L’incroyable palmarès de la Rémoise Pauline Ferrand-Prévôt

Cyclisme — par Julien Lampin, le 18 octobre 2020 (14:12)

Crédit photo : Maxppp

Une semaine après son 3e titre mondial en cross country, la Rémoise Pauline Ferrand-Prévôt a cette fois remporté samedi, le titre européen sur les terres de Monte Tamaro, en Suisse. Un premier sacre continental qui renforce un peu plus un palmarès où il ne manque plus que l’or olympique…

Le même sourire, la même décontraction et le même résultat. Comme en Autriche il y a 8 jours, Pauline Ferrand-Prévôt a levé les bras victorieusement samedi après-midi en Suisse, lors des championnats d’Europe de VTT cross country. Une habitude de la victoire dont elle ne se lasse pas. Encore moins lors d’un championnat qu’elle n’avait pas encore remporté dans son riche palmarès (hors compétitions jeunes). Après une course maîtrisée ce samedi, voilà le manque comblé. Le comble ? Elle remporte le titre européen avec le maillot arc-en-ciel de Championne du Monde.

La méthode fut la même, le résultat aussi : un départ tonitruant, un cavalier seul et une victoire écrasante. Comme la semaine dernière, seule la Néerlandaise Anne Terpstra a tenté de s’accrocher, avant de vite abdiquer derrière une PFP trop forte et vainqueur avec 40 secondes d’avance sur sa dauphine et 56 sur Yena Belomoina. De quoi éviter aux cardiaques tout risque de suspens.

Objectif : les Jeux de Tokyo

Mais qu’est-ce qui peut encore faire courir cette championne ? La passion d’abord, l’ambition ensuite. Celle de faire de son palmarès, l’un des plus beaux du sport français. Car à seulement 28 ans, le mur à médailles est déjà impressionnant ! 9 titres mondiaux (sur route en 2014, en cyclo-cross en 2016, en cross-country en 2015, 2019, 2020 et en marathon en 2019 et en relais mixte en VTT en 2014, 2015 et 2016), un titre continental et une pelletée de titres nationaux. C’est LE projet de sa carrière. Prévu pour 2020, il est reporté d’une année pour l’été prochain, à Tokyo. Un métal en or qu’elle rêve de porter le 27 juillet prochain au Japon. D’ici là, il se pourrait bien que le mur à médailles grandisse encore