Crédit photo : Elodie SAINTE

La Reims Champagne Run a livré un beau verdict pour 2026

Au milieu d’une foule joyeuse, plusieurs milliers de personnes ont usé le bitume rémois ce dimanche. Avec une météo clémente, les favoris ont logiquement trusté les premières places tandis que des milliers d’anonymes ont connu des sentiments variés, entre plaisir et quelques souffrances. 

Sous des températures particulièrement fraîches ce dimanche matin, les dizaines de fans ou de curieux encourageaient les plus de 7000 personnes qui avaient pris un dossard pour le semi-marathon du Reims Champagne Run. Certains enduraient leurs manches longues, d’autres étaient déjà en débardeur. Tous avaient l’ambition, à minima, de conclure les 21km qu’ils s’apprêtaient à courir. Beaucoup avaient bien un chrono en tête. A ce jeu, l’Aubois Julien Parisot n’a pas laissé sa part. Son départ rapide ne laissait pas beaucoup de doute quant à sa possibilité d’intégrer ne serait-ce qu’un podium. 2’58 après un kilomètre, 15’22 après 5 bornes et 31’24 au 10e. Un départ costaud avant de relâcher la pression et de profiter d’un public nombreux (1h08’09). Trop rapide toutefois pour suivre le duel pour la 2e place entre Théo Drocourt, vainqueur d’un souffle de Rémi Richard (1h08’46).

Crédit photo : Julien LAMPIN

Chez les femmes, la Châlonnaise Armelle D’Esquerre a bien fait de privilégier le semi organisé dans son département plutôt que le semi de Paris qu’elle court habituellement. Avec l’unique ambition de suivre son rythme à allure marathon pour finir de préparer celui qu’elle prépare fin novembre en Italie, la désormais parisienne d’adoption pouvait avoir le sourire à l’arrivée. Son rythme lui a permis de finir en tête du scratch féminin en 1h22’25. Un joli chrono qui lui a permis de finir devant l’habituée Jenifer Lefèvre (1h23’28).

Crédit photo : Julien LAMPIN

Le back to back pour Quentin Bouvier

Avec quelques degrés de plus et surtout une foule des grands jours, les runners du 10km ont trouvé de quoi se surpasser sur un parcours rarement totalement plat. A un peu moins de 14h, plus d’1h45 après les premiers arrivants, les derniers courageux de Reims Handisport franchissaient la ligne en compagnie des meneurs d’allure et quelques curieux restés jusqu’au bout. Un beau symbole qui a montré combien la course à pied est populaire. Bien plus tôt, dans une chaude ambiance, le Rémois Quentin Bouvier n’a laissé le soin à personne d’autre de franchir la ligne d’arrivée en premier. Un beau chrono (30’37) et une belle balade qui aurait pu offrir au tenant du titre une mauvaise surprise.

Sourire aux lèvres et la foulée relâchée, Quentin Bouvier a suffisamment ralenti sur les derniers hectomètres pour permettre à l’espoir rémois Pierre Varnier de s’approcher à trois secondes (30’40). Dans la foulée, la floppée d’athlètes, parmi beaucoup du groupe Madaci, franchissaient la ligne sur un circuit tout de même exigeant à défaut d’être difficile. Le junior Timéo Morot complétait le podium sous les 31 minutes (30’52). A noter aussi les bons chronos du revenant François Barrer (6e en 31’43), Timothé Pilon (8e en 31’54) ou Pape Sow (10e, 32’06). La course féminine était engagée également. Les cinq premières se tiennent en moins de 75 secondes. Sur la ligne, c’est l’Auboise Clémence Robin qui s’est employée pour l’emporter en 34’54, juste devant Mathilde Reteau bien revenue en fin de course. Julie Giacomelli est montée sur la 3e marche du podium en 35’12, avant les locales Julie Bentchakal et Léonie Charlier (35’45 et 36’04). Derrière, les visages variaient entre plaisir et souffrance. Qu’importe, chaque finisher pourra être fier de son défi. Avant le prochain…

Crédit photo : Elodie SAINTE