Le Champagne Basket lance ses grandes manoeuvres

Basket — par Julien Lampin, le 16 juin 2022 (22:02)

Crédit photo : Julien LAMPIN

Tandis que l’équipe masculine digère sa relégation en Pro B et prépare une équipe que le club espère compétitive pour la prochaine saison, le Champagne Basket a présenté ce jeudi un grand projet à moyen terme. Il se veut sportif, territorial et culturel. Il est surtout ambitieux et innovant. Précisions.

C’est donc la fin d’un cycle. Une sorte de 3e chapitre de l’entente Châlons-Reims. Le premier avait débuté en Pro B, avec Nikola Antic, jusqu’à une wild-card pour l’Elite. Le second a offert plusieurs années de belles batailles en Elite avec Nikola Antic puis Cédric Heitz. La relégation en Pro B et la position sur le banc de Thomas Andrieux offre un nouveau volet, qui s’il est important en apparence, cache en coulisses un projet bien plus large, et qui dépasse le simple côté du sport et de la performance.

En conférence de presse ce jeudi, le Champagne Basket, représenté par les présidents des sections masculine et féminine (Michel Gobillot et Philippe Sauret) et son manager général, Grégoire Lefebvre ont présenté le grand chantier face auquel le club souhaitait s’attaquer. Un projet innovant et ambitieux qui fait dire à Michel Gobillot que la relégation sportive des garçons en Pro B pourrait finalement être une aubaine pour harmoniser le timing de la mise en place de sa mue.

Une entreprise de spectacle au service du basket

Le président du Champagne Basket a en effet exprimé des regrets limités tant la saison fut difficile. Pourquoi ? Parce que le boost de la masse salariale n’a pas suffi pour construire une équipe, certes compétitive mais qui s’est exprimée tardivement, la faute à un meneur qui fut long à recruter. La spirale négative a fait le reste. La relégation digérée, c’était ainsi l’occasion « d’imaginer un cycle nouveau ». Un cycle où le sportif reste le coeur du projet. A court terme, sous deux ou trois ans, l’objectif affiché est de faire de la section masculine et féminine des clubs figurant dans la meilleure des divisions. Mais qui repose sur trois « piliers » :

  • Envisager une remontée rapide en Elite de l’équipe masculine, sous deux à trois ans maximum, avec un budget digne et sain. Un budget qui pourrait être soulagé par le maintien à hauteur des subventions publiques, au moins pour le prochain exercice. De quoi proposer une équipe qui semble compétitive sur le papier. Mais les dirigeants marnais s’accordent à considérer qu’il ne sera pas aisé de remonter immédiatement. Les exemples récents (Boulazac, Chalon ou plus ancien comme Nancy) poussent à la prudence. Une ambition que les joueurs continueront de disputer en alternance entre les complexes René Tys et Coubertin tant que le club évoluera en Pro B. Ainsi seuls deux à quatre matchs (si play-offs) sont programmés à l’Arena de Reims la saison prochaine pour préparer les équipes et son environnement. Mais dès lors que le Champagne Basket évoluera en Elite, l’ambition est désormais affichée de disputer l’intégralité des rencontres à domicile à la Reims Arena. A noter que des négociations sont toujours en cours avec GL Events et la Ville de Reims sur ce sujet.
  • La section féminine du Champagne Basket est elle aussi ambitieuse. Avec sa nouvelle coach, Aurélie Lopez, les Pétillantes s’imaginent elles aussi en première division dans les mêmes délais. Une ambition poussée jusqu’aux rêves européens à l’horizon 2025-2026. Désireux de poursuivre le développement du sport et du basket féminin, Philippe Sauret, le président de la section féminine n’est pas opposé, à terme, à migrer à Châlons en cas de montée en LFB. Une révolution culturelle que le club sait suffisamment novatrice pour devoir convaincre les collectivités et le grand public.