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Pour ses premiers Jeux Olympiques, Eva Grenouilloux a vécu une belle expérience

Eva Grenouilloux, la jeune patineuse du Reims Patinage de Vitesse a vécu ses premiers Jeux Olympiques de sa carrière. Une quinzaine dont elle ne retient que du positif. Sur le plan sportif, elle a, avec les Bleues du relais féminin, pris la 3e place de la petite finale sur 3000m, soit la 7e place finale. A 21 ans, elle prend rendez-vous pour la suite.

Eva Grenouilloux a beau connaître la glace des patinoires italiennes, elle a eu des étoiles dans les yeux pendant un mois. Entre excitation, stress et rêve olympique qui s’est réalisée. Passée par Reims puis intégrée à l’Equipe de France (qui s’entraîne en Italie depuis de nombreux mois déjà à cause de travaux au centre de Font-Romeu), la jeune patineuse de 21 ans a vécu une expérience dont elle se souviendra longtemps. “C’était quelque chose d’incroyable, raconte-t-elle. C’était une vraie fierté de porter les couleurs de la France avec le logo olympique sur la combinaison, les anneaux olympiques partout où tu te déplaces. C’était assez fou”. Loin des ambiances qu’elles connaît habituellement en short track, Eva Grenouilloux en a pleinement profité. Des petits moments d’échanges au village olympique à l’accueil triomphal des athlètes tricolores à Albertville en début de semaine, en passant par les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux.

Seul regret pour la Rémoise d’adoption, la division de la délégation française dans les différents lieux de compétition. “Heureusement, une grosse partie a pu se retrouver lors de la cérémonie de clôture. Dans les arènes de Vérone, c’était vraiment beau, même s’il y avait moins de monde”. Ca c’était pour l’ambiance. Mais avant de s’ambiancer sur les sons de Major Lazer lors de la cérémonie de clôture, Eva Grenouilloux a donc offert quelques efforts olympiques. Formatées à l’idée de pouvoir créer la surprise, les Bleues ont fait bonne figure en demi-finale, suivant pendant longtemps le rythme des leaders avant de céder. “Ca s’est plutôt bien passé raconte Eva Grenouilloux. On a réalisé notre meilleur temps de la saison, à 5 dixièmes du record de France”.

En route pour Alpes 2030

En petite finale, la pensionnaire du Reims Patinage de Vitesse, accompagnée de Bérénice Comby, Cloé Ollivier et Aurélie Leveque n’a pas offert plus de complexes, pourtant opposées à la Chine, le Japon et les Etats-Unis. Des Américaines avec qui elles avaient déjà bataillé en demi-finale et qui ont vite été pénalisée après un accrochage avec la Rémoise. Légèrement en retrait des deux équipes asiatiques, les Françaises ont pris la 3e place de la “finale B” et la 7e place au classement général final, tandis que la Corée du Sud se couvrait d’or devant les locales italiennes. “C’était déjà fou d’avoir réussi à qualifier se relais, note la jeune patineuse. La première fois depuis 20 ans. Même si en finale B, sans l’accrochage, je pense qu’on pouvait aller chercher la 6e place”.

Qu’importe… Si la Rémoise reconnaît volontiers avec ressenti du stress en montant sur la glace, “j’étais la seule de l’équipe qui n’avait pas encore patiné, puisque les filles étaient engagées sur les disciplines individuelles, note patineuse du RPV. Je ne voulais pas me rater”. Pas de médaille, ni de record donc, mais la conviction qu’il ne faudra plus patienter vingt ans avant de retrouver une Equipe de France féminine en relais. Place désormais au repos mérité et aux beaux souvenirs. “Un mois loin de la maison, c’est difficile. Le stress retombe et la fatigue se fait ressentir. Mais l’expérience était si incroyable que je compte bien faire partie de l’aventure 2030”. A la vue du potentiel, on aurait tort de ne pas la croire…