Crédit photo : Elodie SAINTE

Angelica Berriot en bronze, les autres Rémois peu à la fête aux championnats de France Elites

Les championnats de France Elite d’athlétisme ont démarré ce vendredi soir au stadium municipal d’Albi. Et autant dire qu’ils n’ont pas franchement souri aux Rémois. Entre déceptions et malchances, peu sont parvenus à sortir leur épingle du jeu. Seule Angélica Berriot a pris un médaille, en bronze à la longueur.

C’est l’un des sourires du week-end. Certes, elle n’est pas monté sur la plus haute marche du podium. Mais elle n’était pas non plus la favorite de l’épreuve. Revenue de loin après des années de galère, Angelica Berriot a retrouvé des couleurs cet hiver, championne de France indoor des championnats de France Nationaux sous des couleurs vendéennes avec un record personnel à la clé (6m30). Depuis, ce record a encore été repoussé, jusqu’à 6m43 à Amiens il y a six semaines. A Albi ce dimanche, la protégée de Tamara Bagnarol a d’abord assuré un premier saut à 6m16 avant de bondir tout près de son record, à 6m41, et de s’assurer une place sur le podium. Un temps 2e derrière Rougui Sow, elle sera ensuite dépassée par Eloyse Lesueur sans pouvoir revenir, la faute à trois sauts mordus. Elle repart tout de même avec une très belle médaille de bronze.

Pour le reste le week-end a été difficile. La team Madaci n’avait déjà pas un grand sourire vendredi soir à l’issue de la première soirée des championnats de France Elites d’athlétisme qui se sont tenus tout le week-end sur la piste du stadium d’Albi. De quoi lancer une tendance peu réjouissante pour le reste du week-end. Premiers engagés rémois sur 800m, Romain Séverin, pourtant auteur la semaine précédente d’un joli record sur 400m (46″57) à Bondoufle (qui en faisait le 2e meilleur performeur français U23 de l’année), terminait 4e de sa série en 1’48″63 malgré un bon finish. Trop court de quelques centièmes pour se hisser en finale de la distance au temps. Clément Dhainaut (dernier de sa série en 1’51″69 à cause de faits de course) ne faisait pas mieux.

Pas plus que les demi-fondeurs de l’équipe d’entraînement. En finale du 5000m vendredi soir, Eugénie Lorain terminait loin de Manon Trapp, facile vainqueure en étant la seule à passer sous la barre des 16 minutes. La Rémoise de l’Efsra termine 12e en 16’55″88, cédant du terrain peu à peu à 1500m de la fin. Chez les garçons, sur la même distance, le récent recordman de France Jimmy Gressier s’est logiquement imposé en réalisant le record des championnats (13’23″56). François Barrer termine 10e en 14’08″19.

Les éclaircies Malriq et Berriot, la déception PML

La réussite n’était pas meilleure sur le reste du week-end. Engagé en séries du 200m samedi, Jehan Anicet terminait 4e de sa course en 20″08, premier non-qualifié pour la finale. Pas plus de réussite pour Samia Bendif auteur de sa meilleure perf de la série en 24″17 sur 200m. Mais 4e de sa série égalemnt, elle n’a pas été repêchée au temps non plus. De son côté, Balthazar Kadiyogo, toujours gêné par des douleurs, n’est pas allé plus haut que 2m05, tandis que David Kuster, en course pour une médaille à la marche, était disqualifié sur le 10.000 marche.

Pire, sur 110m haies. Habitué des podiums, douze fois médaillé international, Pascal Martinot-Lagarde a manqué l’opportunité de se qualifier pour les Mondiaux de Budapest dans quelques semaines. 4e à l’issue de la finale malgré un record de saison à 13″25 plus que respectable, le pensionnaire du Creps de Reims était en pleurs. Un mini tremblement de terre pour une Equipe de France qui n’a jamais fait sans PML depuis 2011 à Daegu, hors blessures.

Seules satisfactions, les 13″82 de Tom Gral en séries qui n’ont pas suffi. Et s’il s’agit pour lui d’un record personnel, le chrono ne devrait pas être validé à cause du vent.  Quand ça ne veut pas… Et puis la qualification au temps de Quentin Malriq en finale du 1500m. Passé de justesse avec la 6e place de sa série (3’45″22), il a pris la 8e place de la finale en 3’44″22.