Rennes – Stade de Reims • Le J+1 (+3…)

A froid, quelque jours après la lourde défaite rémoise à Rennes, l’Europe s’éloigne et une fin de saison en pente douce se profile. Retrouvez notre analyse à froid.

ON A AIMÉ

  • Yevhann Diouf encore et toujours lui. Rare satisfaction samedi, sans lui l’addition, déjà salée, aurait pu être bien plus lourde encore. Il faut saluer la capacité de la cellule de recrutement à aller chercher des portiers décisifs. Pentz mis à part, Mendy, Rajkovic puis Diouf ont une part importante dans les bonnes périodes du Stade. Il n’a rien pu faire hier mais Yevhann Diouf sera immanquablement une des satisfactions de cette saison.
  • Valentin Atangana Edoa, pour sa première titularisation dans le milieu rémois, s’est montré plutôt à l’aise dans un contexte compliqué. Sans complexe du haut de ses 17 ans il a su répondre aux attentes de Will Still et a été remarqué par les observateurs. Ce pur produit de la formation rémoise est une belle promesse pour l’avenir.
  • Emmanuel Agbadou, oui, encore une individualité mais difficile de trouver un point de satisfaction collectif samedi. Le défenseur central rémois est un pilier cette saison. Comme pour Diouf, sans lui au Roazhon Park, nous aurions pu assister à une déroute en règle. Pour sa première saison à Reims, il a pris une part essentielle dans la bonne saison rémoise. A Rennes, dans l’adversité, il a été un des rares au niveau.

ON A MOINS AIMÉ

  • L’incapacité à créer du jeu, une frappe en première période, quatre en seconde. Trop peu pour espérer faire un résultat en Bretagne. Orphelin de Cajuste et Matusiwa suspendus, l’entrejeu rémois s’est fait dévoré par le milieu rennais. En manque de jus, de justesse technique, d’impact, impossible pour Reims de créer le danger devant la cage de Mandanda. Pire encore de nombreuse pertes de balle ont mis en danger la défense et offert à Rennes la victoire sur un plateau.
  • Le manque d’énergie. Aucune ressource samedi pour revenir au score. L’entrée de Dion Lopy a fait illusion en seconde période mais Reims aurait pu jouer l’équivalent de trois matchs sans pouvoir espérer revenir ou même marquer. La saison a été longue et éprouvante et il reste sept matchs à jouer. Il va falloir trouver des batteries neuves pour bien finir. L’Europe s’éloigne il faut éviter de finir en roue libre.

ON S’INTERROGE

  • Le banc ? On arrive tranquillement sur la fin de saison, le rêve d’Europe s’éloignant doucement mais sûrement, on commence déjà à réfléchir à la saison prochaine. Le plus gros chantier semble être la profondeur de l’effectif rémois. Le onze titulaire est au niveau et a montré de la qualité mais les remplaçants peinent à se mettre au diapason. Les Zeneli, Sierhuis, Van Bergen,… n’ont jamais confirmé. Il va falloir être ingénieux pour recruter de la qualité à des tarifs abordables. D’autant que les joueurs susmentionnés ne devraient pas rapporter beaucoup en cas de vente. C’est une limite de la politique du trading qui peut être un jackpot sur un bon coup mais aussi plomber l’effectif en cas de difficulté. L’été sera chaud pour les négos, dans les bureaux.
  • Comment bien finir ? Deux matchs que Reims semble à cours de piles. Il reste sept matchs sans réel enjeu à jouer. Drôle de casse-tête pour Will Still. Quelle corde jouer pour garder les joueurs mobilisés, concernés ? Le public de Delaune pourrait avoir un rôle à jouer mais on sait les Rémois difficiles à fédérés quand il n’y a que le ventre mou à jouer. Attention de ne pas dévisser complètement afin de fournir de bonnes bases au staff pour la saison prochaine.