Arrivée à Reims début janvier, Mia, athlète slovène de 22 ans venue de la capitale, Ljubljana et spécialisée en 400m haies, poursuit aujourd’hui ses études tout en continuant sa carrière sportive. Entre adaptation, ambition et éloignement familial, elle raconte son installation en France et ses objectifs…
Mia, quitter son pays à 22 ans pour construire son avenir n’est pas simple. Pourquoi Reims ?
En Slovénie, il n’y avait pas beaucoup d’opportunités dans ce que je voulais faire. Je voulais aller à Paris, mais c’était trop compliqué, alors j’ai opté pour Reims, qui n’est pas très loin.
Et comment s’est passée ton intégration en France ?
J’ai été surprise parce qu’il y a beaucoup de stéréotypes sur les Français, qu’ils sont grossiers et pas accueillants. Mais ça a été tout l’inverse ! Les gens sont accueillants et il y a beaucoup de belles choses à découvrir, notamment dans le nord. Le premier mois a quand même été dur parce que je ne connaissais personne. Aujourd’hui, ça va mieux, j’ai rencontré de bonnes personnes, notamment dans l’athlétisme. Mais la distance avec ma famille reste le plus difficile.
Et la barrière de la langue ?
Le français est une langue assez difficile, surtout qu’en Slovénie on ne l’apprend pas beaucoup. Mais ça reste une très belle langue. Aujourd’hui, j’apprends le français à la Maison des langues où j’ai obtenu plusieurs diplômes, et avec mon école de management et de
communication dans le sport, je suis activement à la recherche d’une alternance en management sportif.
“Je n’étais pas très bonne au début”, Mia
Côté sportif, Mia, tu es aussi considérée comme athlète de haut niveau en Slovénie…
Oui, je pratique l’athlétisme depuis l’âge de 7 ans. Je suis spécialiste du 400m haies. Je n’étais pas très bonne au début, mais avec du travail on peut tout réussir. J’ai toujours aimé les haies, ça m’aide à rester concentrée pendant la course. Je suis maintenant championne de Slovénie, en U23 et auteure d’un record personnel sous la minute. Malheureusement, ma progression a été ralentie par des problèmes de santé. Ca m’a permis de me recentrer sur mon parcours académique.
Qu’attends-tu sportivement de ton passage à Reims ?
J’espère retrouver mon niveau et relancer progressivement ma carrière. Ce qui n’est pas facile en combinant le sport, les études et l’expérience humaine. D’autant que je suis parfois la plus jeune dans certaines compétitions, donc c’est plus compétitif. Je dois rester au plus proche du niveau Elite. Mon objectif principal, c’est de rester en forme et en bonne santé. Mais je n’ai pas d’objectif spécifique. Avant, c’était de me challenger et gagner en séniors, mais ça a un peu changé. Pour autant, il ne faut jamais dire jamais, on ne sait pas ce que le futur nous réserve. L’athlé est un sport ingrat, tu dois faire des sacrifices et des compromis, mais je pense qu’à la fin, ça marche toujours.
Un conseil à donner ?
Si tu veux vraiment quelque chose, tu dois essayer et faire en sorte que ça arrive. Tu dois te créer les opportunités, rien ne va arriver par lui-même. C’est vraiment important de courir derrière quelque chose qui te plaît. Tu peux tout faire en y mettant les moyens. N’aie pas peur et juste fais-le.