que le sport qui parvient Ă  fĂ©dĂ©rer si bien.