Crédit photo : Club des Lutteurs Rémois

Le CLR vice-champion de France de D2

En déplacement à Besançon samedi, les lutteurs du CLR sont passés tout proches d’un authentique exploit en s’inclinant en finale de D2 face aux hôtes du jour. Un titre de vice-champion qui confirme la qualité de la jeunesse rémoise et qui permet de construire sur un socle solide.

Tout aussi compétiteur qu’il est, la sagesse et l’expérience de Khalid Sahli laissaient à penser avant la compétition que remporter un championnat de D2 – que le Club des Lutteurs Rémois découvrait cette saison – serait difficile. Au retour de Besançon et à la vue du scénario de la journée, l’éducateur rémois admettait une légère frustration. Il faut dire que l’entame de journée était idéale. Face à Belleu-Soissons en demi-finale, les Rémois s’imposaient avec autorité (9-3). “On savait que Belleu, c’était dans nos cordes”, avance Khalid Sahli.

De quoi filer en finale sans trop trembler, mais avec des contrariétés physiques qui laissaient à penser que l’opposition finale contre Besançon serait compliquée. Mais face à une très solide équipe bisontine, “calibrée pour la D1 avec quatre pensionnaires de l’Insep”, les Rémois ont fait preuve d’une combativité et d’une abnégation qui ont offert quelques frayeurs aux locaux. “La frustration, elle vient du fait qu’on ne perd que 7-5 avec un match qu’on perd 5-4 et on finit à 25-27 aux points techniques. Mais au final c’est une vraie satisfaction”.

Construire sur la durée

Avec une médaille d’argent dans une division que le club découvrait cette saison, le CLR a ainsi de quoi avoir le sourire. Surtout, cette campagne collective couronne une année 2022 historique, quelques mois après des championnats de France individuels records, que ce soit en lutte libre ou en gréco-romaine.

Reste désormais à connaître les décisions de la Fédération Française de Lutte. Car un forfait en D1 pourrait offrir une wild-card aux Rémois. Le club ne s’interdit pas d’y réfléchir tant il s’agirait d’une belle récompense pour les jeunes athlètes du club. Mais les contraintes financières et les limites sportives, en l’état, d’un tel engagement laissent à penser que le CLR pourrait préférer une évolution moins fulgurante et plus réfléchie. Il s’agirait d’abord de stabiliser le club et de faire grandir encore des U17 qui pourraient surprendre encore en U20 dans les années qui viennent. D’ici là, le club rémois espère une année 2023 aussi riche que 2022. Le CLR n’est plus à un exploit près.